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L'EXPERIENCE EMOTIONNELLE DE L'ESPACE
KAUFMANN
VRIN
36,00 €
Épuisé
EAN :9782711604395
Rechercher sur une surface vierge le tracé d'une période réglée de la parole afin d'enclore en son contour les signes évocateurs d'un paysage poétique, planter le décor d'une action dramatique intégrant sa propre durée, abandonner ce décor lui-même aux vicissitudes d'un procès filmique, toutes ces opérations, au même titre que les productions plastiques, et la musique même, nous confrontent à l'énigme du réglage de l'intention expressive sur la distance à laquelle se tient son destinataire ; distance indéfiniment variable et dont les variations commandent la distribution du spectre artistique, des ombres glacées de l'absence aux jeux gratuits d'un narcissisme triomphant. Des mutations de l'expérience émotionnelle à la systématique des arts, de celle-ci à la procession des figures du Sujet, se trouvera ainsi manifestée dans les perspectives originairement ouvertes par Merleau-Ponty, par Freud et par Lacan la fécondité heuristique toujours vivante de leur enseignement.
Cet ouvrage présente la réflexion d'un sociologue praticien sur sa propre méthode d'enquête : l'entretien compréhensif. S'inspirant de l'anthropologie, la démarche consiste à considérer les interviewés comme des informateurs et à découvrir leurs catégories de pensée, tant pour conduire les entretiens de façon efficace que pour produire des hypothèses. La compréhension intime de la manière dont la personne pense et agit est ainsi utilisée pour mettre en évidence des processus sociaux et développer l'explication sociologique.
Cet ouvrage présente la réflexion d'un sociologue praticien sur sa propre méthode d'enquête : l'entretien compréhensif. S'inspirant de l'anthropologie, la démarche consiste à considérer les interviewés comme des informateurs et à découvrir leurs catégories de pensée, tant pour conduire les entretiens de façon efficace que pour produire des hypothèses. La compréhension intime de la personne pense et agit est ainsi utilisée pour mettre en évidence des processus sociaux et développer l'explication sociologique.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.