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Le mystère Chlomovitch
Kapor Momo ; Despot Slobodan ; Laufer David
XENIA
16,30 €
Épuisé
EAN :9782888920052
Ce livre singulier s'efforce d'éclairer l'une des plus grandes énigmes de l'art du XXe siècle : le destin d'Erich Chlomovitch et de sa prodigieuse collection de peintres français. Fils d'un tailleur juif de Yougoslavie, Erich Chlomovitch monte à Paris entre les deux guerres et se fait introduire auprès du légendaire marchand d'art Ambroise Vollard qui, séduit par son talent, le prend sous son aile. Il deviendra ainsi le confident et l'ami des grands noms de la peinture et de la littérature. Fuyant la guerre, il retournera dans son pays avec plus de quatre cents ?uvres majeures de l'art moderne, tandis que deux cents autres pièces seront enfermées dans une banque parisienne. Il disparaîtra dans la tourmente, emmené par les Allemands, mais non sans avoir mis son trésor à l'abri. Par un tragique concours de circonstances, sa collection sera perdue puis déterrée, puis soustraite pour des décennies aux yeux du public. Entre Belgrade et Paris, des caves et des coffres-forts recèlent, aujourd'hui encore, une véritable Atlantide de la peinture moderne. Le mystère Chlomovitch, rédigé à partir de recherches et d'entretiens personnels par un peintre écrivain en communion intime avec son sujet, est avant tout un récit envoûtant et chaleureux.
Fabienne Kanor est originaire de la Martinique. Après l'intime et féroce D'eaux douces (prix littéraire Fetkann! 2004), l'historique et si émouvant Humus (prix RFO 2007), Les chiens ne font pas des chats, son troisième roman, dépote les reins et les c?urs!
- C'est nouveau, ça? C'est vieux, très vieux même. Mais si tu savais comme aujourd'hui j'en ai assez de compter, comme les calendriers me font horreur, comme mes anniversaires me font pitié. Si tu savais mes peurs, mes incapacités, si seulement tu voulais bien m'écouter, Jacques. - Que disais-tu, mon coeur? Rien. Il n'y a rien, dans mes mots, qui puisse s'inscrire dans ton programme, ce plan de fin de vie que tu as cru bon de fixer, qu'au fil des ans, patiemment, presque sournoisement, tu as échafaudé, à seule fin de t'en tirer. Où te figures-tu donc aller? Combien de points vieillesse as-tu mis de côté? - Chérie?" Après quarante ans de mariage, Louise se décide enfin à désobéir. L'histoire d'une liberté provisoire conquise au mépris des bonnes manières. Le bilan drôle et cruel de toute une vie de rébellions étouffées, porté par une écriture à poigne.
Est nègre l'homme capable de toquer dix femmes à la minute. De fabriquer des mensonges cent fois plus gros que lui. De te voler ta vertu sans prendre de plaisir. Est nègre le dorlis, le chien savane. Est nègre l'homme qui te dit A et pense B. Qui te jure B et pense A. L'homme qui rement. L'homme qui repart. Qui disparaît sans scrupule. Revient sans commentaire. Est nègre celui qui te viole du regard. Te fait cinq gosses dans le dos. T'en fait voir de toutes les couleurs, te déclare que c'est lui l'homme et que tant que cela durera, le nègre durera. Est nègre l'homme dont tu rêves. Que ta peau, ton corps et ton sexe cherchent jusqu'à en perdre la raison. Est nègre enfin celui dont ton père te parle, ta mère te parle, les mauvaises langues te parlent depuis nanni nannan, depuis que le Noir est nègre." Dans une langue brutale et subtile, gouachée d'ironie et d'humour, D'eaux douces raconte l'aliénation d'une femme prise dans les rets de la question identitaire et qui, pour s'affranchir, devra tuer de sang-froid
Fondé en 1920 parle ministre des Colonies Albert Sarraut et pré-datant les grands ouvrages de théorie et d'histoire de la littérature coloniale de Marius-Ary Leblond, Roland Lebel ou Eugène Pujarniscle, le Grand Prix de littérature coloniale (1921-1938) est le laboratoire où la doctrine et la politique de la littérature coloniale française s'élaborent. Attribué par un jury réunissant les écrivains "coloniaux" de tous bords - de Claude Farrère et Myriam Harry à Pierre Mille et Louis Bertrand - et quelques activistes et fonctionnaires coloniaux, le Grand Prix devient également l'objet autour duquel se cristallisent des débats, souvent échauffés, sur la définition de la littérature coloniale et son rôle social, sur les stratégies propagandistes et publicitaires à employer pour la faire connaître, ou encore les moyens les plus appropriés de sa diffusion à travers l'Empire. Disséminés dans la presse et réunis pour la première fois au sein de ces volumes, les procès-verbaux des délibérations publiés par des membres du jury ainsi que les réactions et commentaires que suscite le choix de tel lauréat nous présentent la littérature coloniale fabriquée et consacrée par son Grand Prix comme un creuset de tensions et une source de controverses. Les questionnements et les doutes collectifs qui les provoquent nous tracent, en fin de compte, les cheminements de la quête identitaire d'un Empire colonial français récemment constitué.
