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L'économique au défi des pathologies sociales
Kassé Moustapha
L'HARMATTAN
52,00 €
Épuisé
EAN :9782140269257
L'évaluation des faits sociaux, la pauvreté, les inégalités, le chômage, la santé, l'éducation et la formation, font l'objet de préoccupations communes à toutes les organisations internationales. Cet ouvrage analyse en six titres les problématiques des faits sociaux stylisés et massifs qui forment, aujourd'hui, les dynamiques qui mènent le monde et désarment le politique. Après une analyse de toutes les pathologies sociales africaines auxquelles doivent faire face des Etats faibles et désarticulés, les conséquences coulent de source : paroxysme des souffrances populaires, les émeutes, les lendemains incertains constituant les germes d'un cocktail explosif annonciateur de printemps des peuples. L'auteur donne une infrastructure théorique à l'ensemble des précarités en Afrique, en liaison avec les politiques économiques appliquées qui ressortent de l'Economie du Développement.
En dépit d'un contexte particulièrement favorable lié à leur proximité géographique, historique, culturelle, et linguistique entre autres, les pays membres de l'UEMOA, engagés depuis leur indépendance politique en 1960, dans un processus d'intégration économique et monétaire, ne semblent pas avoir réussi à en tirer les dividendes en termes d'intégration sociale. La répartition personnelle des revenus révèle trois groupes de pays. Cependant, le recours au modèle de la valeur-temps permet d'établir que l'ensemble des pays peut être considéré comme intégré monétairement, car partageant une même valeur économique de l'unité de temps. Toutefois et fondamentalement, les processus d'intégration économique et monétaire au sein de l'UEMOA et de l'UMOA n'ont pas encore induit l'intégration sociale, au sens d'une communauté homogène fusionnant leurs populations, sauf pour les deux pays leaders (Côte d'Ivoire et Sénégal) entre eux, d'une part, et le Mali et le Bénin d'autre part.
Les débats sur le retour des politiques industrielles au niveau théorique et pratique ont charrié une double interrogation à propos de l'industrialisation africaine : est-elle nécessaire ? Est-elle possible ? Les réponses les plus confondantes qui ont conditionné beaucoup de décideurs et praticiens de l'économie sont celles, négatives, des institutions financières internationales. Leur argumentaire, tendant à faire prévaloir l'impossible décollage industriel, se fonde sur l'épure théorique néolibérale et le listing d'une série d'obstacles institutionnels, structurels et monétaires. Manifestement, ces naïvetés idéologiques, en voie d'abandon, ont fait l'impasse sur deux évolutions marquantes au niveau de la division internationale du travail : d'une part, la montée en puissance industrielle, technologique et financière des nouveaux pays émergents du Sud, conséquence de la fragmentation des chaînes de valeur et de la relocalisation des activités industrielles dans l'espace mondial ; et d'autre part, la revalorisation des matières premières africaines, chaînon manquant de l'industrialisation. Ces deux facteurs sont à la base de l'embellie de la croissance économique africaine en dépit de la crise mondiale. Aussi, ces facteurs doivent être les éléments structurants de l'industrialisation africaine. Par la géostratégie (géoéconomie) des matières premières, l'Afrique est introduite dans le jeu économique planétaire. En rapprochant les intérêts économiques, financiers et technologiques du continent à ceux des grands pays émergents et en exploitant judicieusement les nouveaux partenariats plus fructueux, plus variés et davantage tournés vers ses propres ambitions de développement, il est possible de construire ou rebâtir des politiques industrielles compétitives. Aujourd'hui, les conditions sont réunies, il reste le temps de l'action d'un management public en étroite collaboration avec le secteur privé représenté par les associations, les fédérations, les chambres d'industrie et de commerce, les syndicats, les institutions financières, les institutions de recherche et les universités.
Les analystes et les praticiens s'accordent sur le lien entre le secteur privé, la prospérité des économies nationales et sa capacité à créer de l'emploi. Contraintes pendant des décades par un environnement paralysant et la lourdeur des politiques publiques, les entreprises deviennent, présentement, un pivot essentiel de toutes les stratégies inclusives de développement. Elles doivent désormais assumer un rôle moteur dans la croissance économique. Leurs succès, comme leurs défaillances entrainent de lourdes conséquences aussi bien pour les entrepreneurs que pour la société tout entière. Cet ouvrage n'est pas un livre d'économie d'entreprise et ne prétend pas examiner les planètes de cette discipline. Plus modestement, il cherche à répondre, à la lumière des instruments de la science économique et de la gestion, à un ensemble de questions : quelle est la structure entrepreneuriale et la forme d'entreprise la mieux à même d'exploiter toutes les opportunités d'investissement ? Dans quel secteur et à quel rythme se construisent les entreprises et les fortunes ? Quelles sont les contraintes majeures qui bloquent leur performance ? Quels sont les meilleurs instruments institutionnels de soutien au développement des PME, moteur mondial de la croissance ? Cette réflexion s'adresse aux responsables politiques, aux chercheurs, aux étudiants, et aux bailleurs de fonds. Elle aborde en profondeur l'environnement de l'entreprise à partir d'une analyse à la fois complète, pratique et documentée qui s'efforce de proposer des solutions innovantes au fonctionnement du binôme Etat stratège/secteur privé diligent, pour résoudre les défis de l'édification de l'Emergence qui doit prendre appui sur une politique industrielle incontournable portée par des champions nationaux et des PME/PMI organisées en clusters.
Kassé Moustapha ; Kane Chérif Sidy ; Ndinga Mathia
Cet ouvrage propose une analyse critique du modèle économique néocolonial, jugé obsolète et inéquitable, et plaide pour une rupture en faveur d'un développement humain durable. Face aux pathologies sociales (pauvreté, chômage, inégalités), l'auteur prône des politiques sectorielles structurantes, portées par un Etat fort. La croissance économique dépend de ces politiques, notamment dans le monde rural, qu'il faut industrialiser pour créer des emplois et améliorer les conditions de vie. Une politique industrielle robuste est essentielle : elle stimule l'accumulation du capital, les innovations technologiques et les gains de productivité. A l'ère du savoir, l'éducation et la technologie deviennent des leviers clés. Enfin, l'ouvrage aborde la question du financement, insistant sur la nécessité de mobiliser des ressources internes/externes, de repenser la dette et d'envisager une sortie préparée du franc CFA pour une monnaie souveraine. Une réflexion globale pour un nouveau paradigme de développement.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.