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30 ans de démocratie régionale. Des régions pour quoi faire ?
Kernalegenn Tudi ; Pasquier Romain
BERGER LEVRAULT
29,00 €
Épuisé
EAN :9782701319780
Plus de trente ans après les premières élections régionales de 1986, ce livre fait le bilan des effets de la régionalisation sur la dynamique territoriale hexagonale. En trois décennies, le pouvoir régional s'est indiscutablement accru dans plusieurs champs de l'action publique, comme le développement économique, l'éducation, la formation professionnelle, l'aménagement du territoire ou les transports. La carte des régions françaises a été récemment modifiée pour leur donner une force nouvelle à l'échelle européenne. Mais qu'en est-il réellement ? Le pari de la régionalisation a-t-il été gagné en France ? Des questions importantes, car leur légitimité demeure fragile. A l'exception de quelques régions " historiques ", le territoire régional n'a, en effet, que peu de réalité sociale, culturelle, politique ou médiatique. Les régions françaises restent des nains politiques, avec des budgets limités et sans véritable pouvoir normatif. A contrario, les principaux Etats européens ont développé des parlementarismes régionaux actifs qui viennent enrichir le fonctionnement de la démocratie représentative. Dès lors, il est temps (l'engager une réflexion sur la démocratie et le pouvoir régional : tout laisse à penser que, dans l'avenir, la République décentralisée devra composer avec des demandes croissantes de différenciation territoriale. Ce livre vise donc à prendre la mesure de la spécificité de la question régionale en France et de la diversité des configurations territoriales qui la composent ; à faire un bilan du fonctionnement de la démocratie régionale et dégager des pistes d'évolution pour la rendre plus participative ; à réfléchir enfin au rôle et à la valeur ajoutée des régions dans une économie mondialisée et une société toujours plus multiculturelle.
La décennie qui suit Mai 68 garde une image impertinente et turbulente, brisant nombre dé dogmes et d'habitudes. La Bretagne a participé activement à ce mouvement, luttant, manifestant, contestant (Joint français, grève du lait, Plogoff...). "Réveil d'un peuple" diront certains observateurs, remarquant que la nouvelle génération semble s'émanciper du "complexe de Bécassine" pour affirmer au contraire son identité bretonne et ceci, non seulement sur le terrain culturel mais aussi sur les terrains socio-économique et politique. C'est cette politisation du "fait national breton", plus particulièrement à partir de l'extrême gauche, que l'auteur s'applique à examiner. Par une analyse fine des textes, ce livre vise à mieux comprendre la pensée "nationalitaire" bretonne et permet, d'une part, de concevoir comment l'appréhension nouvelle du fait régional, au même titre que le féminisme et l'écologie, façonne l'émergence d'une nouvelle gauche, et d'autre part de voir les nouveaux changements à l'?uvre concernant l'image de la Bretagne.
Kernalegenn Tudi ; Prigent François ; Richard Gill
Voilà un demi-siècle, le 3 avril 1960, naissait le Parti socialiste unifié (PSU), dont les derniers militants prononcèrent la dissolution trente ans plus tard, le 7 avril 1990. Structure partisane éphémère et hétéroclite, traversée par des tendances complexes et éclatées, le PSU a participé à renouveler en profondeur la gauche, au plan idéologique comme dans l'enracinement de ses réseaux militants. Ce parti charnière a oscillé entre l'extrême gauche et la gauche de gouvernement, mêlant milieux laïques et filières catholiques de gauche. Il a aussi été une école de formation pour deux générations de militants de gauche, imprégnées par ce mouvement politique atypique. Lieu de débats et de transferts militants, caractérisé par une grande mobilité interne, le PSU est souvent assimilé dans les recherches universitaires comme dans les mémoires collectives à un laboratoire d'idées, ayant aussi investi le terrain des luttes sociales lors des mobilisations des années 1968. Elaborant des réflexions politiques qui confrontaient des thèmes modernes pour la gauche française, le PSU a occupé une place à part dans le champ politique en raison du contraste entre son échec électoral global, son impact intellectuel et son influence matricielle. Dans cette perspective, l'apport du PSU est indéniable dans le dépassement de l'opposition séculaire entre la gauche laïque et la mouvance catholique progressiste. Pour poser un socle solide à la connaissance sur le PSU et interroger au mieux l'hétérogénéité perceptible à partir de la connaissance actuellement fragmentaire du parti au niveau national, il a semblé pertinent d'interroger le parti à l'échelle régionale et locale par le biais d'enquêtes de terrain fouillées: la Bretagne comme bastion du PSU, l'implantation du PSU, au travers de monographies fédérales ou de regards croisés sur plusieurs départements, l'analyse des idées politiques et des pratiques militantes du PSU.
