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L'acte de la perception. Pour une métaphysique de l'espace
Kalla Karim Stéphane
L'HARMATTAN
32,50 €
Épuisé
EAN :9782296132023
Les recherches de cet ouvrage portent sur différentes ontologies de la perception se succédant dans l'histoire de la philosophie et des sciences. Il s'agit de repérer comment dans un système de représentation singulier de l'espace et du temps, sont à chaque fois déterminés les rapports entre le sujet (support ou substrat de la perception) et le monde ("objet" et finalité supposés de la perception). L'auteur se propose d'examiner comment ces rapports en question furent établis dans un certain nombre de doctrines philosophiques, notamment celles des 17e et 18e siècles (Descartes, Newton, Leibniz, etc). Mais ne se contentant pas d'être un travail d'histoire de la philosophie rigoureux, cet ouvrage se propose de défendre une conception singulière des facultés perceptives et cognitives de l'être humain, en réinterprétant le principe leibnizien "de continuité", à l'aune des acquis de la philosophie bergsonienne : ou comment unifier les notions de " matière " et de " mémoire " dans une philosophie de la perception.
Kadri Raud est une jeune Estonienne qui a émigré en France avec sa mère, à la fin des années quatre-vingt. La mort de sa grand-mère l'amène à s'interroger sur l'identité de son père, né au début de la Seconde Guerre mondiale, dans l'Estonie occupée par les Allemands. À l'histoire de sa famille font écho les lettres envoyées à la grand-mère par Liisi, une amie déportée en Sibérie par les Soviétiques, en 1941, au début d'une décennie de répression pendant laquelle l'Estonie perdit un quart de sa population. Des lettres qui jettent une autre lumière sur un mystère familial dont le tragique rejoint celui de l'Histoire.
Les frontières sont aussi ontologiques. En modifiant les frontières ontologiques de la pensée cartésienne, Newton parvient à construire son propre système métaphysique, propédeutique à l'intégration de la loi de la gravitation en physique. Contre Descartes qui réduisait le corps à l'étendue, Newton trace une irréductible frontière entre l'espace et le corps : absolutisant le premier, déréalisant le second, et réhabilitant la notion de vide que Descartes avait rejetée, il neutralise ainsi deux problèmes fondamentaux qui sont d'une part, la relativité du mouvement des corps, et, d'autre part, l'inconsistance ontologique de ces derniers. C'est ainsi qu'il esquisse un nouveau Cosmos, où la loi de la gravitation peut prendre sens. Ce problème travaillé des frontières permet de penser autrement la pensée contemporaine.
Différents spécialistes (historiens de l'art, philosophes et linguistes) analysent et questionnent les rapports à l'image, au sens et à l'art, à partir d'un regard occidental tourné vers la Chine. Il s'agit notamment d'étudier les facteurs linguistiques et socioculturels déterminant les processus de mise en forme esthétique de l'oeuvre d'art. Parmi ces processus, la sensibilité, le langage, l'espace et le temps de l'oeuvre d'art sont traités selon différentes perspectives historiques et disciplinaires. En définitive, comment le langage artistique permet-il de représenter ce qui n'a point de figure ?
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.