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Théâtre et cinéma. Le croisement des imaginaires
Chabrol Marguerite ; Karsenti Tiphaine
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753527874
L'Histoire moderne des arts s'est interrogée de manière récurrente sur les relations entre le théâtre et le cinéma. Or cette question désormais classique a souvent été réduite à celle des transferts et adaptations entre les deux arts. Il s'agit ici de dépasser cette approche traditionnelle en s'intéressant aux représentations que ces deux pratiques se font l'une de l'autre, à la façon dont ces idées du théâtre et du cinéma nourrissent les processus de création et de réception de l'autre art. L'enjeu n'est donc pas, à travers une étude des emplois du théâtral au cinéma et du cinématographique au théâtre, de définir une supposée essence propre à chaque art dont l'autre pourrait s'emparer, mais d'appréhender un mécanisme commun à ces deux formes de représentation. La théâtralité au cinéma et la cinématographicité au théâtre sont alors à envisager comme des dynamiques, travaillant la forme et inspirant les partenaires de la relation artistique, comme une double polarité introduisant au sein de chaque type d'illusion une tension, un jeu autorisant à la fois prise de distance et ouverture du champ de l'interprétation. Pour déplacer la perspective, cet ouvrage fait ainsi dialoguer chercheurs en études théâtrales et cinématographiques autour de questions transversales : l'imaginaire du corps, les processus créatifs hybrides, la confrontation des deux imaginaires au sein d'un système axiologique, et le rôle de l'analogie théâtrale ou cinématographique dans la réception.
Ce volume présente huit études sur le film Le Cercle rouge de Jean-Pierre Melville (1970), par des chercheurs en études cinématographiques qui ont publié des travaux sur le cinéaste en langue anglaise, ou qui proposent une lecture du film guidée par leur champ disciplinaire: gender studies, star studies, étude des genres cinématographiques, esthétique, études intermédiales... L'ouvrage vise autant à proposer un nouveau regard sur l'oeuvre de Melville, encore relativement peu envisagée par la recherche française, qu'à approfondir à partir d'un exemple privilégié des champs de réflexion tels que l'histoire du cinéma français d'après-guerre, les relations entre cinéma de genre et cinéma d'auteur, la cinéphilie, la postérité de Melville, la notion de tragique au cinéma, la cohérence du récit cinématographique... Plusieurs questions transversales parcourent ainsi l'ensemble de l'ouvrage, et offrent de nouveaux éclairages, révélant toutes les ambiguïtés de l'oeuvre d'un cinéaste qui a suscité des interprétations contradictoires, pour ce qui concerne notamment ses influences françaises et américaines, son idéologie ou son rapport au temps et à la modernité.
Cet ouvrage collectif propose sept regards sur Lola Montés, dernier film de Max Ophuls (1955), par des spécialistes du réalisateur et des chercheurs en études cinématographiques dont la lecture est guidée par différents champs disciplinaires: starstudies, étude des genres, histoire des techniques, relations du cinéma avec les autres arts, approches génétiques... Il s'agit de remettre en perspective les scandales et débats autour de ce "chef-d'oeuvre maudit", de confronter les points de vue et de revoir de manière détaillée les informations livrées par les archives ophulsiennes et la réception du film. La comparaison avec d'autres corpus montre comment ce film s'inscrit au coeur des enjeux du cinéma français des années 1950. Très analysé ailleurs sous un angle auteuriste, Lola Montés prend néanmoins d'autres visages et révèle ses ambiguïtés quand on revient sur son histoire et son contexte, et que l'on envisage son rapport aux modèles internationaux.
Résumé : Frank Capra, Ernst Lubitsch, George Cukor, Vincente Minelli, John Huston... Tous ont puisé dans le répertoire de Broadway. Le théâtre est un atout majeur pour la conquête du public : il est à la fois un gage de qualité et un modèle de spectacle prompt à séduire les masses, le succès préalable des pièces apportant à l'industrie cinématographique des garanties sur le plan commercial. Quels sont les enjeux industriels, artistiques, commerciaux de telles reprises cinématographiques, pendant la période classique du cinéma américain, du milieu des années 1930 au milieu des années 1960 ? C'est ce processus d'adaptation que retrace ici Marguerite Chabrol, en s'attachant aussi bien au casting qu'aux contraintes juridiques et économiques. Est ainsi particulièrement mis en valeur le rôle du théâtre dans la progressive désagrégation du Code de production, ce code connu pour sa rigueur morale, qui a poussé les producteurs hollywoodiens à pratiquer l'autocensure pendant une bonne partie du XXe siècle, en s'interdisant de montrer des scènes violentes, vulgaires, indécentes, et qui risqueraient de jeter la sympathie du spectateur du côté du crime, des méfaits ou du péché.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.