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Esculape et Mars. Certificat médical et détention d'armes
Kerneïs Tanguy ; Hugues Christian ; Reder Jacques
SPM LETTRAGE
14,50 €
Épuisé
EAN :9782917232989
Comment rédiger un certificat médical pour "faire du tir" et que faut-il écrire ? Engage-t-on sa responsabilité pour établir un certificat lors d'une demande d'inscription à l'examen du permis de chasser ou pour rédiger un document pour ce patient qui vient d'hériter du fusil du grand-père et qui veut le conserver ? Que dire à cet adhérent de la Fédération française de tir qui vous demande un certificat pour une "détention" de pistolet de "gros calibre" ou à cette jeune skieuse qui veut faire du biathlon ? Tous les médecins peuvent, un jour, être confrontés à de telles demandes. Cet ouvrage va essayer, pour les médecins et professionnels de santé qui ne sont pas rompus à la pratique de la législation sur les armes, de leur expliquer les arcanes de celle-ci et de leur détailler les diverses situations pour que ces certificats ne deviennent pas une source d'inquiétude supplémentaire à une époque où la détention et l'usage d'une arme provoquent une angoisse sociétale !
Comme vous jugez, vous serez jugés" ; les jugements d'une société révèlent ses traditions, ses structures fondamentales. Justice horizontale, justice verticale, jugement de Dieu, syllogisme judiciaire, les modes de résolution des conflits sont multiples et se déclinent en fonction des modèles culturels et politiques. Les systèmes de droit civil autrement appelé droit continental ou encore droit romano-germanique du fait de leur héritage romain ont longtemps tenu pour la voie judiciaire. Aujourd'hui, les justices informelles ont bonne presse, qui invitent à réexaminer les fonctions mêmes du jugement. A l'aube du XXIe siècle, ce sont de grands changements qui bouleversent la configuration de nos systèmes judiciaires. La question est importante qui concerne finalement la place respective de la société civile et de l'Etat, l'étendue de la compétence de l'Etat en matière de justice. Dans le contexte de la mondialisation, les systèmes de droit écrit sont mis à rude épreuve. La réception des justices alternatives dans les systèmes de droit civil traduirait-elle la difficulté de ceux-ci à résister au régime anglo-saxon de Common Law ? L'identité du modèle issu du droit romain serait-elle menacée ? Faut-il croire à une consubstantialité des modèles judicaires, chacun empruntant sa cohérence à une forme d'organisation des pouvoirs, à une certaine façon de penser la communauté des citoyens et sa relation à l'Etat ? D'Orient en Occident, le droit se cherche ailleurs que dans les prétoires pour tenter de comprendre ce que peut représenter cette altérité judiciaire. Une enquête qui nous transporte aux origines juridiques de l'Europe, l'occasion de montrer que l'opposition des modèles droit écrit-Cornmon Law n'est peut-être pas si radicale, des modes alternatifs de résolution des conflits se rencontrant aussi dans le passé des systèmes de droit civil.
Verdier Raymond ; Kalnoky Nathalie ; Kerneis Soazi
Le Droit s'est fait système qui modèle la pensée. Le jugement est application de la norme, produit du syllogisme. La justice tranche, résout, rationnellement. Il n'en a pas toujours été ainsi. Il fut un temps où l'homme s'imaginait procéder de la Nature. C'est à une réflexion tant historique qu'anthropologique que convie le Centre d'Histoire et d'Anthropologie du Droit afin de comprendre les éléments constitutifs de l'ordalie, du jugement de Dieu, du jugement des ancêtres, de celui des esprits.
Comment résoudre le différend sans passer par les procédés juridictionnels classiques ? Les modes alternatifs de règlement des conflits (MARC) se sont beaucoup développés ces dernières années. La pratique est bien connue mais elle soulève de nombreuses questions, qu'il s'agisse de la place des MARC dans l'orbite judiciaire ou du sens même de l'alternative qui les caractériserait. Sans renoncer à une analyse technique, l'objectif du colloque international qui s'est tenu à l'Université Paris Nanterre et à la Cour d'Appel de Paris les 23 et 24 mars 2017 a été de privilégier une approche interdisciplinaire en déployant la problématique des MARC dans le temps et l'espace. Il apparaît d'une part que leur nouveauté n'est qu'apparente, d'autre part que la justice alternative se situe bien dans le droit et que c'est son imbrication dans l'appareil judiciaire qu'il faut comprendre.
En 1909, lorsqu?il se lance dans la fabrication de métiers à tisser, Michio Suzuki, né en 1887, n?a certainement pas pu imaginer que son nom deviendrait célèbre dans le monde entier. Et moins encore que cette célébrité viendrait de motos. C?est cette histoire que le deuxième volet de la collection Motofocus vous propose de faire revivre à travers un tour d?horizon de la production de Suzuki depuis ses débuts jusqu?aux années 1990, illustré par de belles photos inédites des modèles emblématiques de la marque.
