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La vague nationale des années 1968
Kernalegenn Tudi
PU OTTAWA
24,55 €
Épuisé
EAN :9782760331440
Les "années 1968" se caractérisent par une forte résurgence des nationalismes minoritaires, des régionalismes protestataires et des aspirations autochtones dans le monde occidental - de la Bretagne au Québec en passant par la Catalogne, le Pays de Galles, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Cet ouvrage passe en revue des cas parmi les plus représentatifs ainsi que des exemples moins connus, s'attardant à la chronologie, aux causes et aux conséquences du renouveau nationaliste de la période. Cette collection d'essais s'inscrit dans un horizon international et les cas abordés permettent, à partir du particulier, d'éclairer la dynamique globale à l'oeuvre. Plusieurs hypothèses y sont avancées. Les profonds changements socioculturels provoqués par les Trente Glorieuses obligent les groupes sociaux et les individus à réinterroger leur environnement dès lors qu'ils quittent la reproduction de l'existant. De plus, l'influence interne des luttes décolonisatrices et anti-impérialistes fragilise l'Etat-nation et offre un nouveau répertoire discursif. Enfin, l'impact cognitif des luttes sociales des années 1960-1970 autour de la "nouvelle gauche" et de l'esprit contestataire, symbolisé par l'année 1968, prépare la voie à une transformation idéologique sans précédent. Ce livre propose une analyse historiographique des "années 1968" dans toutes leurs dimensions (politique, socio-économique, culturelle), en même temps qu'une réflexion théorique et sociologique sur la dynamique et la coloration des revendications nationalistes et régionalistes. Voici la première étude comparative d'envergure internationale à jeter un éclairage sur la simultanéité de ces résurgences revendicatrices à caractère nationalitaire. Publié en français
Dugalès Nathalie ; Fournis Yann ; Kernalegenn Tudi
Au-delà des évidences, il reste difficile de saisir ce qu'est la Bretagne: une culture, un territoire, un fait politique? Une dynamique, une histoire, un projet? Un peu de tout cela - et autre chose encore: une construction sociale, toujours inachevée, qui ne peut être appréhendée de manière exhaustive du fait de pratiques et de représentations plurielles. Mais, aussi, un lieu de convergences sans cesse recommencées, de recréation du lien social face à la globalisation. Et, enfin, une expression du retour du politique au-delà des États. Une certaine réalité, en somme, qui exige questionnement. Comment l'identité bretonne se reconfigure-t-elle infiniment, semblant renaître? Quels sont ces enjeux de pouvoirs qui se glissent dans les replis du territoire? Quels éléments de compréhension peut nous apporter le détour par d'autres régions d'Europe? Depuis plusieurs années, le groupe de réflexion "Bretagne contemporaine en débat" se réunit autour de ces questions, pour apporter quelques éléments de réponse en croisant les regards de jeunes chercheurs et de membres de la société civile. Cette réflexion prolonge les ambitions de l'association Identités et démocratie, de nourrir un débat collectif sur les enjeux de la société bretonne contemporaine. Après une première contribution parue en 2004, cet ouvrage se propose d'approfondir ce regard différent sur la Bretagne.
Kernalegenn Tudi ; Pasquier Romain ; De Winter Lie
Le 4 janvier 1964, à Rennes, seize jeunes gens créaient l'Union démocratique bretonne (UDB), un parti autonomiste breton explicitement ancré à gauche. Cinquante ans plus tard, ce parti fait plus que jamais partie du paysage politique breton, dont il est désormais un des plus anciens acteurs. L'ouvrage dirigé par Tudi Kernalegenn et Romain Pasquier se propose de poser les bases d'un savoir académique sur ce demi-siècle d'existence d'une organisation dont les idées et les actions ont durablement marqué la société bretonne, bien que le succès électoral n'ait pas toujours été au rendez-vous. "Petit parti", l'UDB n'en a pas moins été au coeur des mobilisations de la Bretagne contemporaine sur les questions de développement économique, de défense des langues régionales, de l'environnement ou de la décentralisation. A travers une approche pluridisciplinaire et comparative, le livre entend renouveler l'analyse du régionalisme en montrant les relations complexes entre identité, mouvement cultuel et action politique. L'histoire de l'UDB illustre en effet tout à la fois les obstacles à la politisation des identités territoriales en France et les ressorts sociaux et identitaires d'une mobilisation de longue durée. Cet ouvrage confirme qu'à l'ombre d'un récit national uniformisant, qui diabolise et rejette les particularismes, se sont construits des espaces politiques très différenciés selon les régions françaises. Ce qui pose la question de l'évolution territoriale et institutionnelle de l'Etat républicain contemporain.
