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La passion antisémite. Habillée par ses idéologues
Kaplan Francis
DU FELIN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782866457464
Après avoir étudié d'une manière exhaustive les différentes théories cherchant à expliquer l'antisémitisme, l'auteur montre que, dans la mesure où il est spécifique, il ne s'explique pas par l'ignorance ou comme une erreur normale que tout le monde peut faire par étourderie, par raisonnements trop rapides ou par fautes d'attention, aboutissant à des affirmations fausses, sans doute, mais plausibles ; les affirmations par lesquelles il s'exprime ne sont, en effet, pas plausibles de la part de celui qui les exprime, compte tenu de ce qu'il ne peut pas ne pas savoir, de ce qu'il a dit par ailleurs, de leur aspect évidemment faux ou des contradictions évidentes qu'elles impliquent et c'est en quoi l'antisémitisme relève de la passion. Les idéologies antisémites ne sont qu'une manière d'habiller cette passion pour essayer de leur donne une apparence rationnelle. L'auteur le montre à propos de ces idéologues de l'antisémitisme que sont - on s'en étonnera pour certains - Pascal, Spinoza, Kant, Fichte, Hegel, Feuerbach, Fourier, Proudhon, Marx, Wagner, Weininger, Simone Weil, en mettant à part les cas de Renan et de Nietzsche.
Pascal laisse à sa mort un grand nombre de textes manuscrits, allant de la simple note à des pages complètement rédigées, destinés pour la plupart à une Apologie de la religion chrétienne. Ils ont été publiés sous le titre de Pensées. Aucune des éditions existantes n'en permet une lecture satisfaisante ni de comprendre leur argumentation. Francis Kaplan montre que les éditions actuellement admises - celle de Lafuma et celles qui s'en inspirent - ne correspondent pas, quoi qu'on ait dit, à un quelconque classement de Pascal, mais à une tentative avortée de ses amis de Port-Royal. Si l'on suit, au contraire, les indications partielles de plan données par Pascal lui-même, donc indiscutables, on aboutit à un plan parfaitement cohérent, et, de plus, à une lecture suivie. On peut enfin saisir l'argumentation pascalienne, dans sa rigueur, dans son originalité, dans sa profondeur, et c'est à l'expliciter que s'attache le présent ouvrage qui offre un nouveau visage de Pascal - son vrai visage.
Kaplan Francis ; Vengeon Frédéric ; Leterre Thierr
Ces Propos sur Alain traitent de la crise du politique et de la méfiance envers le pouvoir, de l'interrogation face à la puissance des croyances religieuses, de la justification de la guerre et de la persistance irrationnelle de la haine. Ces problèmes sont les nôtres. Alain, relu par Francis Kaplan, nous aide à penser aujourd'hui. La force d'Alain est d'être capable de reconnaître la légitimité de ce qu'il n'aime pas - le pouvoir, la religion, la guerre. La lecture de Kaplan ramasse l'argumentation, montre la pensée à l'oeuvre, offre une vue d'ensemble, impartiale, décapante, passionnante. Où l'on découvre que "la doctrine politique d'Alain est l'une des très grandes doctrines politiques de l'histoire de la philosophie, à côté de celle de Platon, d'Aristote, de Hobbes, de Rousseau, de Montesquieu ou de Hegel" . Ce livre est une heureuse rencontre, celle de deux esprits libres dont l'un nous sert de guide pour redécouvrir la pertinence, la cohérence et la profondeur de l'autre.
Francis Kaplan, philosophe, professeur émérite des universités, a dirigé le département de philosophie de l'université de Tours. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, comme La vérité et ses figures (Aubier,1977), Marx antisémite (Imago/Berg International, 1990), Le paradoxe de la vie (La Découverte, 1995), Les Trois Communismes de Marx (Noesis, 1996), L'Éthique de Spinoza et la méthode géométrique (Flammarion, 1998).
