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Cinq hommes moitié-moitié
Keene Daniel ; Magois Séverine
THEATRALES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782842601409
Comme lors du chantier de Babel, ces Cinq hommes sont de nationalités différentes. Pourtant, ils se parlent et chacun traduit la douleur d'être éloigné des siens. Une obsession : terminer ce mur pour rentrer au pays d'où la misère les a arrachés. Mais ce microcosme n'est pas sans dangers pour les rapports humains et l'exil se révèle difficile à vivre. Ned et Luke, les demi-frères de moitié-moitié, se retrouvent après des années de séparation. L'aîné entreprend de rapatrier les ossements de leur mère et de les enfouir dans une cuisine-jardin peu à peu envahie par la végétation. C'est sur ce terreau-là, qu'une fois dépassées les querelles et les ranc?urs, va s'inventer entre eux une nouvelle façon d'être l'un à l'autre. Une nouvelle forme de parole aussi, que met au jour la langue poétique et épurée de Keene. Qu'ils soient de parfaits inconnus réunis par les circonstances ou des demi-frères éloignés depuis longtemps, les hommes que montre Daniel Keene se mesurent à une valeur universelle : la fraternité.
Albert Speer, architecte et ministre de Hitler, est condamné à vingt ans de prison. Dans les jardins de Spandau, il entreprend " la Marche de l'architecte " par laquelle il s'évade et continue d'arpenter le monde. Le poème narratif du Ch?ur et les vers de Paul Celan résonnent comme autant d'éclats de conscience qui soulignent la vacuité d'un homme s'absentant de lui-même et de l'Histoire pour échapper à sa culpabilité. " les paroles... " Sans logis, Paul et Helen errent de ville en ville, en quête d'un lieu où ils puissent se fixer. Il est noir, elle est blanche. Ils forment un couple mixte uni par la différence qui les sépare des autres et par la dépendance qui les lie l'un à l'autre. Ils sont seuls. Ensemble. Deux nouvelles pièces de Daniel Keene, où le dramaturge australien impose, une fois encore, la force poétique et la diversité de son écriture.
Résumé : Dans le théâtre transformé en night-club, les spectateurs sont accueillis par le patron du Paradise. On croise dans cet univers interlope des hommes et des femmes en transit vers nulle part, égarés dans un carnaval de l'oubli de soi où se mêlent beauté et grotesque, illusion et réalité. Dans des scènes traversées de fulgurances poétiques ou teintées d'un humour désenchanté, Daniel Keene dévoile toute l'humanité de ses personnages et nous invite à regarder avec tendresse et lucidité ce monde en charpie où sexe et mort se côtoient joyeusement.
Grâce à leur lévrier Silence complice, Bill et John, deux gars paumés et manipulés, entrevoient la fin de leurs galères. Après une première course prometteuse, les deux acolytes décident de tout miser sur leur nouveau gagne-pain. Entre espoir et désillusion, une pièce vive et captivante, teintée d'un humour décalé. Dans Terminus, John, jeune homme halluciné et magnétique, ne sait ni haïr ni aimer. Il tue pourtant un gamin dont il séduit ensuite la soeur. A la fois amant et assassin ; comme si la violence et l'érotisme étaient les seules réponses qu'il pouvait opposer au monde extérieur et à son vide intérieur. Une fable énigmatique aux résonances shakespeariennes dont la fascination dérange.
Histoires d'hommes rassemble une cinquantaine de monologues écrits pour des femmes.Destinés à des actrices de tous âges, ces textes s'inscrivent dans l'espace de la représentation, pour le temps du plateau. On y retrouve le style si particulier de Durringer parole tendue, invectives, cris du corps, révolte de l'âme, poésie de l'instant, échos de la ville ou de la nature... Des éclats fulgurants de la vie de femmes amoureuses, seules, en colère.À lire, à programmer sur une scène, à partager avec des publics en manque de théâtre et d'amour. De toute urgence!
Maxime a hérité de son père, le Renard du Nord, l'habitude de cavaler sous les étoiles, harcelé par sa mère, tandis que se rejouent les intrigues de famille entre mari, femme et amant. La pièce interroge le statut de la parole; une parole triomphante qui séduit et qui tue. À tous ceux qui! scandent successivement, comme des toasts collectifs, les trois générations d'une même famille réunies en ce dimanche d'été. Ils ont tourné le dos au gouffre et guettent la vie qui vient. Une forme d'oratorio macabre. Dans La Comédie de Saint-Étienne, dix figures questionnent le corps de l'acteur. Au bout d'un chassé-croisé agité, elles assistent désemparées à la prise de pouvoir de ceux que l'on peut nommer « les personnages ». Question de théâtre Des humains piégés dans leurs tics de langage, des marionnettes en morceaux, un humour glacé. Trois pièces vives à l'écriture ciselée. Un des auteurs les plus novateurs de ce siècle. À lire, à jouer, à rire!
Jojo est un solo boy urbain. Dans une rue déserte, il traîne avec un ballon de foot crevé pendant que ses parents sont partis au soleil. Surgissent deux fées un peu déglinguées, Anita et sa vieille mère Jilette. Des fées comme dans les contes, mais désoeuvrées, au RMI (Revenu Magique d'Insertion). Anita confie au garçon la mémé qui perd la boule, mais cette dernière disparaît. Commence alors pour Jojo, parti à sa recherche, un parcours initiatique qui l'emmène de la grande forêt aux séances de désintoxication d'une clinique pour superhéros paumés (Batman, Billy Juan Poucet dit le P'tit...). Ces rencontres étonnantes le conduiront à la recherche de son identité.Avec une langue vive, un style d'aujourd'hui détournant le langage des jeunes, Stéphane Jaubertie aborde le thème de la connaissance de soi, du rapport aux autres et à la réalité. C'est touchant, drôle: un bonheur à lire et à jouer.
Salvador, le narrateur raconte sa vie d'enfant des montagnes depuis sa naissance qui n'annonçait rien de bon puisqu'il ressemblait à un rat, jusqu'à son départ à la ville pour y poursuivre ses études. Dans ses souvenirs d'enfance pauvre, il y a sa mère qui se levait toujours la première, lavait le linge des riches, ses sept frères et soeurs, l'apprentissage de l'écriture et la décision de sa mère pour qu'il devienne écrivain. Il y a ses premiers émois devant la beauté de la Senora dont sa mère lave le linge et ses premiers chagrins lorsque le père s'en va et ne revient pas, tué lors d'une manifestation de paysans. Lorsque son frère aîné meurt, il devient à sept ans l'homme de la famille et se fait écrivain public pour mettre quelques sous dans la boîte aux économies de sa mère puis il monte trop tôt dans le train qui l'emmène pour ses études en ville. Dans cette pièce le récit passe subtilement au dialogue pour dire, simplement, la peur de la montagne, la peur du froid et du dernier morceau de pain. C'est surtout un magnifique hommage à la mère et à la vie qui distribue les bonheurs et les malheurs.