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L'irréalité du temps et de l'espace. Réflexions philosophiques sur ce que nous disent la science et
Kaplan Francis
CERF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782204073820
Francis Kaplan pose d'emblée deux conceptions du temps et de l'espace radicalement différentes. Celle de la pensée scientifique d'abord. Le scientifique peut mesurer le temps et l'espace à l'aide d'instruments lentement élaborés au cours des siècles de l'histoire. Or si le temps et l'espace se mesurent, ils sont des objets pour la connaissance qui peut donc les appréhender comme tels et les étudier. Objectivés, le temps et l'espace appartiennent au monde réel observé par l'esprit scientifique. La réalité, le monde, qui contient l'espace et le temps comme objets, est donc non-spatio-temporelle. E. Kant, idéaliste, adopte et démontre la position inverse. L'homme ne peut rien connaître dans la réalité sans que celle-ci soit d'emblée appréhendée spatialement et temporellement. Temps et espace sont donc, en l'homme, des a priori de la connaissance sensible. Ils sont les conditions à toutes perceptions. La réalité qui nous entoure est spatio-temporelle. A la première conception, F. Kaplan oppose la multiplicité des "espaces" et des "temps" selon que la science s'attache à l'étude de l'astrologie, de la géométrie, de la biologie micro-cellulaire, de l'archéologie, etc. Cette diversité fait éclater les objets de la connaissance que nous pensions avoir définis précédemment. Tout est donc question de perception. C'est moi qui perçoit le temps et l'espace selon que je suis astronome ou historien. La conscience transcende donc l'espace et le temps (Je peux penser au passé, envisager le derrière d'un objet sans le voir...) A l'irréalité du temps et de l'espace, définies par Kant, Kaplan oppose la matérialité des "particules" (espace) et leurs mouvements (temps) que la science étudient. C'est donc une voie intermédiaire que propose F. Kaplan. Faisant le point sur les deux conceptions, l'auteur envisage un point de vue médian. Posant la réalité du temps et de l'espace, il revendique en même temps une irréalité de ceux-ci. Position difficile et ambiguë qui serait le propre de la nature humaine, à la fois tournée vers la mort et plongée dans la matière, mais aussi capable de penser sa finitude et d'oser l'infini.
Kaplan Francis ; Vengeon Frédéric ; Leterre Thierr
Ces Propos sur Alain traitent de la crise du politique et de la méfiance envers le pouvoir, de l'interrogation face à la puissance des croyances religieuses, de la justification de la guerre et de la persistance irrationnelle de la haine. Ces problèmes sont les nôtres. Alain, relu par Francis Kaplan, nous aide à penser aujourd'hui. La force d'Alain est d'être capable de reconnaître la légitimité de ce qu'il n'aime pas - le pouvoir, la religion, la guerre. La lecture de Kaplan ramasse l'argumentation, montre la pensée à l'oeuvre, offre une vue d'ensemble, impartiale, décapante, passionnante. Où l'on découvre que "la doctrine politique d'Alain est l'une des très grandes doctrines politiques de l'histoire de la philosophie, à côté de celle de Platon, d'Aristote, de Hobbes, de Rousseau, de Montesquieu ou de Hegel" . Ce livre est une heureuse rencontre, celle de deux esprits libres dont l'un nous sert de guide pour redécouvrir la pertinence, la cohérence et la profondeur de l'autre.
Pascal laisse à sa mort un grand nombre de textes manuscrits, allant de la simple note à des pages complètement rédigées, destinés pour la plupart à une Apologie de la religion chrétienne. Ils ont été publiés sous le titre de Pensées. Aucune des éditions existantes n'en permet une lecture satisfaisante ni de comprendre leur argumentation. Francis Kaplan montre que les éditions actuellement admises - celle de Lafuma et celles qui s'en inspirent - ne correspondent pas, quoi qu'on ait dit, à un quelconque classement de Pascal, mais à une tentative avortée de ses amis de Port-Royal. Si l'on suit, au contraire, les indications partielles de plan données par Pascal lui-même, donc indiscutables, on aboutit à un plan parfaitement cohérent, et, de plus, à une lecture suivie. On peut enfin saisir l'argumentation pascalienne, dans sa rigueur, dans son originalité, dans sa profondeur, et c'est à l'expliciter que s'attache le présent ouvrage qui offre un nouveau visage de Pascal - son vrai visage.