Alors que le Second Empire, très longtemps négligé par l'historiographie, bénéficie depuis plusieurs décennies d'une réévaluation historiographique et d'une redécouverte par le grand public, tel n'est pas le cas de son ultime phase, l'Empire libéral, qui est pourtant d'une richesse inouïe sur tous les plans : politique, culturel, économique, social, impérial et international. Ce livre propose d'abord un état des lieux de nos connaissances sur l'Empire libéral, à la lumière de récents travaux. Il élargit ensuite la problématique autour de trois axes : la signification politique de ce nouvel écosystème, la prise en compte des forces profondes de l'économie durant l'Empire libéral, enfin l'insertion de celui-ci dans les transformations contemporaines de l'Europe et du monde. Au prisme de l'histoire globale, il permet de redécouvrir cette période-clé de notre modernité qui, par bien des traits, fait écho à notre actualité.
Au XIXe siècle, Paris avait encore des aspects bucoliques. Jusqu'au milieu du siècle, des maraîchers cultivaient dans l'enceinte de la capitale et la ville était cernée par deux "arrondissements ruraux", celui de Saint-Denis au nord, et de Sceaux au sud. Hors les murs, c'était la campagne, en relation constante avec le marché parisien, hautement valorisant et intensément fréquenté. On produisait de tout autour de Paris : des fruits et légumes de toutes sortes, des plus simples (les légumes pour la soupe de la Plaine des Vertus), aux asperges fines, même en plein hiver, fraises délicates et pêches renommées (la pêche de Montreuil). Cette abondance faisait penser à un "jardin d'Eden". Mais la base de culture était céréalière car la capitale ne devait jamais manquer de pain afin d'éviter les disettes et prévenir les émeutes qui avaient tant marqué les temps révolutionnaires. Les gouvernements successifs étaient donc très soucieux de faire une politique économique qui assure l'approvisionnement de Paris dans les meilleures conditions, celle de "l'échelle mobile", entre protectionnisme et libéralisme. Les cultivateurs de la Seine étaient très majoritairement de petits propriétaires-récoltants. Avec des trésors de savoir-faire et une main- d'oeuvre industrieuse, ils tiraient de quelques arpents de quoi garnir les tables des Parisiens de toutes conditions sociales. Ils ont su résister longtemps à la pression foncière et à l'appel de l'industrie. Cette symbiose ville-campagne peut apparaître comme un modèle de gestion raisonnée de l'environnement, à l'heure où se pose la question des circuits courts de distribution et où les jardins urbains renaissent de façon à remettre le producteur tout près du consommateur.
Les "anonymes" de la Résistance en France Les "anonymes" de la Résistance, sont les oubliés de l'ombre, c'est-à-dire ces héros de la première heure qui ont osé agir en rejetant la collaboration avec l'Allemagne. Ce sont surtout les petits, les sans-grades, grâce à qui le travail de la Résistance a pu être accompli, comme des hôteliers, des passeurs, des assistantes sociales et des médecins, des prêtres, des policiers et des gendarmes, des lycéens, des intellectuels et artistes, des fonctionnaires, des enseignants, des pasteurs, etc. Contrairement à une image de la France décrite comme une nation "atone, recroquevillée sur elle-même, uniquement soucieuse de satisfaire à ses besoins vitaux, voire indifférente", cet ouvrage permet de découvrir que ces résistants de la première heure furent nombreux et posèrent les jalons des premiers réseaux et mouvements de Résistance. Les chaînes de solidarités que cette activité illégale a fait naître à travers la France, avant même l'organisation des réseaux et des mouvements, doit être prise en compte, car la Résistance ne peut être identifiée au seul geste de chevalerie d'exception. C'est pourquoi l'auteur distingue entre trois notions : Désobéissance civile, Résistance et Résistance spirituelle, ce qui lui permet de prendre en compte toute l'étendue de cette première Résistance de 1940 à 1942. En mettant l'accent sur l'histoire locale, sur les liens entre les individus avant la guerre, l'auteur brosse un tableau radicalement autre de la France sous l'Occupation, révélant les nombreuses initiatives pour libérer le pays. Ce travail, résultat d'une enquête de plusieurs années, apporte une pierre nouvelle à l'historiographie de Vichy et à l'histoire de la Résistance en France. Il fera date.
Pinot Anne ; Réveillard Christophe ; Guillebon Ala
Le retour de la Russie sur l'échiquier géopolitique est une actualité qui nous interroge, tant les évolutions sont rapides et les changements profonds. Après avoir analysé les déterminants intérieurs de la Russie, l'ouvrage évoque les rapports qu'entretient le pays avec son "étranger proche" puis la projection de sa géopolitique dans une dimension mondiale. Fruit de nouvelles études sur l'actualité des fondamentaux de la puissance russe - le territoire, l'appareil militaire et la richesse énergétique - ce travail complète également les connaissances à propos des questions de démographie et de cohésion sociale et religieuse.