Francis Kaplan pose d'emblée deux conceptions du temps et de l'espace radicalement différentes. Celle de la pensée scientifique d'abord. Le scientifique peut mesurer le temps et l'espace à l'aide d'instruments lentement élaborés au cours des siècles de l'histoire. Or si le temps et l'espace se mesurent, ils sont des objets pour la connaissance qui peut donc les appréhender comme tels et les étudier. Objectivés, le temps et l'espace appartiennent au monde réel observé par l'esprit scientifique. La réalité, le monde, qui contient l'espace et le temps comme objets, est donc non-spatio-temporelle. E. Kant, idéaliste, adopte et démontre la position inverse. L'homme ne peut rien connaître dans la réalité sans que celle-ci soit d'emblée appréhendée spatialement et temporellement. Temps et espace sont donc, en l'homme, des a priori de la connaissance sensible. Ils sont les conditions à toutes perceptions. La réalité qui nous entoure est spatio-temporelle. A la première conception, F. Kaplan oppose la multiplicité des "espaces" et des "temps" selon que la science s'attache à l'étude de l'astrologie, de la géométrie, de la biologie micro-cellulaire, de l'archéologie, etc. Cette diversité fait éclater les objets de la connaissance que nous pensions avoir définis précédemment. Tout est donc question de perception. C'est moi qui perçoit le temps et l'espace selon que je suis astronome ou historien. La conscience transcende donc l'espace et le temps (Je peux penser au passé, envisager le derrière d'un objet sans le voir...) A l'irréalité du temps et de l'espace, définies par Kant, Kaplan oppose la matérialité des "particules" (espace) et leurs mouvements (temps) que la science étudient. C'est donc une voie intermédiaire que propose F. Kaplan. Faisant le point sur les deux conceptions, l'auteur envisage un point de vue médian. Posant la réalité du temps et de l'espace, il revendique en même temps une irréalité de ceux-ci. Position difficile et ambiguë qui serait le propre de la nature humaine, à la fois tournée vers la mort et plongée dans la matière, mais aussi capable de penser sa finitude et d'oser l'infini.
Hautval Adélaïde ; Postel-Vinay Anise ; Hauptman G
Du moment que vous les défendez, vous partagerez leur sort ! " Et pour n'avoir jamais transigé avec qu'elle appelait les "valeurs premières", Adélaïde Hautval, dite Haïdi, va devoir traverser l'enfer et survivre à 37 mois d'emprisonnement et de déportation. En sa qualité de médecin, à Auschwitz, elle est affectée au Revier (l'infirmerie) où elle soulage et soigne avec ses maigres moyens. Dans les cas les plus graves, elle s'arrange pour maquiller le diagnostic et permet ainsi à nombre de ses patientes d'éviter la chambre à gaz. Elle doit aussi travailler au sinistre Block des expériences médicales sur la stérilisation. Elle réussit d'abord à ne faire que soulager les jeunes martyrisées, témoin des horreurs perpétrées par les médecins SS. Mais quand elle reçoit l'ordre de prêter la main aux actes criminels, elle refuse, s'opposant frontalement aux nazis.
Résumé : Modernité hermaphrodite aborde près de deux siècles de l'histoire de ceux qu'on appelait jusqu'au début des années 2000 les hermaphrodites, qui, pour beaucoup, aujourd'hui préfèrent adopter la dénomination d'intersexes. Il commence au moment où pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle les savants, anatomistes, philosophes, mythologues, artistes, littérateurs et érudits éclairés leur ont accordé un intérêt méthodique et symbolique particulier, et se termine au début du XXe siècle lorsqu'on a commencé à vouloir faire disparaître leurs anatomies sous les scalpels des chirurgiens. L'attention toute particulière qu'accorde Johann Wickelmann, père de l'histoire de l'art, aux hermaphrodites en fait le symbole du beau idéal, transcendant l'anatomie des deux sexes au travers d'un individu, jusqu'au XXe siècle où les mutilations quasi systématiques de ce qui représente, dès la naissance, un tabou médical et social deviennent la norme. Magali Le Mens met en lumière les paradoxes et les conséquences de la confusion entre une population bien réelle et tout l'imaginaire qu'elle véhicule.
En 1940, la France capitule. En 1941, Jacques Lusseyran, alors qu'il est aveugle et n'a pas 18 ans, entre en résistance en rejoignant le mouvement Défense de la France. " Le 20 juillet 1943, il est arrêté par la Gestapo, interrogé pendant des jours interminables et enfermé à Fresnes. Il sera déporté en 1944 à Buchenwald. " Comment un aveugle peut-il survivre à cet enfer ? Grâce à la protection d'un groupe de Russes et à sa connaissance de l'allemand qui lui permettra d'informer les autres déportés des agissements des S.S. Après un an et demi d'horreur, il est libéré et revient en France où il poursuivra ses études en affirmant ses aspirations littéraires balayées par la guerre. Jacques Lusseyran deviendra un brillant conférencier et enseignera la littérature française dans différentes universités américaines. En 1971, il meurt dans un accident de voiture. Il a alors 47 ans. Cette autobiographie est un exceptionnel exemple d'amour de la vie, de courage et de liberté intérieure face à l'adversité.
Biographie de l'auteur Jean-Marie Vincent (1934-2004). Philosophe et sociologue, il fonde en 1968 et dirige jusqu'en 2002 le département de sciences politiques de l'Université Paris VIII. Il lance les revues Futur antérieur en 1990 puis Multitudes en 2001. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont La théorie critique de l'École de Francfort, Paris, Galilée, 1976 ; Critique du travail, Paris, PUF, 1987 ; Vers un nouvel anticapitalisme (avec Michel Vakaloulis et Pierre Zarka), Paris, Le Félin, 2003.