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Moi, l'autre et le loup
Kahn Jean-François
FAYARD
32,55 €
Épuisé
EAN :9782213607955
A quelles conditions les individus qui forment un corps social décident-ils (ou continuent-ils) de vivre ensemble plutôt que de s'entre-déchirer? Teel est la grande question que s'attache à résoudre la philosophie politique.Jean-François Kahn y répond dans cet essai à partir du constat suivant: 1) seule la reconnaissance de l'autre permet la connaissance de soi; 2) seule la connaissance de soi permet l'acceptation de l'autre; 3) seule l'acceptation de l'autre permet d'assurer la coexistence sociale et donc l'organisation de la société politique.Mais, si cette logique est imparable, les choses se compliquent singulièrement lorsque l'on sait que la condition de la connaissance de soi qu'est l'autre est rendue bien incertaine par le fait que l'autre restera toujours pour moi un mystère - pour la simple raison que je ne connaîtrai jamais la connaissance qu'il a de lui-même. Et c'est de cette incertitude, de ce mystère, de cette irréductible différence que surgit l'exclusion - la méfiance d'abord, la réduction de l'autre à sa fonction sociale, à la couleur de sa peau ou à quelque autre différence ensuite, la persécution pour finir. Le loup, c'est précisément la figure du persécuteur tapie en chacun de nous.Dans ces conditions, la bonne politique "consistera à reconnaître la différence, sans jamais perdre de vue l'universalité de la condition humaine. Et, cet essai exigeant, mais toujours clair et articulé, vise à définir le type d'actions économiques, sociales et culturelles qu'implique tout processus pacificateur et générateur du rapport d'altérité. Ce dont notre société, nous le savons, a bien besoin. L'actuel directeur de Marianne a bien des cordes à son arc. Grand scrutateur de la vie politique contemporaine, il se passionne aussi pour la pensée et son histoire. Chroniqueur et éditorialiste réputé, il n'a jamais caché son goût pour la philosophie et les ouvrages de sciences dures. Témoignent de cette diversité d'intérêts la variété de ses publications: d'un côté les livres d'actualité (comme La pensée unique, Fayard, 1995, 13 000 exemplaires vendus), de l'autre les livres de réflexion fort exigeants (ainsi Tout change parce que rien ne change, Fayard, 1995, 15 000 exemplaires vendus également)."
Au coeur de cet essai, un constat: il est impossible de comprendre les ressorts de l'évolution des sociétés humaines si l'on s'attache uniquement à ce qui change. Il faut d'abord porter son attention sur ce qui ne change pas, les structures invariantes. C'est en effet le non-changement qui permet au changement de radicaliser son expression.Soumettant l'histoire des hommes en société à la problématique générale de l'évolution dont cette histoire n'est qu'un moment, Jean-François Kahn repère et démonte, exemples concrets à l'appui, le moteur du développement social. Les événements qui bouleversent notre fin de siècle _ la résurgence "des particularismes, le" retour "du religieux, l'" affirmation "identitaire, le" racisme ", etc. _ apparaissent sous cette lumière nouvelle comme autant de manifestations des structures sociales tendanciellement invariantes que sont le féodalisme, l'esclavagisme, le capitalisme, le tribalisme, l'aspiration au socialisme. Mais l'incessante recomposition de ces invariances ouvre un champ immense aux changements souhaitables et possibles.Cet ouvrage fera débat et suscitera peut-être la polémique. A cela, un certain nombre de raisons: il se veut théorie sociale de substitution au socialisme et au libéralisme théoriques; il propose de reconsidérer chez l'homme le rapport entre l'inné et l'acquis, le naturel et le culturel; il récuse radicalement toute vision et appréhension métaphysique; il aborde de front le problème de la" race "et celui des soubassements biologiques des comportements sociaux; il franchit la barrière qui sépare le vivant de la matière inanimée en proposant une interprétation thermodynamique des mouvements de masse. Et, ce faisant, il ouvre un espace illimité à la réalisation autocréatrice de la liberté humaine.Fondateur de L'Evénement du Jeudi, Jean-François Kahn est l'auteur de plusieurs essais, parmi lesquels: La Guerre civile (1982), Et si on essayait autre chose? (1983), Esquisse d'une philosophie du mensonge (1989)."