Dugalès Nathalie ; Fournis Yann ; Kernalegenn Tudi
Au-delà des évidences, il reste difficile de saisir ce qu'est la Bretagne: une culture, un territoire, un fait politique? Une dynamique, une histoire, un projet? Un peu de tout cela - et autre chose encore: une construction sociale, toujours inachevée, qui ne peut être appréhendée de manière exhaustive du fait de pratiques et de représentations plurielles. Mais, aussi, un lieu de convergences sans cesse recommencées, de recréation du lien social face à la globalisation. Et, enfin, une expression du retour du politique au-delà des États. Une certaine réalité, en somme, qui exige questionnement. Comment l'identité bretonne se reconfigure-t-elle infiniment, semblant renaître? Quels sont ces enjeux de pouvoirs qui se glissent dans les replis du territoire? Quels éléments de compréhension peut nous apporter le détour par d'autres régions d'Europe? Depuis plusieurs années, le groupe de réflexion "Bretagne contemporaine en débat" se réunit autour de ces questions, pour apporter quelques éléments de réponse en croisant les regards de jeunes chercheurs et de membres de la société civile. Cette réflexion prolonge les ambitions de l'association Identités et démocratie, de nourrir un débat collectif sur les enjeux de la société bretonne contemporaine. Après une première contribution parue en 2004, cet ouvrage se propose d'approfondir ce regard différent sur la Bretagne.
Les élèves sont-ils heureux à l'école ? Et les enseignants ? Et l'ensemble des personnels ? Ces questions, longtemps, n'ont pas été posées. L'école prépare en effet le bonheur public de demain, en apprenant aux futurs citoyens l'obéissance aux règles et le sens de l'effort, mais que fait-il du bonheur de l'instant ? Aujourd'hui, ces questions émergent. L'ouvrage vise à éclairer cette transformation sous l'angle du bonheur d'apprendre, d'enseigner et d'éduquer. Or, les textes officiels répugnent toujours à évoquer le bonheur, tant, au départ, cette notion semble éloignée des valeurs d'effort, de travail, de discipline, de classement entre bons et mauvais élèves portées par notre modèle scolaire. L'ouvrage éclairera les enjeux vitaux de ce qu'on appelle " climat scolaire ", " école bienveillante et exigeante ", " lutte contre les violences et le harcèlement ", " école inclusive ". Mettant en lumière les contradictions entre une architecture de l'institution scolaire héritière de cloisonnements et de hiérarchies multiples et les aspirations d'aujourd'hui à renforcer le bonheur d'apprendre, d'enseigner, d'éduquer, il prendra le parti d'une transformation profonde, consciente, de notre modèle politique d'éducation.
Ce livre revient sur les 20 années qui ont entouré la Seconde guerre mondiale, années relatées par Michel Moracchini, dernier témoin français en vie des procès de Nuremberg. Sa présence auprès de la Délégation française du Tribunal militaire international lui a permis, de façon très privilégiée, et à partir de plusieurs sources d'information, de relater de nombreux évènements ayant entouré l'histoire de la Seconde guerre mondiale. Ce livre comprend ainsi 3 parties : des environs de 1934 jusqu'au 3 septembre 1939, date de l'entrée en guerre contre l'Allemagne, et la période de l'Occupation, puis sa participation aux travaux du Tribunal militaire internationale, travaux qui ont posé les jalons d'un nouveau droit pénal international, et enfin, la période 1950-1954 où il officiait dans le cadre de l'Office militaire de sécurité dans la perspective de la création d'une communauté européenne de défense. Michel Moracchini livre ici un témoignage inédit sur les origines et les enjeux des procès de Nuremberg, les hommes qui les menèrent ou les subirent ? donc autant du côté des poursuites que sur le banc des accusés ? et la manière dont les débats se déroulèrent au quotidien, depuis l'environnement feutré d'où il les observait en tant que traducteur, jusqu'à celui, plus direct et rude, des salles d'audience. Mais, au-delà de l'explication de ce qui a été fait, l'auteur analyse les suites historiques et politiques de ces procès et ouvre sans complaisance le débat de la Justice pénale internationale.
