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Politiques de la critique. Essai sur les limites et la réinvention de la critique francophone
Kavwahirehi Kasereka
HERMANN
34,15 €
Épuisé
EAN :9791037008848
A quelles conditions la critique telle qu'elle se pratique en Afrique francophone peut-elle sortir de son arcboutement sur des formes routinisées pour participer à l'invention des pratiques émancipatrices ? Telle est la question au coeur de cet essai. A la recherche d'une fonction sociale effective de la critique à l'ère du creusement des inégalités, l'auteur propose de renouer avec l'esprit de la critique tel qu'on peut le retrouver chez Marx, Nietzsche, Benjamin, Césaire, Foucault et Said, pour qui la critique avait pour ambition de déstabiliser ou de démanteler les structures ossifiées de la connaissance et de l'exploitation, les mythes et les mythologies de la vie quotidienne, d'une part ; d'autre part, de repoliliser et resocialiser la littérature et, surtout, de développer une approche intégrant théorie littéraire et théorie sociale. Sont analysés des romans de Sinzo Aanza, Mariama Bâ, Jean Bofane, Mbougar Sarr, Fiston Mwanza Mujila et un court-métrage de Sammy Baloji.
Il s'agit ici de poser à nouveaux frais. dans la situation actuelle de l'Afrique. la célèbre question: Que peut la littérature? Comment s'effectue en elle, selon son procès spécifique. la mise en scène critique de la mondialisation? Autrement dit. quelle réponse littéraire (poétique. esthétique) et artistique les écrivains et artistes africains donnent-ils à la mondialisation comme question incontournable adressée à notre imagination, celle-ci étant entendue au sens de "fonction mythopoétique" et de "siège d'un travail en profondeur qui commande les changements décisifs de nos visions du monde" (Ricoeur)? Enfin comment se donne à penser la responsabilité de l'écrivain / artiste africain aujourd'hui? En somme. il s'agit de voir comment les productions littéraires et cinématographiques africaines se constituent lieu d'accueil de la mondialisation pour en faire une analytique radicale. S'agit-il d'un accueil passif au risque d'une altération aliénante ou. plutôt. d'une hospitalité active qui fait de ce qui est reçu - le signifiant d'une culture globale - l'ingrédient d'une nouvelle création s'inscrivant dans le sillage d'une mémoire locale?
Effondrements et périls suprêmes appellent toujours de grandes reconstructions de sens et d'ordre. Comment concevoir de nouvelles modalités d'un vivre-ensemble humain dans la région des Grands Lacs africains ? Faut-il parler de reconstruction ou de refondation ? Quelles ressources mobiliser ? Que faire pour que les millions de morts deviennent source d'une production politique ? Telles sont les questions que pose ce livre. L'ingénierie politicienne et l'humanitarisme néolibéral ont montré leur incapacité à promouvoir un projet de relèvement du sujet africain. A la différence de la raison technique, les traditions religieuses contiennent des ressources symboliques d'une force particulière pour faire échec aux forces mortifères de désintégration : réunir l'homme brisé avec lui-même comme avec les autres et le cosmos. Quelles sont dès lors les conditions que doit remplir le christianisme pour jouer un rôle moteur dans la ré-imagination politique de l'Afrique et instituer un nouvel imaginaire social : celui de la sacralité de la vie ? La démarche interdisciplinaire de l'auteur, qui plonge dans le drame humain de la région des Grands Lacs, ouvre des voies pour des pratiques éthique, théologique, politique et philosophique aptes à permettre une remontée commune en humanité.
Après moult turbulences, l'Afrique francophone fait l'expérience de la démocratie. Des Constitutions démocratiques ont été rédigées, des institutions politiques installées et des dirigeants démocratiquement élus. Mais le malaise social et les travers anciens persistent : corruption, creusement des inégalités sociales, nombre croissant des sans parts, etc. La démocratie dont on fait l'expérience est-elle celle qu'attendaient les citoyens ordinaires, longtemps livrés à eux-mêmes, sans droit au chapitre, voire sans droit du tout ? N'a-t-on pas adopté, dans un élan mimétique, la démocratie comme système de gouvernement dans lequel le pouvoir est entre les mains des officiels librement élus, et oublié que la démocratie est d'abord une idée sociale dont les élections fréquentes, les institutions gouvernementales ne sont que des mécanismes pour procurer à cette idée sociale des canaux d'opération effective ? Cet ouvrage essaie de répondre à ces questions en mettant au coeur de la réflexion l'éducation que Dewey qualifiait d'accoucheuse de la démocratie. Partant du Congo-Kinshasa, l'éléphant malade dont on a souvent dit que le réveil entraînera l'éveil de tout le continent, le livre montre que la tâche de la démocratie africaine ne peut se réduire à une ingénierie politique ni à l'importation des institutions créées pour résoudre des problèmes qui se sont posés ailleurs.
Malgré des avancées politiques et juridiques en faveur de l'égalité, la progression et la rétention des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins demeurent inégales. Comment expliquer les écarts de progression de carrière des femmes dans ces milieux ? Dans les trajectoires de carrière, quels sont les enjeux qui peuvent expliquer la progression ou non des femmes ? Quelles sont les pratiques organisationnelles porteuses de changement ? Ce livre présente les résultats d'une recherche multidisciplinaire réalisée sur le terrain auprès d'organisations de divers secteurs. Dépassant l'étude des trajectoires individuelles, cette recherche permet de découvrir les dimensions contextuelles et culturelles des organisations qui influencent les parcours de carrière des femmes et la rétention en emploi. Loin de présenter une recette miracle ou un modèle unique pour corriger les situations inégalitaires au travail, la démarche proposée repose sur un processus dynamique et transformatif visant à répertorier au sein des organisations et de leur écosystème les éléments favorables à une meilleure inclusion des femmes dans différentes professions.
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?