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Les paradoxes de la mobilité. Bouger, s'enraciner
Kaufmann Vincent
PU POLYTECHNIQU
14,90 €
Épuisé
EAN :9782880747695
Au sein d'un couple, souvent l'un et l'autre exercent leur profession dans des villes différentes. Dans leur existence pimentée de vols lointains pour le travail ou les loisirs, ils bougent sans cesse. Se sentent-ils pour autant plus libres? En outre, ils tiennent à enraciner dans leur maison à la campagne. Ce va-et-vient caractérise la société contemporaine, ample phénomène dont le sociologue Vincent Kaufmann, après de longues enquêtes, analyse les conséquences: éclatement urbain, rôle impérieux de la voiture, embouteillage des transports, sort des enfants, et surtout capacité personnelle de s'adapter à cette mobilité, financièrement et mentalement, sous peine d'être marginalisé. Ce livre décrit aussi les transformations de quartiers de Paris tout comme les conséquences sociales du "modèle suisse" donné comme exemple en Europe: les transports publics à Berne ou Zurich.
Résumé : Sommée plus que jamais de se conformer aux impératifs du spectacle, la littérature contemporaine évolue à grands pas. S'il veut exister sur la scène littéraire, l'écrivain doit désormais accepter de comparaître devant les médias, avouer ce qu'il est, attester son authenticité, témoigner d'un goût prononcé pour le sacrifice. Or, ce choc culturel intervient au moment même où l'auteur se trouve en quelque sorte déprofessionnalisé par l'émergence des réseaux sociaux et l'injonction qui lui est faite de se soumettre au jeu, qui est le propre de l'interactivité. Vivons-nous pour autant la fin de la littérature ? Les impératifs de la téléréalité auront-ils raison de la création et de la culture littéraires ? Sûrement pas, et cette introduction à la littérature contemporaine récuse toute perspective "décliniste". Elle prend acte, tout simplement, qu'à l'ère du numérique, le statut de l'auteur a changé comme ont changé nos façons d'être au monde.
Au sein d'un couple, souvent l'un et l'autre exercent leur profession dans des villes différentes. Dans leur existence pimentée de vols lointains pour le travail ou les loisirs, ils bougent sans cesse. Se sentent-ils pour autant plus libres? En outre, ils tiennent à s'enraciner dans leur maison de campagne. Ce va-et-vient caractérise la société contemporaine, ample phénomène dont le sociologue Vincent Kaufmann, après de longues enquêtes, analyse les conséquences: éclatement urbain, rôle impérieux de la voiture, embouteillage des transports, sort des enfants, et surtout capacité personnelle de s'adapter à cette mobilité, financièrement et mentalement, sous peine d'être marginalisé. Ce livre décrit aussi les transformations de quartiers de Paris tout comme les conséquences sociales du 'modèle suisse' donné comme exemple en Europe: les transports publics à Berne ou Zurich.
Résumé : Confrontées aux défis écologiques et aux impératifs qu'ils exigent, les politiques publiques aspirent à placer la durabilité au centre de nos préoccupations quotidiennes. Les différentes incitations mises en oeuvre peinent cependant à vaincre l'inertie que leur opposent nos modes de vie. La consommation d'énergie par ménage augmente, l'étalement urbain se poursuit et les distances de déplacement ne cessent de croître. Un tel manque d'efficacité tient avant tout à une compréhension imparfaite des personnes, de leurs pratiques et des motifs qui les sous-tendent. Il montre que l'adaptabilité des citoyens face aux politiques qui visent à orienter leurs choix est trop souvent sous-estimée. Peut-on intervenir sans comprendre les raisons, parfois intimes, qui sont à l'origine des pratiques de mobilité, des formes de consommation ou encore des choix résidentiels ? Le présent ouvrage propose un état des lieux des recherches autour de la question des modes de vie à partir d'enquêtes originales et récentes portant sur l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, les Etats-Unis, la France, l'Italie, la Grande-Bretagne, le Japon, la Suisse et la Turquie. Il vise à mettre en évidence l'ampleur et la variété des connaissances nécessaires à l'urbaniste pour concevoir des politiques d'aménagement plus compréhensives et plus réflexives.