Résumé : La Maison de servitude désigne l'Egypte pharaonique de l'Ancien Testament. Les hommes ont pour vocation de sortir de la Maison de servitude pour accéder à l'existence libre et responsable. Mais la libération est rude, angoissante. Beaucoup n'aiment pas la liberté, nourrissant même à son endroit une véritable haine. Ils en ont peur, elle est à leurs yeux un fardeau trop lourd à porter. Ils n'ont donc qu'une idée en tête regagner la Maison de servitude. C'est ici qu'intervient le Grand Inquisiteur. Aux déçus de l'émancipation, il fait miroiter tous les avantages de l'esclavage, en particulier la certitude d'être pris en charge pour tout et de n'avoir plus à décider de rien. Du pain et des jeux également. Bref, il leur propose de les reconduire à la Maison de servitude. Cet accompagnement rejoint ce qu'on appelle le totalitarisme. C'est une tentation permanente à notre époque, on le voit aujourd'hui par exemple avec l'islam. La modernité, selon Eric Werner, consiste en une lutte à mort entre la liberté chrétienne, d'une part, et l'autorité rassurante du Grand Inquisiteur de l'autre. Cet essai surprenant prend le contre-pied d'une idée aujourd'hui très répandue, selon laquelle la modernité serait la mort du christianisme. Et si ce n'était pas le contraire, justement ? Si l'effondrement du cadre de vie traditionnel, loin de devoir s'interpréter comme " sortie du christianisme ", n'en marquait pas, à l'inverse, l'accomplissement même ? Si les germes jetés en terre à l'époque des Evangiles n'avaient réellement commencé à porter leurs fruits qu'avec l'avènement, à notre époque, du sujet personnel et de son accession à la parole ? Après ses essais de philosophie politique, Eric Werner livre ici un ouvrage inclassable, vertigineux, qui sonde les racines historiques de la liberté. Entre littérature et psychologie, s'appuyant tour à tour sur Tocqueville, Nietzsche, Dostoïevski, Spengler, Erich Auerbach, d'autres encore, il propose au lecteur moderne un cheminement déroutant, mais exaltant et honnête, vers l'unique promesse du christianisme, celle du salut personnel lié à la présence en nous de la parole vivante.
Présentation de l'éditeur Pour faire taire Dieudonné en février 2014, Manuel Valls, alors ministre de l Intérieur, a mobilisé tous les moyens de répression légale de la République. Le futur premier ministre a transformé sa lutte personnelle contre l humoriste en affaire d Etat.Ainsi, le jugement précipité du Conseil d Etat interdisant le spectacle Le Mur a créé un précédent inquiétant dans la jurisprudence française, laissant magistrats et politiques dicter l humour, le comique et le bon goût.La patrie des droits de l homme et de la liberté de pensée va-t-elle basculer dans la censure à cause d une quenelle ?Dans cet ouvrage de témoignage et d analyse, les avocats de Dieudonné reviennent sur cette ahurissante campagne et ses conséquences sur la loi, les libertés et le vivre-ensemble français en tant que tel.Interdit de rire offre ainsi un récit circonstancié des persécutions dont Dieudonné et son entourage ont fait l objet, mais également une analyse symbolique et historique du fameux geste de la quenelle, dont les conclusions ont de quoi surprendre!On y évoque aussi la nature du rire, la fonction du comique dans une société, mais également des affaires plus concrètes et passées sous silence, tel l incroyable et somptueux cadeau fiscal offert à Dieudonné par le ministre Cahuzac en février 2013.Fortement argumenté, magnifiquement écrit, cet essai est un réquisitoire saisissant contre un pouvoir en proie à l incohérence et à la dérive autoritaire.
Résumé : Les contacts entre l'Empire ottoman et l'Occident sont nombreux au XVIIe siècle et sont liés aux intérêts commerciaux et diplomatiques. À cette époque, les pays européens ont conclu des traités avec la Turquie et les ambassadeurs étrangers ont leur résidence à Istanbul. L'Europe turque, objet aujourd'hui de tant de fantasmes ou de peurs agitées par certains professionnels de la politique est d'abord une réalité qui fournit à l'historien un objet d'étude passionnant et cinq siècles de matériaux ! Parmi ces matériaux, les témoignages des voyageurs occidentaux qui ont visité l'Empire ottoman au XVIIe siècle sont une source extrêmement précieuse. Si partiaux et injustes soient-ils à l'occasion, les récits de ces voyageurs européens venus pour commercer, pour représenter leur roi et leur pays, pour convertir ou simplement pour explorer et se cultiver, nous apportent néanmoins un témoignage précieux sur la vie quotidienne des chrétiens orthodoxes dans l'Empire ottoman.
L'Iran doit être "détruit": en tant que théocratie nationalitaire il est voué à être "normalisé"... En tête des agendas politiques, l'inscription volontariste de l'Iran au rang des démocraties libérales est donc à l'ordre du jour... Car l'Iran est appelé, volen nolens, à se fondre dans le grand chaudron des sociétés éclatées dans lesquelles la segmentation du marchés atteint son paroxysme (minorités ethniques, confessionnelles, sectaires et sexuelles, femmes, jeunes, enfants, la publicité s'adressant à ces derniers dès l'âge de deux ans, l'âge de leur scolarisation précoce...) afin de pouvoir pleinement être intégré au marché unique, le "système-monde".