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Claude Levi-Strauss, une introduction
Keck Frédéric
POCKET
9,50 €
Épuisé
EAN :9782266143745
Littéraire, esthétique, politique ou morale, l'oeuvre de Lévi-Strauss est un des monuments intellectuels du XXe siècle, source de découvertes, d'étonnements et de plaisirs intellectuels toujours renouvelés. Mais elle est aussi un des lieux majeurs de la pensée scientifique de son époque. Témoin du siècle, non seulement de son histoire et de sa violence, mais aussi de ses espoirs et de ses avancées scientifiques, l'auteur de Tristes Tropiques a redonné son prestige à une science qui a pu se présenter comme la synthèse de toutes les sciences humaines: l'anthropologie. Cette introduction à la pensée de Lévi-Strauss montre la formidable actualité de cette pensée, et cherche l'unité de réflexion par-delà la diversité des objets sur lesquels elle s'est éprouvée, et des controverses philosophiques et scientifiques qu'elle a suscitées. Biographie de l'auteur Frédéric Keck est chercheur au CNRS (Groupe de sociologie politique et morale) et enseigne la philosophie au Centre international d'étude de la philosophie de l'Ecole normale supérieure. Il est notamment l'auteur de Lévi-Strauss et la pensée sauvage (PUF, 2004), et d'un ouvrage sur Lévy-Bruhl dans la collection "Pratiques théoriques" des Presses universitaires de France (à paraître).
Si la vie sociale est orientée par une diversité de valeurs, parfois conflictuelles, celles-ci deviennent visibles dans les choses que fabriquent, échangent et collectent les individus. Comment la diversité des valeurs s'insère-t-elle dans l'hétérogénéité de la matière pour lui donner une consistance sociale ? En quoi la matérialité d'un objet donne-t-elle prise à plusieurs formes de valorisation ? Ces questions ouvrent un champ d'étude au croisement de l'anthropologie des arts et de la culture matérielle. A partir d'enquêtes de terrain menées sur tous les continents, ce livre collectif élabore une réflexion commune dans le cadre du musée du quai Branly, en l'ouvrant à d'autres espaces dans lesquels les choses sont conservées et exposées avec des valeurs différentes. Les matérialités analysées dans ces études peuvent servir à la fabrication d'objets d'apparat (maisons, parures, statues) ou résulter de dégradations organiques (restes d'humains ou d'oiseaux) ou apparaître dans des infrastructures technologiques (séance de cinéma). En les inscrivant dans des biographies culturelles au cours desquelles les valeurs se transforment, l'étude de ces matérialités permet de suivre la genèse de valeurs que leur exposition dans un musée peut faire voir comme contradictoires. En revenant sur leur provenance, elle en dessine des futurs possibles.
L'anthropologie de Claude Lévi-Strauss intéresse la philosophie parce qu'elle étudie des formes de pensée dans les sociétés les plus éloignées, et bouleverse ainsi nos hypothèses philosophiques sur ce que signifie penser. Les sociétés dites "sauvages" nous donnent- elles à voir une autre pensée que la pensée scientifique, et quels rapports faut-il établir entre cette "pensée sauvage" et notre "pensée domestiquée"? Lévi-Strauss montre que la "pensée sauvage" n'est pas la pensée propre aux propre aux "sociétés sauvages" mais toute pensée dès qu'elle établit des classifications sur la nature sans la soumettre à des impératifs de domestication C'est pourquoi il s'appuie sur les analyses ethnologiques du totémisme pour résoudre le problème de la "mentalitéprimitive", La pensée sauvage ne précède pas la pensée domestiquée, elle l'accompagne en permanence comme l'ombre accompagne le corps, anticipant même ses formes les plus élaborées. Cet ouvrage propose une lecture du livre le plus philosophique de Lévi-Strauss, La pensée sauvage, publié en 1962, et qui marque le passage entre les Structures élémentaires de la parenté et les Mythologiques. Ce livre est lu ici à travers le rapport entre structure et événement: la structure n'est pas comprise comme une totalité fixe et centrée, mais comme une dynamique formelle qui se déploie sur plusieurs niveaux pour donner sens à des événements qui la décentrent. Il éclaire ainsi la polémique entre Lévi-Strauss et Sartre, et plus généralement l'opposition entre le structuralisme et les philosophes de la conscience, sur la question du sens de l'histoire.
Résumé : En quoi le " primitif " n'est-il pas un succédané de l'enfant, du rêveur ou du criminel auxquels veulent le cantonner les défenseurs de la " civilisation "? Comment comprendre que les Bororo puissent dire qu'ils sont des oiseaux Arara ? C'est la question que pose Lévy-Bruhl dans la Mentalité primitive en 1922. Cet historien de la philosophie, spécialiste des transferts culturels entre la France et l'Allemagne, intervient ainsi, au croisement de la philosophie, de l'anthropologie, de la psychologie et de la sociologie, dans le contexte des sciences humaines alors naissantes et déjà rivales. Aujourd'hui, ses travaux continuent d'alimenter les débats entre le structuralisme, la philosophie analytique et la phénoménologie. Qu'est-ce qui fonde, dans l'esprit humain, le principe de contradiction ? À quoi tiennent les sentiments et des croyances qui font percevoir un être naturel comme un être social ? Qu'est-ce qui rend possible la participation immédiate et affective au monde ? Voici enfin redécouvert un pan considérable de l'histoire de la pensée, qui lie le XIXe au XXe siècle, et qui permet de relire autrement Durkheim, Bergson, Lévi-Strauss.
