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Dreamers
Keene Daniel ; Magois Séverine
THEATRALES
13,00 €
Épuisé
EAN :9782842604233
Anne est veuve, elle travaille encore malgré un âge déjà avancé pour joindre les deux bouts d'une existence simple. Majid est un jeune immigré au chômage. Ils se rencontrent... et se trouvent. Ensemble, leur vie devient plus consistante, plus réelle. A moins que cet amour ne relève d'un rêve. Car la tolérance affichée par la société n'est qu'une façade derrière laquelle les préjugés sont tenaces et poisseux. Le couple est mis à l'épreuve du racisme ordinaire, des petites humiliations vécues au quotidien. Dreamers est une pièce-paysage de notre temps. Mélodrame, tragédie ou comédie grotesque, c'est selon. Le dramaturge australien Daniel Keene, à la demande de la compagnie Tabula Rasa et de son metteur en scène Sébastien Bournac, raconte cette histoire. II écrit une parabole populaire qui met en jeu un regard critique transformant la narration pure du théâtre en conscience. Il fait ainsi ressentir toute la violence du drame dans la pulsation intérieure des êtres qui le vivent.
Dans ce deuxième recueil, Daniel Keene offre aux lecteurs et aux acteurs quatorze textes brefs comme autant de nouvelles théâtrales, empruntant différentes formes dramatiques -monologues, dialogues ou récit-, pour proposer de beaux rôles, notamment féminins. Avec une langue forte, ciselée, cet orfèvre des pièces courtes entreprend un voyage au bout de l'humanité. Jonglant entre le fantasme et la réalité, il évoque tour à tour la banalité de la vie, la maternité troublée, la paternité bouleversée ou l'enfance dévastée. Pourtant, ces pièces laissent toujours entrevoir un espoir. Quand il aborde la fin d'une époque, c'est pour proposer un touchant requiem, comme un avènement. Quand il montre la dernière limite de la vie humaine, c'est pour mieux en rire avec tendresse. L'auteur australien met ainsi son écriture précise au service de pièces bouleversantes: du très grand Keene.
Résumé : Dans le théâtre transformé en night-club, les spectateurs sont accueillis par le patron du Paradise. On croise dans cet univers interlope des hommes et des femmes en transit vers nulle part, égarés dans un carnaval de l'oubli de soi où se mêlent beauté et grotesque, illusion et réalité. Dans des scènes traversées de fulgurances poétiques ou teintées d'un humour désenchanté, Daniel Keene dévoile toute l'humanité de ses personnages et nous invite à regarder avec tendresse et lucidité ce monde en charpie où sexe et mort se côtoient joyeusement.
Comme lors du chantier de Babel, ces Cinq hommes sont de nationalités différentes. Pourtant, ils se parlent et chacun traduit la douleur d'être éloigné des siens. Une obsession : terminer ce mur pour rentrer au pays d'où la misère les a arrachés. Mais ce microcosme n'est pas sans dangers pour les rapports humains et l'exil se révèle difficile à vivre. Ned et Luke, les demi-frères de moitié-moitié, se retrouvent après des années de séparation. L'aîné entreprend de rapatrier les ossements de leur mère et de les enfouir dans une cuisine-jardin peu à peu envahie par la végétation. C'est sur ce terreau-là, qu'une fois dépassées les querelles et les ranc?urs, va s'inventer entre eux une nouvelle façon d'être l'un à l'autre. Une nouvelle forme de parole aussi, que met au jour la langue poétique et épurée de Keene. Qu'ils soient de parfaits inconnus réunis par les circonstances ou des demi-frères éloignés depuis longtemps, les hommes que montre Daniel Keene se mesurent à une valeur universelle : la fraternité.
Ce n'est pas une pièce de théâtre ; ce sont des textes, des monologues, des histoires, des confrontations, des petites scènes dialoguées à deux, des fragments à dire, à jouer. Un peu comme les rifts d'une partition musicale... Des états, des attitudes, des émotions. Chacun peut se les approprier et le nombre d'acteurs n'est pas limité. Pas de suite logique dans les textes, pas de noms de personnages. C'est là dans une forme brute pour que chacun puisse mettre son univers dessus. Véritables écritures contemporaines, ces Chroniques 2 font suite aux Chroniques des jours entiers, des nuits entières. Elles se répondent et constituent une matière vive pour de nouvelles formes théâtrales.
Qui n'a jamais entendu le nom d'Antigone ? Celle qui se dresse contre l'injustice demeure plus que jamais une source d'inspiration et un modèle. Suzanne Lebeau s'est emparée de ce mythe pour le raconter à hauteur d'adolescente. Depuis la méprise fatale d'OEdipe, tuant son père et épousant sa mère, jusqu'à la révolte d'Antigone, refusant de laisser son frère sans tombeau et enfreignant l'interdit de son oncle Créon, elle redonne vie à cette histoire terrible et fascinante. Mêlant le récit du choeur aux voix de Créon et d'Antigone, la pièce dévoile toute la complexité des liens du sang et interroge : que doit-on suivre, la loi ou notre conscience ? Qu'est-ce que gagner veut dire ?
Salvador, le narrateur raconte sa vie d'enfant des montagnes depuis sa naissance qui n'annonçait rien de bon puisqu'il ressemblait à un rat, jusqu'à son départ à la ville pour y poursuivre ses études. Dans ses souvenirs d'enfance pauvre, il y a sa mère qui se levait toujours la première, lavait le linge des riches, ses sept frères et soeurs, l'apprentissage de l'écriture et la décision de sa mère pour qu'il devienne écrivain. Il y a ses premiers émois devant la beauté de la Senora dont sa mère lave le linge et ses premiers chagrins lorsque le père s'en va et ne revient pas, tué lors d'une manifestation de paysans. Lorsque son frère aîné meurt, il devient à sept ans l'homme de la famille et se fait écrivain public pour mettre quelques sous dans la boîte aux économies de sa mère puis il monte trop tôt dans le train qui l'emmène pour ses études en ville. Dans cette pièce le récit passe subtilement au dialogue pour dire, simplement, la peur de la montagne, la peur du froid et du dernier morceau de pain. C'est surtout un magnifique hommage à la mère et à la vie qui distribue les bonheurs et les malheurs.
Un village entre Nîmes et Montpellier au milieu des vignes. C'est l'été. Comme chaque année depuis l'enfance des amis s'y retrouvent. Certains sont restés au village et vont au lycée à la ville voisine, d'autres n'y viennent qu'en vacances, chez les grands-parents ou dans une résidence secondaire. Entre eux des amitiés, des amours, des jalousies. Cet été-là va être différent. Deux jeunes étrangers, deux adolescents turcs, frère et sueur, viennent de s'installer au village avec leur mère. Qui sont-ils? Pourquoi sont-ils là? Leur présence va semer le trouble, bousculer les habitudes.Solitude amoureuse, conflit de cultures, les mangeurs d'étoiles vivront cela le temps d'un été.