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Ceci n'est pas un fantôme. Essai sur les personnages de fantômes dans les théâtres antique et contem
Katuszewski Pierre
KIME
25,40 €
Épuisé
EAN :9782841745531
Les personnages de fantômes sont omniprésents dans le théâtre contemporain. Peu commentés et même parfois supprimés lors du passage à la scène : ils n'entrent généralement pas dans les constructions intellectuelles ne s'attachant qu'à proposer une herméneutique du texte. C'est en passant par l'analyse d'une pratique théâtrale différente, le théâtre romain, théâtre du jeu par excellence, où le fonctionnement des fantômes est indissociable de la performance, qu'il est possible de comprendre leur rôle chez des auteurs aussi importants que Pier Paolo Pasolini, Didier-Georges Gabily, Edward Bond, Bernard-Marie Koltès, Heiner Müller, et de repenser in fine le fantôme de l'Hamlet de Shakespeare. Si le théâtre contemporain, déritualisé et décodifié, ne peut être strictement comparé aux théâtres antiques, le passage par le théâtre romain et le théâtre grec permet de considérer les personnages de fantômes du théâtre contemporain autrement que comme des symboles ou des métaphores, mais plutôt comme des personnages agissant directement sur le spectacle et établissant un lien entre la scène et la salle. Cet essai vise donc à combler le vide critique qui entoure les personnages de fantômes dans les théâtres antique et contemporain et à montrer comment ils permettent de sortir du cercle vicieux de la représentation et du sens, et de " rethéâtraliser " le théâtre.
DU STAND-UP AU POST-PORN : LE SPECTACLE AUX INTERSECTIONS DU GENRE. Vous avez dit lesbienne, queer, au théâtre... Qu'est-ce à dire ? Etude comparée : La lesbienne invisible d'OcéaneRoseMarie et Monstres d'amour de Rébecca Chaillon. Performer l'intersectionnalité à la fin du XXe siècle : Carmelita Tropicana, une lesbienne cubano-américaine au coeur du Village newyorkais. "Asi se baila en mi tierra" : Les Warmishinas dans les danses populaires andines : le cas du groupe de danse Ñuca Trans. POUR UNE HISTOIRE DU GENRE ET DES ARTS VIVANTS. Questions pour une méthodologie féministe dans l'histoire du théâtre. Des costumiers aux costumières : Processus et conséquences d'une féminisation du secteur professionnel. Retour sur l'élaboration d'un répertoire de pièces d'autrices dramatiques françaises notoires du XIXe siècle : dessin d'une généalogie d'ancêtres de même corporation
Lieu l'insistance est un livre dense qu'on peut présenter ainsi en quelques mots clés: recherche d'espace (l'agencement des mots sur la page répond à une nécessité interne à une parole qui a besoin de respirer), lyrisme et rupture (la voix est un fil tendu, "déchanté" et "gué", passage possible), et intensité des sensations toujours portées à leur plus juste degré d'ouverture à l'inconnu. C'est une voix nouvelle de la poésie française, qui est une des plus prometteuse.
Quelles méthodes adopter aujourd'hui pour rendre compte de la diversité des formes spectaculaires passées et présentes ? Mobilisant les regards croisés de nombreux experts cet ouvrage interroge les voies d'un renouveau épistémologique de la recherche en arts de la scène. Depuis plusieurs décennies, la recherche en arts du spectacle s'est enrichie de nouveaux objets, de nouvelles méthodes. Longtemps focalisées sur le texte et la mise en scène, ces études ont désormais pris en compte d'autres paramètres liés aux contextes culturels, aux techniques, abolissant les frontières disciplinaires et géographiques. Cet ouvrage, mobilisant les regards de chercheurs venus de plusieurs horizons scientifiques, fait le pari d'une méthodologie de l'observation débarrassée de tout présupposé comme source de renouvellement des connaissances, hypothèses et questionnements.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.