Marsollier Christophe ; Catheline Nicole ; Moll Je
La dégradation du climat scolaire depuis les années 1990, les événements douloureux tels que les attentats de 2015, et, plus récemment, les confinements vécus lors de la crise sanitaire et l'assassinat terroriste d'un professeur d'histoire-géographie ont ébranlé la société et confirmé l'intérêt majeur qu'il convient d'accorder à la parole des élèves et à leurs émotions. Dans les classes où les élèves ne trouvent pas les conditions de leur épanouissement, la possibilité offerte, par un espace de parole institué, de discuter de ce qui ne leur convient pas, d'exprimer leurs émotions et de partager leurs aspirations peut constituer un puissant régulateur de la vie collective, un outil de responsabilisation et de maturation des compétences sociales et émotionnelles. Quels sont aujourd'hui les types d'espaces de parole qui rencontrent un réel succès auprès des élèves et des personnels ? Quelles orientations méthodologiques et quelles modalités pédagogiques permettent de favoriser l'expression des élèves ? Quelles précautions et quelles exigences éthiques leur conduite appelle-t-elle de la part des animateurs ? Quelles compétences, quels besoins fondamentaux, quelles valeurs se trouvent mis en jeu ? En quoi ces dispositifs contribuent-ils au bien-être des élèves et à leurs réussites ? Afin de répondre à ces questions, cet ouvrage collectif rassemble les éclairages de chercheurs et d'experts ainsi que les analyses, témoignages et conseils d'une vingtaine de praticiens, formateurs et chercheurs concernant différents dispositifs dont ils ont éprouvé et évalué l'intérêt et l'efficacité. Puissent ces partages inspirer de nombreuses initiatives aux différents niveaux de l'école.
Pour diriger des équipes d'enseignants ayant désormais une formation universitaire de haut niveau, les chefs d'établissements et les corps d'inspections doivent, eux-mêmes, développer de nouvelles compétences intellectuelles et managériales. Selon le principe d'isomorphisme souvent invoqué, "on forme comme on a été formé". Or l'auteur part du principe que l'établissement, et pas seulement l'élève, doit être apprenant et c'est le développement professionnel des acteurs qui est étudié. En effet, il s'avère que certains établissements scolaires ou équipes apprennent et d'autres pas. Le type de management pratiqué est une variable déterminante, puisque manager c'est d'abord agir sur le contexte. Le rôle de leader du chef d'établissement évolue et se précise. Il doit faire preuve d'habileté managériale en articulant deux logiques temporelles distinctes : - le temps court et cyclique des enseignants, rythmé par le célèbre emploi du temps hebdomadaire, le trimestre et ses bulletins de notes, l'année scolaire et les décisions de fin d'année, avec - le temps long et linéaire du projet d'établissement et du contrat d'objectifs. Il doit orienter tous les groupes vers une perspective d'établissement apprenant. Il doit substituer au travail individuel le plus souvent solitaire des enseignants des pratiques collectives et collaboratives, bénéficiant de la diversité des ressources professionnelles. Fort d'une expérience particulièrement riche, l'auteur raconte et commente, en évitant la langue de bois et loin d'une rédaction académique. Il croise en permanence, tout au long du texte, connaissances et recul critique (réflexivité), en livrant des informations souvent difficilement accessibles. Il termine le livre en formulant des hypothèses en vue d'une réforme du système éducatif français.