Heinrich Tessenow publie la première édition de son Hausbau und dergleichen en 1916, en pleine Première Guerre mondiale. Et, à l'image de ses projets et édifices bâtis, cette oeuvre aussi brève que lumineuse ne manquera pas de susciter l'admiration des grands protagonistes de l'architecture européenne de l'époque. La construction de maisons dans ses déclinaisons les plus modestes (maisons ouvrières ou pour la petite bourgeoisie) lui offre un terreau fertile pour questionner les principes fondamentaux de la composition. Accompagnée de ses légendaires dessins au trait, la voix simple et claire de Tessenow s'écarte ainsi discrètement des slogans de l'avant-garde dans l'intense débat qui anime les premières décennies du XXe siècle. C'est peut-être ce qui lui a valu d'être laissé en marge des grands récits de la modernité architecturale. Or, un siècle plus tard, à l'heure où l'on se met à repenser les limites d'un concept de "modernité" souvent trop étroit, la posture originale et inimitable de cette architecture, plaçant l'habitation au centre de la réflexion, trouvera plus que jamais, dans cette première édition française, l'écho qu'elle mérite.
Le 14 septembre 2015, des ondes gravitationnelles sont détectées pour la première fois de l'histoire. Ces vagues dans la structure de l'espace-temps, prédites par la théorie de la relativité générale un siècle auparavant, provenaient de la collision de deux étoiles massives transformées en trous noirs, à plus d'un milliard d'années-lumière de la Terre. En suivant la piste des pionniers de l'astrophysique stellaire du milieu du 19e siècle jusqu'à nos jours, cet ouvrage retrace la vie tumultueuse des étoiles les plus massives de l'Univers, depuis leur formation dans d'immenses nuages moléculaires jusqu'à leur explosion spectaculaire en supernova, elles-mêmes à l'origine des astres les plus étranges du cosmos : les étoiles à neutrons et les trous noirs. Aussi rares qu'éphémères, les étoiles massives jouent un rôle fondamental dans l'évolution des galaxies en ionisant le gaz interstellaire, en y injectant de vastes quantités d'énergie et en fabriquant des éléments chimiques aussi divers que l'oxygène, le sodium, l'or et l'argent. C'est à une incursion de haute voltige dans le monde fascinant des étoiles massives que nous convie l'astrophysicien Laurent Drissen, tout en passant en revue les progrès réalisés en astronomie et qui nous ont permis d'étudier le Soleil, les galaxies et l'histoire de notre Univers.
Résumé : Aujourd'hui, à l'évocation de l'architecture japonaise, les images d'un temple ou d'une pagode viennent assez naturellement à l'esprit. Certains auront également en tête des oeuvres plus contemporaines : les voiles de béton brut de décoffrage, massifs et modulaires à la manière d'Ando Tadao, les architectures plus légères d'Ito Toyo, Sejima Kazuyo ou les façades ouvragées de Kuma Kengo1, pour ne citer qu'eux. Un fossé générationnel, voire historique, assez surprenant, semble s'être creusé entre les images d'une architecture traditionnelle très emblématique où le bois est le matériau de prédilection, et celles plus actuelles de projets innovants où son usage se réduit. Au Japon, bien que le charpentier en ait longtemps été le maître d'oeuvre principal, la culture architecturale contemporaine semble avoir oublié ce savoir constructif accumulé durant des siècles. Une telle constatation s'applique d'ailleurs à nombre d'autres domaines de l'art comme la musique - les enfants japonais apprennent plus volontiers le piano ou le violon que le shamisen ou le koto - la peinture et la sculpture, enseignées selon les canons occidentaux depuis la réforme de Meiji à la fin du XIXe siècle. Le déclin de l'artisanat, l'industrialisation, la modernisation des savoirs et des techniques, sont des phénomènes aujourd'hui observables à une échelle globale, mais dans le cas du Japon en particulier, le contraste est saisissant, même inquiétant, entre ce qui reste d'un patrimoine ancien et ce qui se construit en majorité dans les villes japonaises.
Cet ouvrage plaide en faveur de deux revendications : (i) Le déterminisme en sciences n'entre pas en conflit avec le libre arbitre humain parce qu'il est descriptif plutôt que prescriptif (pas de prédétermination) ; (ii) la formulation, la vérification expérimentale et la justification des théories scientifiques présupposent le libre arbitre humain et, par là même, les personnes comme ontologiquement primitives (pas de réduction naturaliste). L'argument en faveur de (i) est essentiellement humien, tandis que celui pour (ii) est d'inspiration kantienne et s'enracine dans la pensée de Sellars sur l'image scientifique et l'image manifeste du monde. Ainsi le livre défend-il, d'une part, le réalisme scientifique contre la confusion entre fait et faux, et, d'autre part, explique-t-il pourquoi les théories, les lois et les explications scientifiques ne peuvent aller jusqu'à nous imposer des normes pour nos pensées et nos actions.