Qu'est-ce que la vie? Ce problème s'est posé à l'homme depuis des millénaires, et malgré les immenses progrès de la biologie, le statut du vivant reste, quoiqu'on en pense, toujours aussi incertain: les tentatives de réduction de l'organique au physico-chimique laissent toujours un résidu inexplicable, tandis que les définitions de la spécificité du vivant hésitent entre la tautologie et l'irrationnel. Francis Kaplan prend ces problèmes à bras le corps et fournit une introduction philosophique sans équivalent aux avatars du concept de vie depuis l'Antiquité grecque jusqu'aux controverses actuelles sur le hasard et la nécessité, l'émergence de la vie et les rapports entre conscience et matière. Il montre que ni la finalité théologique ni la réduction de la vie à la matière, ni les théories vitalistes n'apportent une réponse satisfaisante à l'énigme de la finalité biologique, qu'il n'y a pas de concept adéquat et que cette finalité relève en fait d'un bricolage intellectuel. Entre le danger d'une dérive théologique et le carcan de la stricte orthodoxie darwinienne, il y a donc une place pour l'explication de la vie par un concept bricolé qui rende mieux compte du. travail effectif des biologistes.
Résumé : Il n'y a pas de meilleure introduction aux techniques que l'étude de leur histoire. Des premiers pas de l'Homme jusqu'à nos jours, voici un panorama de l'évolution des techniques, des outils les plus primitifs aux systèmes les plus complexes. Une explication simple et précise de l'élaboration des plus grandes applications scientifiques qui ne cessent de transformer le monde dans lequel nous vivons.
Résumé : Anaximandre de Milet, philosophe grec du VIIe siècle avant notre ère, est à l'origine d'un bouleversement conceptuel qui fut l'une des sources donnant naissance à la science. De l'observation du mouvement du Soleil et des étoiles, il comprit que la Terre ne repose sur aucun support. Il chercha les causes des phénomènes non pas dans les caprices des dieux, mais dans la nature elle-même. Il initia enfin le processus de la révolte savante : construire sur le savoir acquis, mais remettre toute vérité en doute.
Faut-il considérer que le rationnel est du côté de la science, et l'irrationnel du côté de la religion ? Et que la première a détrôné la seconde ? Rien n'est moins sûr : elles n'ont pas les mêmes objets. On emploie le mot " science " comme s'il avait eu le même sens de toute éternité, comme s'il signifiait la même chose pour Aristote, Copernic, Galilée ou Stephen Hawking. Or ce mot ne désigne pas la même réalité pour les Anciens, les Médiévaux et nos contemporains. La science se construit historiquement, dans le temps et avec son époque. Tout comme la religion, la science est une forme de pensée qui détient une vérité, certes, mais une vérité qui n'est pas intangible. Par ailleurs, la " science ", dans sa genèse, a été profondément influencée par une certaine théologie, laquelle s'est elle aussi présentée comme une démarche rationnelle, en interaction permanente avec son environnement intellectuel. D'une époque à l'autre, c'est à une étude des croisements et des enjeux entre science et théologie que cet ouvrage nous invite.
Résumé : Il n'y a pas de meilleure introduction aux mathématiques que l'étude de son histoire. Résumant vingt-six siècles de découvertes sur les figures et sur les nombres, cette histoire des mathématiques ne demande aucune connaissance préalable. Le lecteur y retrouvera l'intérêt qu'ont porté aux mathématiques des savants comme Euclide, Descartes ou Pascal. Il y verra aussi comment elles ont permis à Einstein de bouleverser notre vision du monde ou encore comment elles ont rendu possible les plus récents développements de l'informatique et des télécommunications.