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FRANKLIN ROOSEVELT
KASPI ANDRE
FAYARD
35,90 €
Épuisé
EAN :9782213022031
Elu quatre fois à la présidence des Etats-Unis, Franklin Roosevelt tient une place primordiale dans l'histoire du XXe siècle. Au cours des années trente, il a engagé le spectaculaire redressement qui a fait de son pays la superpuissance économique de notre temps. En instaurant l'Etat-providence, il a réintégré dans la communauté nationale de nombreux laissés-pour-compte et proposé un modèle de démocratie sociale. A travers les périls, les écueils et les succès, il a conduit les Etats-Unis dans la guerre contre le Japon et l'Allemagne nazie, et ouvert ses compatriotes aux responsabilités mondiales. Enfin, par son rayonnement personnel, par la coalition politique qu'il a rassemblée autour de lui, il a donné à la Maison Blanche un rôle qu'elle n'avait encore jamais tenu et qu'elle a conservé depuis. Bref, il a incarné une Amérique dynamique et généreuse.L'homme est aussi attachant que le politique. Ardent et combatif, charmeur, courageux, il a surmonté la terrible infirmité qui l'a frappé bien avant son accession à la présidence et incarné la foi dans l'homme, la confiance dont les Etats-Unis avaient tant besoin en ces temps de désespérance, la modernité à visage humain.Sans doute a-t-il eu des lacunes, des illusions et des échecs. Mais, par son style, ses méthodes et ses idées, il est, depuis un demi-siècle, la référence obligée _ explicite ou non _ de tous les politiciens d'outre-Atlantique. Il demeure le plus prestigieux des présidents américains.Professeur à la Sorbonne, André Kaspi enseigne l'histoire de l'Amérique du Nord à l'Université de Paris-I. Il est également directeur de recherches associé à l'Institut d'Etudes politiques de Paris. Auteur d'une dizaine d'ouvrages sur les Etats-Unis et sur les relations franco-américaines (notamment Les Américains, paru en 1986), il propose ici, à partir d'archives et de travaux tant français qu'américains, la première biographie de Franklin Roosevelt écrite en français depuis quarante ans.
Le dossier du présent numéro porte sur les lieux de mémoire juifs en France. L'expression doit beaucoup, chacun le sait, à Pierre Nora, qui fut l'architecte de cette belle oeuvre pour la France. Elle ne revêt pas qu 'une signification géographique. La mémoire nationale est diverse. Il faut tâcher de la saisir dans sa variété. Il manquait, pourtant, la dimension juive. Archives Juives voudrait combler la lacune. Nous ne réussirons pas d'un seul coup. Il faudra sans aucun doute au moins un autre dossier, voire deux autres dossiers. Car, chemin faisant, nous avons constaté que la matière est encore plus abondante que nous ne le pension. D'autant plus que le sujet comporte nécessairement une dimension pluridisciplinaire et repose sur une démarche diachronique. Comme d'habitude, des articles qui relèvent des mélanges, les travaux de nos sous-commissions, des comptes rendus de lecture viennent compléter le sommaire de la revue. Nous souhaitons que nos lecteurs nous fassent part de leurs réactions, de leurs suggestions, de leurs propositions. Archives Juives sert aussi à construire le dialogue.
Résumé : Considérée depuis la Révolution et l'Emancipation politique des Juifs en 1790-1791 comme une seconde Terre promise, la France a attiré au XIXe et au XXe siècle un certain nombre de Juifs d'autres contrées. Munis de ressources particulières, notamment la maîtrise de deux ou plusieurs langues, ces hommes et ces femmes ont souvent l'aptitude à se poser en médiateurs et passeurs, notamment dans les domaines de la culture, des arts, des sciences ou encore de la pédagogie. S'ils restent attachés à la réalité et à l'intelligence de leur propre société, ils cultivent aussi la capacité à voir et à penser au-delà, en faisant fructifier un savoir culturel, politique, scientifique ou religieux en France et, si leur voyage les conduit plus loin, dans d'autres pays également. Ce dossier se propose de restituer les destins du juriste Eduard Gans, du philologue Philippe Sarchi, du publiciste Isidore Singer, des membres de la Jewish Colonization Association Elias Schwarzfeld, Sigismond Sonnenfeld, Emile Meyerson et de la philosophe Hannah Arendt qui ont tous joué, d'une manière ou d'une autre, un rôle de médiateur en France. S'inscrivant dans un courant qui entend dépasser ce que certains ont qualifié de " nationalisme " et de " territorialisme méthodologique ", il s'intéresse à ces " vies transnationales " et à ces " biographies mobiles " afin de mettre au jour les points de contact, les croisements et autres métissages qui sont au fondement de la France
L'Alliance israélite universelle a été créée en 1860. Première organisation internationale de défense des droits des Juifs, elle déploya son action dans plusieurs champs: activité diplomatique en faveur des Juifs fondée sur les principes des droits de l'homme, aide à l'émigration des Juifs persécutés, création d'un réseau scolaire dans le bassin méditerranéen et au Moyen-Orient..A l'occasion de ses 150 ans (1860-2010), l'AIU organise de nombreuses manifestations parmi lesquelles s'insère ce projet éditorial. Le Comité scientifique, présidé par André Kaspi, a été nommé par l'AIU pour piloter le projet qui fait appel aux meilleurs spécialistes et à des chercheurs français, américains et israéliens de renommée mondiale.
Ce numéro se propose d'approfondir notre compréhension des réponses mémorielles que les Juifs de France (Afrique du Nord incluse) apportèrent, avant le supposé " tournant " de la guerre des Six Jours (1967), à leur expérience de la Seconde Guerre mondiale et au génocide perpétré par l'Allemagne nazie et ses alliés à l'encontre des Juifs d'Europe pendant ce conflit. Par Juifs de France, il faut entendre une mosaïque de groupes socioculturels, tous n'ayant pas traversé la guerre dans les mêmes conditions et ne s'en étant pas forgé une représentation similaire après 1945. Pour ce faire, le numéro étudie les différents vecteurs de mémoire afin de montrer tout l'éventail des médiums mobilisés pour mettre en mots et en sens les expériences vécues pendant la Seconde Guerre mondiale : commémorations, monuments, livres du souvenir, recherches historiques, collectes de sources, témoignages, arts, etc. Il croise les approches historiographiques (histoire culturelle, histoire intellectuelle, histoire politique, histoire religieuse ou encore histoire sociale), et ce afin de souligner tant l'ancrage que la diversité des mémoires de la Shoah parmi les Juifs de France entre la Libération et la guerre des Six Jours. Enfin, si le numéro s'inscrit indéniablement dans le cadre de la réévaluation historiographique globale présentée ci-dessus, l'étude des silences, des oublis et des tabous peut bien sûr aussi y trouvera aussi une place, notamment dans le cadre de contributions portant sur la sphère intrafamiliale, les relations interpersonnelles et les mécanismes de la transmission intergénérationnelle.
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine