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Enfants victimes de la guerre
Keilson Hans
PUF
21,28 €
Épuisé
EAN :9782130489733
Nous sommes aujourd'hui comme dans le passé confrontés à des situations de traumatismes extrêmes : conflit armé, épuration ethnique, massacre de population et bien d'autres situations où l'horreur conduit à des blessures psychiques aux conséquences complexes encore mal connues. Ces catastrophes, d'origine humaine, obligent à approfondir notre réflexion sur le traumatisme et à améliorer le traitement des sujets en détresse. Cet ouvrage, destiné aux personnes et aux instances - travailleurs sociaux, éducateurs, psychiatres, psychanalystes et psychologues pour enfants, tribunaux de tutelle - qui, en raison des événements politiques actuels, ?uvrent avec les victimes de guerre et de persécution, est la synthèse d'une vingtaine d'années de recherches sur les traumatismes graves subis par les enfants juifs hollandais. L'auteur se propose de vérifier deux hypothèses : le traumatisme spécifique à l'âge et la corrélation entre l'intensité du traumatisme et le degré de gravité des troubles du fonctionnement psychosocial. Il appuie pour ce faire son analyse sur la notion de " séquences ".
La mort de l?Adversaire a été écrit en deux temps: commencée avant la seconde guerre mondiale, l?oeuvre n?a été qu?achevée qu?après 1945 et publiée en 1959. Elle décrit sur le mode parfaitement métaphorique la montée d?Hitler et la souffrance d?un enfant juif devant la haine dont il est l?objet, les souffrances de ses proches, la trahison des êtres aimés (son meilleur ami s?engage dans un mouvement qui ressemble fort aux jeunesses hitlériennes, le frère de la jeune femme dont il est épris profane un cimetière juif).La particularité, et la force, de ce récit c?est précisément de ne faire aucune allusion directe aux événements historiques: fuyant le réalisme afin d?offrir à son récit une portée universelle, Hans Keilson n?emploie jamais les mots « nazi » ou « juif ». Hitler est le mystérieux Monsieur B. Le ton du roman est quasi détaché, sans affect. Le narrateur décrit la puissante ascension d?Hitler en tentant de comprendre, à travers les yeux de l?enfant puis du jeune homme, la mystérieuse fascination qu?exerce le bourreau charismatique sur les foules.
Comédie en mode mineur. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Wim et Marie, un jeune couple hollandais de condition modeste, décident de cacher chez eux un juif nommé Nico, leur aîné de plusieurs années. Leur relation s'inscrit très vite dans la pudeur et la bienveillance. Mais Nico, cloîtré, tombe malade et meurt d'une affection respiratoire. Le couple se débarrasse du mort dans un parc mais omet d'éliminer un indice redoutable. Que se passera-t-il lorsque le corps Nico sera découvert? Wim et Marie devront-ils fuir et connaître à leur tour la clandestinité? Ce court roman, où l'auteur se révèle l'héritier de Joseph Roth, est suivi d'un recueil de souvenirs, Là est ma maison. L'auteur, né en 1909 dans le Brandebourg, raconte son enfance paisible dans une famille juive, sa jeunesse, la montée du nazisme, ses études de médecine à Berlin, puis son exil en Hollande en 1936 où il devient pédopsychiatre, son action dans la résistance hollandaise. L'auteur évoque également son rapport à l'Allemagne, sa patrie de coeur, et sa dette affective indélébile envers la Hollande, "là où est sa maison".
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).