C'est en s'opposant aux prénotions du sens commun et aux abstractions de la philosophie qu'Emile Durkheim fonde la sociologie dans sa rigueur scientifique. Pour autant, il n'invente pas un nouveau langage. Au contraire, il infléchit et renouvelle le sens des concepts existants afin de constituer le vocabulaire spécifique d'une nouvelle science qui apporte une résolution inédite aux problèmes classiques de la philosophie. C'est ce déplacement propre aux concepts durkheimiens que ce Vocabulaire a pour ambition de détailler. Au regard de sa postérité, la réforme durkheimienne du langage a réussi. Repris et discuté par l'école durkheimienne (Mauss, Halbwachs, Lévy-Bruhl...), réapproprié par les grands courants des sciences sociales au XXe siècle (Lévi-Strauss, Parsons, Goffman, Bourdieu...), le vocabulaire de Durkheim s'est institutionnalisé au point de constituer, aujourd'hui encore, le lexique fondamental de la sociologie. Revenir aux textes en parcourant les interprétations successives qui en ont été données, tel est le second objectif de ce Vocabulaire de Durkheim. Ce Vocabulaire entend être un guide destiné au lecteur de Durkheim, qu'il soit philosophe ou sociologue, néophyte ou averti.
Résumé : Utilisant des sources palies, sanscrites et chinoises inédites, Thich Nhat Hanh, en érudit et maître spirituel, restitue la vie et les enseignements de Bouddha dans toute leur humanité. Mêlant les principaux " sutras " au récit des événements, il nous livre une merveilleuse biographie, débarrassée des ornements de la légende. Mais il est aussi un merveilleux conteur : avec l'histoire du jeune bouvier Svasti, qui quitte sa famille pour suivre Siddharta, le récit prend une dimension romanesque qui séduira les lecteurs les plus jeunes comme les plus avertis.
Début 44, deux hommes exceptionnels sont arrêtés par la Gestapo et emprisonnés dans une mystérieuse forteresse allemande. L'un est médecin et vénérable d'une loge maçonnique très ancienne. L'autre est un éminent moine bénédictin. Le Reich, qui poursuit son rêve hégémonique et totalitaire, entend soumettre à son idéologie toutes les croyances qui l'ont précédé. Sous les ordres de Himmler, un service secret traque les ordres religieux, les voyants, les astrologues et les sociétés secrètes afin de leur arracher leurs pouvoirs, leurs rites et leurs techniques et de vérifier leur efficacité. Comment le franc-maçon et le chrétien, aux convictions a priori inconciliables, vont-ils s'affronter, s'écouter et s'entendre face à des tortionnaires nazis déterminés à les asservir ? Peuvent-ils sortir du piège sadique dans lequel ils sont enfermés ?
L?Art de la guerre de Sunzi (Ve siècle avant J.-C.) est le premier traité de stratégie connu au monde. Stratège militaire du début de l?époque des Royaumes combattants (475-221 av. J.-C.), l?auteur favorise la stratégie indirecte. Classique du genre, sa compréhension dépasse le domaine militaire et peut être étendue à la plupart des domaines de l?activité humaine. L?Occident en prit tardivement connaissance à partir du XVIIIe siècle. Quant à L?Art de la guerre de Sun Bin (milieu du IVe siècle avant J.-C.), on croyait ce texte perdu depuis plus d?un millénaire, au point de douter de l?existence de son auteur et de le confondre avec son ancêtre Sunzi. Jusqu?à la découverte, en avril 1972, de lamelles de bambou, dans un tombeau des Han de l?Ouest à Yinqueshan, dans le district de Linyi, province du Shandong. Elles portaient non seulement le texte de L?Art de la guerre de Sunzi mais aussi celui de L?Art de la guerre de Sun Bin. Elles permirent de distinguer les deux auteurs, leur originalité, et de prendre enfin connaissance de l??uvre disparue. Pour la première fois en France ces deux textes sont publiés ensemble dans la traduction de Tang Jialong.
On est volontiers persuadé d'avoir lu beaucoup de choses à propos de l'holocauste, on est convaincu d'en savoir au moins autant. Et, convenons-en avec une sincérité égale au sentiment de la honte, quelquefois, devant l'accumulation, on a envie de crier grâce. C'est que l'on n'a pas encore entendu Levi analyser la nature complexe de l'état du malheur. Peu l'ont prouvé aussi bien que Levi, qui a l'air de nous retenir par les basques au bord du menaçant oubli : si la littérature n'est pas écrite pour rappeler les morts aux vivants, elle n'est que futilité."