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Le prix de l'impasse. Christianisme africain et imaginaire politique
Kavwahirehi Kasereka
PETER LANG AG
65,90 €
Épuisé
EAN :9782875741042
Effondrements et périls suprêmes appellent toujours de grandes reconstructions de sens et d'ordre. Comment concevoir de nouvelles modalités d'un vivre-ensemble humain dans la région des Grands Lacs africains ? Faut-il parler de reconstruction ou de refondation ? Quelles ressources mobiliser ? Que faire pour que les millions de morts deviennent source d'une production politique ? Telles sont les questions que pose ce livre. L'ingénierie politicienne et l'humanitarisme néolibéral ont montré leur incapacité à promouvoir un projet de relèvement du sujet africain. A la différence de la raison technique, les traditions religieuses contiennent des ressources symboliques d'une force particulière pour faire échec aux forces mortifères de désintégration : réunir l'homme brisé avec lui-même comme avec les autres et le cosmos. Quelles sont dès lors les conditions que doit remplir le christianisme pour jouer un rôle moteur dans la ré-imagination politique de l'Afrique et instituer un nouvel imaginaire social : celui de la sacralité de la vie ? La démarche interdisciplinaire de l'auteur, qui plonge dans le drame humain de la région des Grands Lacs, ouvre des voies pour des pratiques éthique, théologique, politique et philosophique aptes à permettre une remontée commune en humanité.
Après moult turbulences, l'Afrique francophone fait l'expérience de la démocratie. Des Constitutions démocratiques ont été rédigées, des institutions politiques installées et des dirigeants démocratiquement élus. Mais le malaise social et les travers anciens persistent : corruption, creusement des inégalités sociales, nombre croissant des sans parts, etc. La démocratie dont on fait l'expérience est-elle celle qu'attendaient les citoyens ordinaires, longtemps livrés à eux-mêmes, sans droit au chapitre, voire sans droit du tout ? N'a-t-on pas adopté, dans un élan mimétique, la démocratie comme système de gouvernement dans lequel le pouvoir est entre les mains des officiels librement élus, et oublié que la démocratie est d'abord une idée sociale dont les élections fréquentes, les institutions gouvernementales ne sont que des mécanismes pour procurer à cette idée sociale des canaux d'opération effective ? Cet ouvrage essaie de répondre à ces questions en mettant au coeur de la réflexion l'éducation que Dewey qualifiait d'accoucheuse de la démocratie. Partant du Congo-Kinshasa, l'éléphant malade dont on a souvent dit que le réveil entraînera l'éveil de tout le continent, le livre montre que la tâche de la démocratie africaine ne peut se réduire à une ingénierie politique ni à l'importation des institutions créées pour résoudre des problèmes qui se sont posés ailleurs.
A quelles conditions la critique telle qu'elle se pratique en Afrique francophone peut-elle sortir de son arcboutement sur des formes routinisées pour participer à l'invention des pratiques émancipatrices ? Telle est la question au coeur de cet essai. A la recherche d'une fonction sociale effective de la critique à l'ère du creusement des inégalités, l'auteur propose de renouer avec l'esprit de la critique tel qu'on peut le retrouver chez Marx, Nietzsche, Benjamin, Césaire, Foucault et Said, pour qui la critique avait pour ambition de déstabiliser ou de démanteler les structures ossifiées de la connaissance et de l'exploitation, les mythes et les mythologies de la vie quotidienne, d'une part ; d'autre part, de repoliliser et resocialiser la littérature et, surtout, de développer une approche intégrant théorie littéraire et théorie sociale. Sont analysés des romans de Sinzo Aanza, Mariama Bâ, Jean Bofane, Mbougar Sarr, Fiston Mwanza Mujila et un court-métrage de Sammy Baloji.
