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Droit et cultures N° 65-2013/1 : Les justices alternatives et leurs avatars
Kerneis Soazick
L'HARMATTAN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782343010328
Comme vous jugez, vous serez jugés" ; les jugements d'une société révèlent ses traditions, ses structures fondamentales. Justice horizontale, justice verticale, jugement de Dieu, syllogisme judiciaire, les modes de résolution des conflits sont multiples et se déclinent en fonction des modèles culturels et politiques. Les systèmes de droit civil autrement appelé droit continental ou encore droit romano-germanique du fait de leur héritage romain ont longtemps tenu pour la voie judiciaire. Aujourd'hui, les justices informelles ont bonne presse, qui invitent à réexaminer les fonctions mêmes du jugement. A l'aube du XXIe siècle, ce sont de grands changements qui bouleversent la configuration de nos systèmes judiciaires. La question est importante qui concerne finalement la place respective de la société civile et de l'Etat, l'étendue de la compétence de l'Etat en matière de justice. Dans le contexte de la mondialisation, les systèmes de droit écrit sont mis à rude épreuve. La réception des justices alternatives dans les systèmes de droit civil traduirait-elle la difficulté de ceux-ci à résister au régime anglo-saxon de Common Law ? L'identité du modèle issu du droit romain serait-elle menacée ? Faut-il croire à une consubstantialité des modèles judicaires, chacun empruntant sa cohérence à une forme d'organisation des pouvoirs, à une certaine façon de penser la communauté des citoyens et sa relation à l'Etat ? D'Orient en Occident, le droit se cherche ailleurs que dans les prétoires pour tenter de comprendre ce que peut représenter cette altérité judiciaire. Une enquête qui nous transporte aux origines juridiques de l'Europe, l'occasion de montrer que l'opposition des modèles droit écrit-Cornmon Law n'est peut-être pas si radicale, des modes alternatifs de résolution des conflits se rencontrant aussi dans le passé des systèmes de droit civil.
Dans un monde économique qui se complexifie, les "hommes du chiffre", experts-comptables, auditeurs et commissaires aux comptes, jouent un rôle déterminant dans la vie des entreprises. Mais la diversité et l'opacité de ce milieu rendent malaisé le choix d'un de ces professionnels. Dans cette cinquième édition, ce guide sans équivalent en France analyse dans le détail l'évolution de cette profession qui connaît de profonds changements, tant sur le plan réglementaire que capitalistique (avec notamment de nombreux regroupements de cabinets). Les 60 premières structures du marché (cabinets ou groupements de cabinets) sont passées au crible (historique, chiffres clés, activités, organisation interne, politique de recrutement...], avec une opinion indépendante de l'auteur. Elles emploient ensemble 97300 collaborateurs et totalisent un chiffre d'affaires de 9,5 milliards ¤, soit près de 70% de la profession. Ce guide s'adresse en particulier : aux entreprises clientes, notamment leur direction financière, aux professionnels eux-mêmes et à leurs partenaires et prestataires (avocats, assureurs, éditeurs de logiciels, etc.), à tous ceux qui désirent embrasser cette carrière.
Verdier Raymond ; Kalnoky Nathalie ; Kerneis Soazi
Le Droit s'est fait système qui modèle la pensée. Le jugement est application de la norme, produit du syllogisme. La justice tranche, résout, rationnellement. Il n'en a pas toujours été ainsi. Il fut un temps où l'homme s'imaginait procéder de la Nature. C'est à une réflexion tant historique qu'anthropologique que convie le Centre d'Histoire et d'Anthropologie du Droit afin de comprendre les éléments constitutifs de l'ordalie, du jugement de Dieu, du jugement des ancêtres, de celui des esprits.
En 1909, lorsqu?il se lance dans la fabrication de métiers à tisser, Michio Suzuki, né en 1887, n?a certainement pas pu imaginer que son nom deviendrait célèbre dans le monde entier. Et moins encore que cette célébrité viendrait de motos. C?est cette histoire que le deuxième volet de la collection Motofocus vous propose de faire revivre à travers un tour d?horizon de la production de Suzuki depuis ses débuts jusqu?aux années 1990, illustré par de belles photos inédites des modèles emblématiques de la marque.
L'image identitaire, et avec elle le droit qui y participe et qui parfois la définit, se déploie dans le temps. "C'est la mémoire qui fait votre identité ; si vous avez perdu la mémoire, comment serez-vous le même homme", disait Voltaire. Les modes passent, les émotions varient, l'histoire demeure, temps long des cultures. Mais les identités historiques se prêtent aux manipulations, le procédé n'est pas nouveau. Ainsi en France : Ronsard s'en allait chercher Francus sur les rives d'Orient tandis que Guillaume Postel chantait la "primauté de la gent gallique" ; Boulainvilliers justifiait les privilèges des nobles par la germanité conquérante, Sieyès la révolution des roturiers par la gallicité autochtone ; Fustel de Coulanges définissait la France comme l'héritière de la Cité Antique assassinée par les barbares. La controverse, jusqu'au XIXe siècle ou même au XXe, perdura entre germanistes et romanistes en Europe de l'Ouest. L'image de soi est héritée, relief des valeurs de la société à laquelle appartient son porteur. Elle est aussi définie en contrepoint de celle que renvoie l'autre. Les "vrais hommes" des sociétés traditionnelles, tout comme les citoyens des sociétés antiques, se définissent par rapport à l'étranger, au barbare, aux frontières de l'humanité, parfois même au-delà. Dans ces conditions, est-il possible de l'intégrer dans l'ordre juridique de la cité, peut-on, doit-on l'assimiler, ou le rejeter ? Dans cet ouvrage, nous espérons avoir contribué à éclairer la question posée à la journée Kasra Vafadari : en Orient, comme en Occident, quelles images se fait-on de soi-même ou des autres, et quelles en sont les applications juridiques ?
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.