Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
LE MYTHE DE TROIE DANS LE THEATRE FRANCAIS (1562-1715)
KARSENTI (TIPHAINE)
CHAMPION
210,00 €
Épuisé
EAN :9782745322470
La fortune connue par le mythe de Troie dans le théâtre français des XVIe et XVIIe siècles dépasse celle de toutes les autres fables antiques. Sans doute n’y a-t-il pas lieu de s’en étonner au regard du succès intertextuel de cette légende à travers les siècles. Cette étude s’attache cependant à dégager les traits spécifiques de sa réception en France à l’époque moderne pour mieux cerner les enjeux de son utilisation dans ce cadre historique et esthétique précis. Le système sémiotique mythologique apparaît alors comme un objet historique, chargé du poids des discours qui ont accompagné et filtré sa transmission au fil du temps. La matière troyenne offre en l’occurrence aux auteurs dramatiques de l’époque moderne une matrice apte à traduire les problématiques singulières d’un moment marqué par une transformation profonde des modèles culturel et politique français : dans la deuxième moitié du XVIe siècle naissent à la fois le théâtre et l’État modernes. L’utilisation du mythe de Troie dans les différentes formes dramatiques au cours du siècle et demi suivant cette double naissance s’éclaire ainsi à la lumière de l’évolution des débats esthétiques, politiques et éthico-théologiques qui accompagnent la transition culturelle alors à l’œuvre.
Résumé : C'est d'une telle évidence que nous l'oublions souvent : chacun de nous est le fruit d'une unique cellule microscopique. Dès la fécondation, les divisions cellulaires s'enchaînent, des formes émergent et des membres surgissent. Comment une seule cellule peut-elle engendrer cette merveille de complexité ? Par quel "miracle" la vie est-elle apparue ? Et pourquoi présente-t-elle une diversité aussi exubérante, des éléphants jusqu'aux insectes en passant par les bactéries et autres virus ? En nous conviant à une odyssée scientifique dont il a été l'un des principaux acteurs, Eric Karsenti dévoile un formidable secret : la vie s'est auto-organisée. Dans la tradition d'un Stephen Jay Gould, il nous conte la façon dont le vivant s'est complexifié, depuis la première cellule jusqu'à la naissance de l'humanité.
Comment faire barrage au retour des nationalismes réactionnaires en Europe ? Inédite depuis la Seconde Guerre mondiale, leur poussée laisse les partis libéraux dans un état d'hébétude. Quant au socialisme, il connaît l'un des ébranlements les plus profonds de son histoire, lui qui, jusqu'à une date récente, fournissait son assise au camp des progressistes. Foyer de la critique, il est passé du côté de sa cible. Mais c'est alors la critique elle-même qui échoue à s'articuler. Les trois études réunies dans ce livre cherchent à reprendre à la racine le double problème de l'hégémonie nationaliste et de la crise du socialisme. Cette tâche impose d'abord de redéfinir le socialisme dans son irréductibilité aux autres doctrines politiques et courants idéologiques. Elle oblige ensuite à reprendre le dossier de la contribution des sciences sociales à la politique. Elle conduit enfin à envisager l'avenir de l'Europe à la lumière de deux questions majeures : l'éducation et l'écologie.
Résumé : La Thébaïde (1664), coup d'essai passé inaperçu ; Britannicus (1669), violemment critiquée à sa création avant de devenir l'une des pièces essentielles du répertoire racinien ; Mithridate (1672), véritable triomphe en son temps sans que son succès soit aussi éclatant de nos jours : ces tragédies sont emblématiques de la dramaturgie foncièrement complexe de Racine. Dans ce théâtre hanté par la rivalité fraternelle, le déchaînement des passions et la déroute de l'amour galant, le tragique, fondé sur les alliances brisées chères à Aristote, naît de l'alchimie des cadres poétiques, des exigences scéniques et d'un questionnement idéologique. Cet ouvrage se propose de montrer comment, chez Racine, la crise est toujours le produit d'un entrelacement du dramatique et de la rhétorique, du politique et du spectaculaire, du déploiement du verbe et du mouvement des corps.
Il n'est bruit parmi les gens de théâtre que de la crise du théâtre. Crise de la profession, dont le malaise suscité par le statut des intermittents n'est qu'un des aspects. Crise aussi de l'institution théâtrale et du modèle de "service public" dont l'hégémonie est récente mais qui accomplissait au fond un très ancien v?u des Lumières, celui d'une scène civique, mi-école et mi-agora. Certes, le théâtre a toujours vécu aussi de ses crises. Celle-ci a pourtant une dimension qui paraît nouvelle et pourrait être symptomatique d'un ébranlement en profondeur. Depuis au moins un demi-siècle, le théâtre le plus "moderne", le plus vivant en tout cas, a été dominé par la figure du metteur en scène - flanquée à partir des années 60-70 par celle du "dramaturge". Or c'est bien cette figure qui paraît aujourd'hui compromise ou dévaluée. C'est toute une manière de faire du théâtre et surtout de le "diriger" qui est mise en cause dans ce qu'on appelle parfois le "postdramatique". C'est ce dossier dans le dossier, cette crise à l'intérieur de la crise, qui fait l'objet des articles ici réunis. Pour l'instruire, nous avons fait appel à deux spécialistes des études théâtrales: Christian Biet retrace, à travers trois ouvrages récents, la généalogie de cet étrange personnage qu'est le metteur en scène; Tiphaine Karsenti, à partir d'un important ouvrage d'Isabelle Barbéris, montre comment la crise théorique et pratique du théâtre contemporain pourrait bien cacher une autre, celle de la mise en scène. Et tandis que Thomas Pavel, professeur à l'université de Chicago, revient sur la dramaturgie de Claudel (dont l'?uvre théâtrale paraît dans la Pléiade), Elena Galtsova, chercheuse à l'Académie des sciences de Russie, nous parle des heurs et malheurs du théâtre français contemporain dans son pays. Nous souhaitions évidemment recueillir aussi les réactions d'un metteur en scène: Jacques Lassalle, que son parcours et ses livres désignaient pour être celui-là, répond dans un entretien accordé à Critique aux questions de Christian Biet et Yves Hersant.