« Chiche! Je prends le risque. Ce livre est d?abord un défi. A ceux, à tous ceux qui n?ont cessé de me reprocher d?avoir « dit », sous prétexte qu?ils n?ont pas osé ou voulu « dire ». J?en appelle aujourd?hui à leur honnêteté et à celle de tous les futurs lecteurs de ce livre. Toutes les pièces du dossier sont là. A eux de juger. Qui avait raison? Car, ce n?est pas Nicolas Sarkozy qui est le principal responsable. Avec ses qualités et ses défauts, il est ce qu?il est. Et ce qu?il est a toujours été transparent. Tout était d?emblée sur la table. S?il y a une responsabilité, elle est collective. Comment a-t-on pu accepter ça? Et pourquoi? Ce livre fera hurler certains. Tant mieux. Il est fait pour ça. Pour faire réagir. » J. F Kahn
Il est un jugement sur lequel la gauche et la droite se mettraient ces temps-ci volontiers d'accord : la France va tout droit à la catastrophe. C'est la fameuse image de la "France qui tombe", mise en scène par les souverainistes d'abord, puis reprise à leur compte par les mondialistes un peu plus tard, et singulièrement après la victoire du non au dernier référendum. Pour les premiers, la France se meurt de l'ouverture au marché mondial, pour les seconds, de ne pas suffisamment s'ouvrir à lui. Tout cela n'est que balivernes, tranche Jean-François Kahn : ce n'est pas la France qui tombe, mais ceux qui jugent opportun de le prétendre pour masquer leur propre effondrement, à savoir les médias et les politiques. Et c'est contre eux que ce court pamphlet est dirigé. Nous déplorons l'effritement régulier des titres de la presse nationale et régionale ? Mais comment s'en étonner quand le divorce avec l'opinion atteint de telles extrémités : 85 % des médias avaient fait campagne pour le oui au dernier référendum alors que 55 % des électeurs ont voté non (et c'est un partisan du oui qui le rappelle...). Ce décalage donne la mesure de la perte de crédibilité, de la rupture désormais consommée entre le peuple et les élites médiatiques. Divorce avec les politiques aussi, deuxième cible de Jean-François Kahn. La gauche libérale et la droite néolibérale sont particulièrement visées bien sûr, puisque ce sont elles qui dominent la presse "bien-pensante", mais au-delà, ce sont la plupart des courants traditionnels de la gauche et de la droite. Seul le centre échappe au jeu de massacre. La critique est acérée, la pointe particulièrement sèche lorsqu'il est question de Nicolas Sarkozy et des siens... Tout ce beau monde, de plus en plus coupé du peuple, hurle donc à la catastrophe prochaine. Mais quand la France s'éveillera et fera valoir qu'elle en a assez (et Jean-François Kahn attend ce moment avec impatience : "Feu sur le quartier général !", écrit-il), il est fort à parier que les élites en question seront les premières victimes du raz-de-marée, tant elles apparaîtront pour ce qu'elles sont : les principaux obstacles sur la voie du renouveau démocratique.
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Résumé : L'auteur constate que les classes populaires, exclues des bénéfices de la mondialisation, sont reléguées dans la France périphérique, soit les petites villes et les territoires éloignés des métropoles. Celle-ci rassemble des bassins industriels asséchés, des zones d'emploi public ou touristiques et concentre l'essentiel des votes pour le Front national.
4e de couverture : Tenter de soustraire au maximum le facteur humain, trop humain, du système hospitalier, c'est prendre le risque que ce système s'effondre. Il faudra quand même, un jour, se demander si c'est bien. Stéphane Velut. Tout juste soixante ans se sont écoulés depuis la création des Centres hospitaliers universitaires. Ces structures sont le coeur d'un système à la réputation excellente. Mais ce coeur s'est emballé. Le corps soignant s'épuise et les patients s'inquiètent. Les crises se succèdent avec leurs ordonnances de vains remèdes. Le malade que nous sommes, ou que nous serons presque tous un jour, a tout lieu de s'inquiéter. Le mal est profond. Il s'entend dans le nouveau langage qui s'est imposé au sein des pratiques hospitalières. Tel est l'éloquent symptôme qui révèle le dessein de faire de l'hôpital une nouvelle industrie, au mépris de son humaine justification. Un dessein indicible, qui rêve de fondre le soin dans la technicité abstraite et gestionnaire de notre société.
Résumé : Dans la Constitution de la Ve République, la concentration des pouvoirs dans les mains d'un seul homme justifie à elle seule l'expression de "monarchie républicaine". Et de De Gaulle à Macron, tous les présidents ont abrité au "Château" des hommes de main en marge des institutions officielles, sous les statuts les plus divers mais toujours adeptes des "méthodes musclées". Depuis l'époque des "gorilles du Général", ils reçoivent leurs ordres directement du président, voire de son épouse pour le dernier en date, et agissent en contournant les hiérarchies traditionnelles. On les voit peu, mais on les craint. Et on a raison : chargés de la sécurité, mais aussi de la vie privée du locataire de l'Elysée, et d'innombrables missions secrètes révélées ici, ils fascinent autant qu'ils terrorisent ou révulsent. Frédéric Charpier a enquêté sur ces hommes de main au service du "PR". En décortiquant les mandats successifs de nos présidents, il met au jour une invraisemblable accumulation de coups tordus, souvent ignorés du grand public, et qui ne sont guère à l'honneur de la République. De Jacques Foccart à Alexandre Benalla, une plongée dans les égouts de notre "démocratie".