La notion de région est un outil intellectuel permettant d'aborder les questions sociales sur une base territoriale. Le régionalisme est dès lors une manière et une capacité de lire les problèmes sociaux et de structurer l'action politique. L'ouvrage étudie trois régions "à forte identité" , la Bretagne, l'Ecosse et la Galice, à un moment (les années 1968-1981) de réinvestissement de la question régionale en Europe occidentale. Après avoir analysé la structure des opportunités idéologiques dans les trois régions par le biais d'une approche sociohistorique, il étudie les mouvements sociaux des années 1968 et 1972 comme des chocs cognitifs qui ont notamment permis la contestation de la doxa nationale et l'émergence d'un cadre de l'injustice régionale. Il montre comment les gauches ont joué un rôle essentiel dans la réinvention et la redéfinition de ces trois régions. En introduisant le tournant cognitif dans l'étude du régionalisme, il permet de porter un nouveau regard sur une idéologie banale qui structure nombre de territoires comme la Bretagne, l'Ecosse et la Galice. Il permet donc une meilleure compréhension des phénomènes de construction régionale et d'identité régionale marqués autant par la rationalité des acteurs sociopolitiques que par leurs émotions. A ce titre, il contribue de façon décisive au débat public.
La décennie qui suit Mai 68 garde une image impertinente et turbulente, brisant nombre dé dogmes et d'habitudes. La Bretagne a participé activement à ce mouvement, luttant, manifestant, contestant (Joint français, grève du lait, Plogoff...). "Réveil d'un peuple" diront certains observateurs, remarquant que la nouvelle génération semble s'émanciper du "complexe de Bécassine" pour affirmer au contraire son identité bretonne et ceci, non seulement sur le terrain culturel mais aussi sur les terrains socio-économique et politique. C'est cette politisation du "fait national breton", plus particulièrement à partir de l'extrême gauche, que l'auteur s'applique à examiner. Par une analyse fine des textes, ce livre vise à mieux comprendre la pensée "nationalitaire" bretonne et permet, d'une part, de concevoir comment l'appréhension nouvelle du fait régional, au même titre que le féminisme et l'écologie, façonne l'émergence d'une nouvelle gauche, et d'autre part de voir les nouveaux changements à l'?uvre concernant l'image de la Bretagne.
Critique de la mondialisation promue par le néolibéralisme, le phénomène de l'altermondialisme concerne notre propre contemporanéité. Né au cours de la première décennie du 21e siècle, ce nouveau phénomène mérite l'attention. Ainsi, de la mondialisation à l'altermondialisme, que s'est-il passé ? Altermondialismes répond à cette urgente question en retraçant le parcours de ce phénomène, marqué par de nombreux évènements, de multiples mobilisations, la création de nouveaux réseaux, tel le Forum social mondial, et des revendications ayant émergé dans le sillage de la vague rose en Amérique latine et des Printemps arabes. Mise en perspective historique qui retrace 20 ans de mobilisations sociales dans le contexte de la mondialisation néolibérale et du passage vers l'altermondialisme, l'ouvrage combine l'analyse rigoureuse, l'engagement social, la réflexion et la pratique. Malgré les chocs subis par la crise qui frappe actuellement l'économie mondiale, des mouvements ont trouvé les moyens de relancer les revendications féministes et écologistes, les projets d'économie sociale et solidaire, le respect des droits et la lutte contre le racisme et les discriminations. Dans ce contexte, Altermondialismes pose un regard critique et sans concessions sur le monde contemporain et permet de faire un bilan honnête et sérieux des défis rencontrés, mais aussi des solutions de rechange possibles pour le monde de demain.
