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Oranges
Kahar Basim ; Gavillet Matar Marguerite ; Ali Awwa
ESPACE INSTANT
10,00 €
Épuisé
EAN :9782375720691
Rabah, un poète exilé persécuté pour ses écrits, sort d'un internement psychiatrique. Jeannette, une chanteuse malheureuse que la guerre a poussée dans les cabarets, l'accueille et prend soin de lui. Rabah, dont la mémoire et les sentiments sont anesthésiés, veut partir. Jeannette tente de lui faire retrouver sensations et souvenirs, veut le comprendre, le retenir. Un dialogue fait de silences embarrassés, de récits de vie, de rebuffades et de rares moments de complicité. Au fil des jours et des nuits, le poète et la chanteuse se rapprochent pour un temps. Ne sont-ils pas issus de la même blessure ? Une pièce sur la difficulté d'aimer et de communiquer ; ce qu'on efface de sa conscience, ce qu'on reconstruit, ce qu'on imagine avoir été ; et les dégâts de l'exil et de la guerre sur les existences.
Dans l'isolement imposé par la pandémie du Coronavirus, un couple de quinquagénaires se retrouve fragilisé par les aléas d'un monde violent et cherche à survivre : lui, un poète emprisonné pour sa poésie et poussé au bord de la folie et à l'internement psychiatrique ; elle, chanteuse de cabaret, empêchée par la guerre de concourir et de réaliser son rêve de chanteuse. Ensemble, Ils essaient de retrouver des repères à travers les problèmes de toute une génération, lui aux prises avec ses démons intérieurs et rattrapé par moments par le délire, elle, fouinant dans leur passé et le souvenir réel ou imaginaire des moments de vie heureuse et de rêve en essayant d'être, pour lui, et la mémoire et la boussole. Par cette pièce plébiscitée en 2020 par l'Arab Theater Institute, parmi plus de 500 textes dramatiques, Basim Kahar a trouvé le moyen d'exprimer la fragilité de l'être dans un monde de violence avec le rêve et la poésie comme ultime espoir.
Dans son troisième roman, Sudhir Kakar poursuit son voyage sur les traces des grands mystiques indiens. Après L'Ascète du désir, "biographie" haute en couleur de Vatsyayana, l'auteur supposé du Kamasutra, et Au nom de l'extase librement inspiré de la vie de Ramakrishna et de son disciple Vivekananda, Kakar explore ici les relations que l'Anglaise Madeline Slade entretint avec Gandhi pendant deux décennies. En 1925, dans une Inde en proie aux tensions communautaires et aux divisions chez les partisans de l'indépendance, Gandhi, âgé de 56 ans, s'est déjà largement battu pour supprimer la caste des « intouchables », réconcilier hindous et musulmans, boycotter les produits anglais (symboles : le rouet et la filature individuelle). Retiré momentanément de la vie publique, il se consacre alors à la construction d'une communauté idéale, dans son ashram de Sabarmati au Gujarat. Il tente d'inculquer à ses adeptes les bienfaits d'une vie marquée par l'austérité, la tolérance et la maîtrise de soi. C'est alors que Madeline Slade, fille d'un amiral britannique qui a fait carrière en Inde, rejoint l'ashram. Admiratrice de la biographie de Beethoven écrite par Romain Rolland, elle a découvert Gandhi à travers une autre biographie qu'il lui avait consacrée. Elle a décidé de vouer sa vie au Mahatma, à ses combats politiques et spirituels. Elle noue bientôt avec le maître une relation de confiance où l'adoration le dispute à l'amour. Elle est baptisée par lui Mira, en souvenir d'une princesse promise à Krishna. Mais peu à peu leurs apirations divergent : Gandhi l'ascète veut tout entier se libérer de ses besoins humains, physiques et émotionnels. Au contraire, possessive et envahissante, Mira le considère comme l'incarnation charnelle de son dieu, et a pour lui une passion mystique, exaltée qu'il tente de maîtriser alors que lui-même n'y est pas
Au terme de la plus vaste enquête jamais réalisée sur les fantasmes, plus d'un demi-siècle après le célèbre rapport Kinsey sur la sexualité, voici enfin levé le voile sur l'un des derniers grands tabous de notre époque prétendument libérée. Cette étude passionnante et iconoclaste vous révélera tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les fantasmes sans oser le demander. Qu'est-ce qu'une sexualité "normale"? Est-ce avoir l'esprit occupé par des images sexuelles qui expriment des désirs inassouvis, inavoués et souvent inavouables? A quoi servent les fantasmes, souvent sources de profondes angoisses autant que de plaisirs? Quel rôle jouent-ils dans notre équilibre psychique? Tous les récits scrupuleusement consignés et analysés par Brett Kahr dressent le panorama exhaustif de nos passions dans leur diversité, leur inventivité, leur crudité mais aussi leur drôlerie, démontrant que le plus puissant organe sexuel de l'humain n'est autre que le cerveau. Biographie: Brett Kahr est psychothérapeute et exerce dans différentes institutions cliniques à Londres. Biographe du pionnier de la pédopsychiatrie Donald Winnicott, il est également le consultant permanent de la BBC pour les questions psychologiques. Le livre des fantasmes est son premier ouvrage publié en France.