La figure du voyageur-philosophe est volontiers associée aux récits de l'âge classique, qu'elle emprunte la forme de la fiction ou celle du témoignage autobiographique. Descartes fonde sa philosophie de la méthode sur l'expérience de l'errance et de l'exil ; jusqu'au XVIIIe siècle, le Voyage philosophique accompagne les grandes découvertes et l'ambition encyclopédique de recenser tous les territoires, les modes de gouvernement et les aires linguistiques. Les liens entre voyage et philosophie semblent ensuite se distendre, au fur et à mesure que s'autonomise la littérature et que se développent la promenade romantique et le voyage d'agrément. Mais peut-on réellement parler d'une fin, ou du moins d'une éclipse du voyage philosophique, et ce phénomène coïncide-t-il avec la fracture historique qui fait éclater le système des Belles-lettres où littérature, histoire et philosophie étaient encore unies ? Le présent ouvrage se propose d'interroger le devenir du voyage philosophique à partir du XIXe siècle et les formes de sa résurgence, à la fois du côté de la littérature et de la philosophie, dans un esprit de dialogue entre les disciplines. De Friedrich Nietzsche, qui élabore sa philosophie de l'esprit libre à partir de ses voyages, à Bruce Bégout, qui revisite la figure du philosophe-voyageur sous la forme du nomade motorisé, la pensée philosophique ne cesse d'être stimulée par l'errance ou d'orienter celle-ci. Y a-t-il lieu de distinguer une écriture philosophique et une écriture littéraire du voyage, et quelle est la place de l'expérience et du vécu, de la description ou de la conceptualisation, selon l'identité ou le champ de compétences que revendique le voyageur ? Voyager en philosophe renvoie aux multiples façons de décentrer l'écriture et la pensée, y compris pour proposer ce que Pierre Macherey appelle une "philosophie littéraire" : que fait la littérature de voyage à la philosophie, et inversement, que fait la philosophie à la littérature de voyage ?
Le philosophe Charles Appuhn s'est adonné à l'ingrate lecture de la "Bible du peuple allemand" , selon l'auréole de la propagande officielle de 1933 car Mein Kampf offre une vue sans égal non pas seulement sur Hitler, mais sur l'idéologie et les projets politiques de l'hitlérisme. La "destruction des Juifs d'Europe" (selon le titre que Raul Hilberg donna à la somme qu'il consacra à cette destruction) n'est pas seule à y être programmée mais de façon fanatiquement répétée, celle de l' "ennemi de toujours" , la France. Quant à l'Est et aux peuples Slaves, le sort que Hitler annonce constituer également une nécessité vitale pour l'Allemagne, revient à les anéantir aussi afin que la population allemande puisse s'approprier leurs territoires (Drang nach Osten). Il s'agit bien, là ou jamais, de ce que Alexandre Koyré a appelé dans ses Réflexions sur le mensonge une "conspiration en plein jour" . La traduction et la présentation des extraits les plus "significatifs" , selon les termes de Charles Appuhn permettent de disposer en France dès 1933 de cent soixante-dix pages lumineuses en lieu et place des quelque huit cents pages de l'allemand verbeux de Hitler. Aussi bien, il faut y insister, cet Hitler par lui-même est en France la première divulgation autorisée. Elle ne sera interdite qu'en 1943. Sans entrer dans le labyrinthe des avatars éditoriaux, l'originalité courageuse de l'éditeur Jacques Haumont apparaît d'autant mieux qu'en 1933 on disposait certes de nombreux articles en français consacrés au parti national-socialiste, à la montée du nazisme et à la politique allemande, en général tout en ignorant ce manifeste nazi qu'est Mein Kampf. Rappelons que le premier volume, dans lequel Hitler se livre à son autobiographie, fut publié à Munich en 1925, suivi en 1926 du second qui, cette fois, expose les idées et le programme hitlériens. Or, Hitler, en accord avec Eher Verlag, son éditeur, en interdit toute traduction française.
Violence, domination, inégalité, tyrannie et insurrections : la réflexion de Spinoza sur le droit et la politique ne se limite pas au pacte social, ni à la liberté de philosopher. Il ne s'agit pas seulement de dresser la liste des droits respectifs du souverain et des sujets, dans le sillage des théories du droit naturel. Déjà Althusser avait rapproché Spinoza de Marx et Alexandre Matheron avait montré le rôle essentiel des passions dans la Cité et ses transformations. Toute une génération de chercheurs s'est interrogée ensuite sur les notions par lesquelles se pense ce devenir : foule, peuple, nation, mais aussi multitude. C'est ce dernier terme surtout qui concentre le mieux une pensée de l'initiative historique des citoyens et de leur puissance collective. Il restait à en tirer les conséquences sur les rapports entre individu et multitude, sur les relations de la pensée spinoziste avec Machiavel, Grotius et Hobbes, sur l'attitude de Spinoza envers révolution et conservation, résistance, assimilation et intégration, citoyenneté, désobéissance et révolte. Autant de thèmes qui sont développés ici, à travers la lecture renouvelée de L'Ethique, du Traité théologico-politique, et du Traité politique. Le volume s'achève par un entretien avec Toni Negri, qui fut le premier, dans son livre L'Anomalie sauvage, à mettre en lumière l'importance et le rôle de ce concept. Il y fait le bilan de son propre itinéraire et des discussions qu'il a suscitées.