Siemerling Winfried ; Mongeau Philippe ; Godbout P
Les écritures noires du Canada est le premier ouvrage à explorer la littérature canadienne des Noirs de ses débuts jusqu'à nos jours dans le vaste contexte de l'Atlantique noir. Winfried Siemerling retrace l'évolution de l'écriture des Noires et des Noirs canadiens depuis les témoignages d'esclaves en Nouvelle-France et le "Livre des Nègres" de 1783 jusqu'aux oeuvres d'auteurs canadiens noirs comme Austin Clarke, George Elliott Clarke, Dionne Brand, Wayde Compton et Esi Edugyan. Soutenant que l'écriture noire au Canada est profondément imbriquée dans le réseau transnational historique, Siemerling se penche sur la marque laissée par l'histoire des Noires et des Noirs au Canada, l'esclavage, le chemin de fer clandestin et la diaspora noire dans l'oeuvre de ces auteurs. Au fil des chapitres sont examinés des textes de langue française et de langue anglaise qui tirent leur origine du Québec, de l'Ontario, de la Nouvelle-Ecosse, des Prairies et de la Colombie-Britannique.
Qui étaient les "allumettières" de l'usine de pâte et papier E. B. Eddy de Hull ? De jeunes femmes exploitées ou des militantes syndicales engagées ? Entre 1854 et 1928, ces ouvrières chargées de fabriquer 90 % des allumettes du pays ont exercé un métier éreintant et extrêmement dangereux en raison des risques d'incendie et des produits chimiques toxiques qu'elles manipulaient. Les conséquences furent désastreuses pour elles, et il n'est guère surprenant que ces femmes aient déclenché le tout premier conflit syndical féminin au Québec. Dans cette première étude complète sur les allumettières de Hull, l'historienne Kathleen Durocher raconte la fascinante histoire de cette main-d'oeuvre anonyme. Pour ce faire, elle met à contribution les recensements canadiens, les archives gouvernementales, privées et paroissiales, ainsi que de nombreux articles de revues scientifiques et de journaux à grand tirage. Durocher dresse ainsi un profil démographique des allumettières et propose des sections dédiées à la vie quotidienne de ces femmes ; leur rôle au sein de la classe ouvrière ; leurs fonctions dans la manufacture ; leurs conditions de travail, les dangers de l'emploi (notamment ceux associés au phosphore blanc) ; et leurs activités syndicales, de 1918 à 1928 - lorsque l'usine a quitté Hull. Tragique et inspirante, l'histoire des allumettières marque l'histoire de la région et du pays depuis plus d'un siècle, mais demeure trop peu connue. Avec ce livre, elle est enfin tirée des oubliettes.
Un notable laisse, à son décès, un manuscrit étonnant, qui plonge dans l'embarras son filleul et liquidateur testamentaire. Que faire de ces essais tout à fait déroutants, qui abordent les sujets les plus disparates, dans une saisie tour à tour iconoclaste, ironique, attendrissante, provocatrice, pédante, farfelue, quelquefois loufoque, sinon risible, le tout tirant à hue et à dia ? Question difficile, et d'autant plus que rien de tout cela ne colle au personnage lui-même, qui semble s'être avancé masqué, écrivant a contrario de tout ce qu'il était. Eloge de la procrastination, vraiment, lui qui était un bourreau de travail ? Ou éloge de la taverne, lui qui n'y est jamais entré ? Sont-ce des éloges, vraiment ? Ces essais ne seraient-ils pas plutôt des facéties, des tours burlesques, à intention ironique, ou carrément des mystifications, permettant à l'auteur de se dérober pour mieux dire ? Une seule chose à faire, finalement : les publier, advienne que pourra.