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La rumeur des batailles. La musique au tournant des XVIIIème et XIXème siècles
Kaltenecker Martin
FAYARD
25,80 €
Épuisé
EAN :9782213606187
Alors qu'on ne cesse d'étudier les bouleversements politiques, sociaux, ou philosophiques qu'ont entraînés la Révolution française et l'épopée napoléonienne, s'est-on jamais interrogé sur les transformations auxquelles s'est trouvée soumise la musique sous le choix des événements qui ne sont alors soudainement précipités à travers toute l'Europe?Certes plus d'un a remarqué l'écho des musiques militaires dans les symphonies de Beethoven et jusque chez Rossini, dont la musique bruyante témoigne encore de ce qu'il est le fils d'un siècle de fracas". On a vu également, dans cette veine guerrière, fleurir moult pièces de circonstance - représentations musicales de batailles ou cantates - illustrant sur le monde pittoresque une actualité fertile en épisodes mouvementés. Mais, au-delà de ces musiques de circonstance, on est frappé par le souci de simplification du discours qui anime soudain nombre de compositeurs, que ce soit les expérimentations menées avec les masses sonores par Gossec et Méhul écrivant pour les fêtes de la Révolution, ou celles développées avec la force que l'on sait par Beethoven, dont la musique est ressentie alors comme"colossale". Apparaît alors un penchant général pour les effets sonores puissants, le goût d'instrumenter de façon épaisse, de grossir le trait, de privilégier des tempos rapides, de jouer fort.Ainsi donc, en ce tournant du XVIIIe au XIXe siècle qu'accompagne la rumeur des batailles révolutionnaires et napoléoniennes naît un nouveau ton, fait de registres divers: hiératisme sublime chez Gluck, lenteur réfléchie chez Beethoven, fascination pour la vitesse et goût de l'élan chez Weber, effets de masse et de spatialisation sonore chez Berlioz, ivresse rythmique chez Rossini.C'est l'unité de ce champ stylistique, réplique du grand tremblement de terre de l'Histoire, qu'analyse cet ouvrage nourri de la pensée des grands écrivains de l'époque où le sentiment du sublime se trouve porté à son comble.Martin Kaltenecker, producteur à France Musiques, a été l'un des fondateurs de la revue Entretemps. Auteur de nombreux articles sur la musique du XIXe et du XXe siècle, il a traduit des ouvrages de Luciano Berio, Carl Dahlhaus ainsi que la correspondance Mahler-Strauss."
Busoni Ferruccio ; Kaltenecker Martin ; Masotta Pa
Contemporain de Claude Debussy, de Gustav Mahler et de Richard Strauss, Ferruccio Busoni (1866-1924) apparaît aujourd'hui encore comme l'une des plus fortes personnalités de son époque. Compositeur, pianiste virtuose, homme de théâtre, il fut aussi un pédagogue et un théoricien extrêmement audacieux. Ses écrits dévoilent son idéal d'un art libre et un ensemble étonnant de préoccupations, d'expériences, de projections vers l'avenir - à propos des micro-intervalles et des nouvelles perspectives sonores, par exemple. On trouvera réunie ici la majeure partie de ses articles et essais, dont le plus célèbre et le plus élaboré, l'Esquisse d'une nouvelle esthétique musicale, présenté dans une nouvelle traduction. Publiées pour la première fois en français, les annotations d'Arnold Schoenberg mettent ce texte en perspective dans un débat musical et esthétique de grand intérêt. Ce recueil, qui couvre une période de plus de trente ans, permet de saisir la pensée de Busoni et son évolution à travers ses interprétations des maîtres du passé (Bach, Beethoven, Mozart, Liszt), sa vision du monde musical, de la création et ses idées les plus visionnaires. Edgard Varèse disait de lui qu'il "incitait les autres à penser et à créer" et qu'il "fut le premier au début de ce siècle à concevoir une nouvelle technique de l'art".
Les différents essais regroupés par Adorno lui-même sous le titre schubertien de Moments musicaux appartiennent à des époques très différentes : certains sont des écrits de jeunesse datant de la fin des années vingt et des années trente ; d'autres ont été écrits après la guerre, jusqu'au plus récent publié au début des années soixante. Ils témoignent de l'évolution d'Adorno dans son effort pour articuler la réflexion philosophique et une approche sociologique de la musique à la logique interne des oeuvres. Les sujets traités sont extrêmement divers : Schubert, le style tardif de Beethoven, le Freichütz de Weber, les Contes d'Hoffmann d'Offenbach, Parsifal de Wagner, mais aussi le jazz, le Quintette à cents de Schoenberg, Mahagonny de Kurt Weill, Krenek, le rapport entre progrès et réaction, etc. Adorno y déploie une pensée engagée, liée à la musique de son temps, mais dans laquelle le passé demeure un enjeu. Martin Kaltenecker, traducteur de cet ouvrage qu'il a également annoté, propose en fin de volume un commentaire développé et approfondi dans lequel il replace les problématiques abordées dans les Moments musicaux à l'intérieur du contexte général de la pensée d'Adorno.
Gidon Kremer est un des grands violonistes de notre époque. Virtuose de la plume comme de l archet, il s adresse dans ces lettres à une jeune pianiste, une certaine Aurélia, une jeune femme talentueuse qu il craint de voir succomber aux attraits du succès. C est avec une sagesse mêlée de tendresse et de générosité qu il lui recommande de « suivre son propre chemin », sans céder à la tentation de « vendre » sa virtuosité. Ces lettres, où se croisent réflexions sur son propre parcours, méditations sur les délires de grandeurs de notre siècle et souvenirs de concerts et de musiciens célèbres, sont à la frontière entre la fiction et le réel; elles prennent par là une véritable portée universelle.
La mélodie est rarement abordée dans le détail : on la considère soit comme le fruit de l'inspiration, et donc impossible à analyser, soit à partir des schémas harmoniques ou des échelles. Ce livre part tout d'abord d'approches qui se distinguent de l'orientation harmonique - les perspectives neumatique, gestaltiste, énergétique et thymique. On esquisse ensuite une petite généalogie de l'écriture mélodique, de son rapport avec la voix polyphonique ou avec le thème, jusqu'à sa dissolution à la toute fin du XIXe siècle, en passant par Wagner qui affirmait : "C'en est fini des jolies mélodies ! ". Au XXe siècle, la mélodie est parfois considérée comme un reliquat ancien, comme anecdotique. De fait, l'écriture mélodique est attirée dans le grand jeu de redistribution des paramètres musicaux. Ces expériences, ludiques ou risquées, avant-gardistes ou illustrant une modernité modérée, voient naître de nouvelles formes, de la mélodie-abeille chez Stravinsky jusqu'à la boucle, si prééminente à notre époque. Mais la permanence d'une phraséologie classique frappe même dans les styles les plus innovants. A travers une bonne centaine d'exemples ce livre propose une histoire de la musique moderne et contemporaine classique vue à travers le prisme de la mélodie, une synthèse de nombreux travaux sans équivalent dans la littérature musicale récente.
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.