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METAPHYSIQUE DES MOEURS PREMIERE PARTIE, DOCTRINE DU DROIT
KANT
VRIN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782711604258
Qu'est-ce que le droit ? - Cette question pourrait embarrasser le jurisconsulte autant que le logicien est embarrassé par la question : qu'est-ce que la vérité ? Le logiciel est embarrassé par question : qu'est-ce-ce que la vérité ? Au cas où le premier ne voudrait pas tomber dans la tautologie, et, au lieu de présenter une solution générale, renvoyer aux lois d'un certain pays, d'une certaine époque. Ce qui est de droit (quid site iris), c'est-à-dire ce que disent et ont dit des lois en un certain lieu et à une certaine époque, il peut assurément le dire. Mais la question de savoir si ce qu'elles prescrivaient était juste et celle de savoir quel est le critère universel auquel on peut reconnaître le juste et l'injuste (iules et iniques) lui resteront obscures, s'il n'abandonne pas quelque temps ses principes empiriques et ne cherche pas la source de ses jugements dans la source dans la simple raison (quoique ces lois puissent de manière excellence lui servir en ceci de fil conducteur), afin d'établir la fondation, pour une législation empirique possible ; une science simplement empirique du droit (comme la tête de bois de la fable de Phèdre) est une tête, qui peut être belle ; mais il n'y a qu'un mal : elle n'a point de cervelle.
On ne saurait mesurer exactement la portée de l'oeuvre de Kant, car bien des philosophies encore à naître seront ou bien influencées par le criticisme, ou bien obligées de le critiquer. L'on peut seulement donner une image de l'importance de la pensée kantienne en la comparant (...) à la révolution copernicienne. Kant a transformé le sens de la lecture philosophique du monde en instituant une démarche et une méthode nouvelles dans la théorie de la connaissance et dans l'ensemble des questions philosophiques. En recherchant les conditions a priori qui déterminent nos jugements, aussi bien théoriques, pratiques, qu'esthétiques, Kant a ouvert de nouvelles voies à la raison humaine par et dans la fondation de l'idéalisme transcendantal "."
Les divers sentiments de plaisir ou de déplaisir, de satisfaction ou de contrariété, dépendent moins de la nature des choses extérieures qui les suscitent que de notre sensibilité propre. Il en résulte que certains hommes trouvent du plaisir où d'autres n'éprouvent que du dégoût, que l'amour est souvent un mystère pour tout le monde et que ce qui contrarie l'un vivement laisse l'autre indifférent. Ces particularités de la nature humaine offrent un immense champ d'observations et cachent encore une mine de découvertes aussi agréables qu'instructives.
On ne saurait mesurer exactement la portée de l'oeuvre de Kant, car bien des philosophies encore à naître seront ou bien influencées par le criticisme, ou bien obligées de le critiquer. L'on peut seulement donner une image de l'importance de la pensée kantienne en la comparant à la révolution copernicienne. Kant a transformé le sens de la lecture philosophique du monde en instituant une démarche et une méthode nouvelles dans la théorie de la connaissance et dans l'ensemble des questions philosophiques. En recherchant les conditions a priori qui déterminent nos jugements, aussi bien théoriques, pratiques, qu'esthétiques, Kant a ouvert de nouvelles voies à la raison humaine par et dans la fondation de l'idéalisme transcendantal."
On ne saurait mesurer exactement la portée de l'œuvre de Kant, car bien des philosophies encore à naître seront ou bien influencées par le criticisme, ou bien obligées de le critiquer. L'on peut seulement donner une image de l'importance de la pensée kantienne en la comparant à la révolution copernicienne. Kant a transformé le sens de la lecture philosophique du monde en instituant une démarche et une méthode nouvelles dans la théorie de la connaissance et dans l'ensemble des questions philosophiques. En recherchant les conditions à priori qui déterminent nos jugements, aussi bien théoriques, pratiques, qu'esthétiques, Kant a ouvert de nouvelles voies à la raison humaine par et dans la fondation de l'idéalisme transcendantal. " (A. PHILONENKO, l'œuvre de Kant, t. I, p. 9)
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.