Il s'agit ici de poser à nouveaux frais. dans la situation actuelle de l'Afrique. la célèbre question: Que peut la littérature? Comment s'effectue en elle, selon son procès spécifique. la mise en scène critique de la mondialisation? Autrement dit. quelle réponse littéraire (poétique. esthétique) et artistique les écrivains et artistes africains donnent-ils à la mondialisation comme question incontournable adressée à notre imagination, celle-ci étant entendue au sens de "fonction mythopoétique" et de "siège d'un travail en profondeur qui commande les changements décisifs de nos visions du monde" (Ricoeur)? Enfin comment se donne à penser la responsabilité de l'écrivain / artiste africain aujourd'hui? En somme. il s'agit de voir comment les productions littéraires et cinématographiques africaines se constituent lieu d'accueil de la mondialisation pour en faire une analytique radicale. S'agit-il d'un accueil passif au risque d'une altération aliénante ou. plutôt. d'une hospitalité active qui fait de ce qui est reçu - le signifiant d'une culture globale - l'ingrédient d'une nouvelle création s'inscrivant dans le sillage d'une mémoire locale?
Vai Lorenzo ; Tortola Pier domenico ; Pirozzi Nico
This book is a collection of the contributions to the Governing Europe project, which tackles the current situation and the future developments of the European mechanism of governance, putting forward a series of policy and institutional recommendations for the medium and long term, aimed at improving the democratic nature and the effectiveness of the European decision-making processes.
Van Raemdonck Dan ; Detaille Marie ; Meinertzhagen
Ceci n'est pas une grammaire. Quoique. N'est-il pas présomptueux de vouloir rajouter une grammaire à la grammaire ? Cependant, les enseignants que nous rencontrons depuis plusieurs années maintenant ressentent et pensent la grammaire comme arbitraire et dogmatique, peu systémique. Leur attitude révèle une certaine insécurité face à la matière à enseigner. D'où la démarche entreprise de rédiger un référentiel grammatical à leur usage. Plutôt qu'une parole dogmatique, nous proposons un chemin progressif d'acquisition, comme en spirale. L'appropriabilité du discours grammatical dépend, selon nous, de la réinstauration du sens. En effet, si le savoir a du sens pour l'apprenant, si le système présenté est organisé de manière cohérente et ne se réduit pas à une classification ou à un étiquetage décalés de l'usage et de la construction/interprétation de la signification, la grammaire, qui n'est dès lors plus orthocentrée, apparaitra plus en phase avec la langue telle que l'exploitent les divers usagers. Elle ne sera plus vue comme un discours abstrait et inappropriable car inadapté. Dans cette perspective, nous avons interrogé le savoir à transmettre, révisé le discours sur la langue afin de nous assurer de sa justesse – celui-ci ayant trop souvent été constitué en savoir presque en soi –, de sa cohérence et de son appropriabilité, et proposé une " linguistique applicable ".
Cet ouvrage part du postulat que le degré d'effervescence mémorielle est proportionnel au degré de violence subie dans le passé ou de silence imposé et perçu comme une injustice non réparée. Les mobilisations mémorielles autour d'un devoir de mémoire prennent souvent la forme violente de "guerres de mémoire" . Leur violence symbolique (ou autre) est en corrélation avec la violence des conflits passés : violence résultant de la conquête de territoires, violence politique des régimes dictatoriaux, violence des vainqueurs envers les vaincus, violence des empires à l'égard de leurs sujets, violence de guerres civiles et de luttes de libération nationale... Querelleuses, les mémoires de conflits alimentent des tensions politiques, susceptibles de déclencher de nouveaux conflits. Comment ces revendications à caractère purement mémoriel deviennent-elles un enjeu de lutte sociale et politique ? Quelle est l'attitude de l'Etat face aux visions alternatives, non officielles du passé ? Ces dernières parviennent-elles toujours à modifier le paradigme du grand récit national ? A quelles conditions peut-on arriver à un apaisement mémoriel durable ? Quelles sont les stratégies pour le rapprochement entre deux nations, autrefois belligérantes, ou pour la recherche d'une cohésion au sein d'une société divisée ? Un devoir de mémoire ne devrait-il pas s'accompagner d'un devoir de vérité pour toutes les parties impliquées dans le conflit ? C'est à ces questions, d'ordre d'abord éthique, que tentent de répondre les auteurs de cet ouvrage.