Gopal n'aurait pu être un enfant comme les autres, malgré tout l'amour de sa mère qui aurait souhaité le voir s'épanouir près d'elle, au village. Son chemin parsemé de visions extatiques, son attirance pour la spiritualité et ses rencontres avec des ascètes le conduisent à adopter le mode de vie retiré des mystiques et le nom de Râm Dâs. Pourtant sa dimension humaine ne le quitte jamais. Son corps le trahit souvent, sa solitude se fait de plus en plus torturante, et Vivek - un jeune homme pourtant aussi rationaliste que Râm Dâs est exalté - lui inspire un amour passionné: il croit découvrir son fils et veut lui léguer le meilleur de lui-même. A travers l'évocation de ces deux vies, le psychanalyste familier des vertiges intérieurs qu'est Sudhir Kakar s'emploie à décrire, à l'aide d'une prose riche en images et en métaphores, tour à tour hallucinée et concrète, l'expérience ultime de l'union spirituelle et les mystères du mysticisme. Biographie: Sudhir Kakar, psychanalyste formé au Freud Institut de Francfort, a été l'assistant d'Erikson à Harvard. Membre de l'Indian Psycho-analytical Society, professeur associé à l'université de Chicago, il partage actuellement son temps entre l'Inde et l'Europe. Il est l'auteur de nombreux ouvrages analytiques sur la civilisation indienne, Moksha, le monde intérieur (Les Belles Lettres, 1985), Les Pièges de l'amour érotique (PUF, 1987), Eros et imagination en Inde (Editions des Femmes, 1990), La Folle et le Saint (avec Catherine Clément, Seuil, 1993), Chamans, mystiques et médecins (Seuil, 1997), d'un roman L'Ascète du désir (Seuil, 2001), et d'une traduction avec Wendy Doniger du texte sanskrit du Kamasutra.
La Trilogia Albanica est une traversée de l'Albanie contemporaine, celle qui a suivi un demi-siècle de dictature communiste avant d'entrer avec fracas dans un capitalisme des plus sauvages. L'ensemble est un chaos, un théâtre de paradoxes, une danse entre modernité et identité. I am from Albania, monologue pour une jeune fonctionnaire, croise la condition féminine et la géopolitique dans un cauchemar grotesque. Mais bien plus que de l'Albanie, c'est le sort de n'importe quel pays émergent qui est ici mis en jeu. Allegretto Albania, comédie noire, confronte deux réalités antagonistes : d'une part celle de la télévision, qui ne cesse de claironner les formidables progrès du pays, et d'autre part celle d'une famille, qui vit recluse sous la menace d'une vengeance coutumière plus ou moins imaginaire. Made in Albania, tragédie comique, joue de la même dualité : dans l'atelier au sous-sol, on partage la vie des esclaves de la délocalisation, tandis qu'au-dessus, dans la rue au soleil, le carnaval bat son plein. Dans ce triptyque détonant, on lit évidemment le destin d'un pays tout entier, où la pratique de l'isolationnisme radical pendant un demi-siècle a bouleversé la relation à l'autre et rendu possible l'engloutissement de 80 % de l'économie nationale dans une pyramide de Ponzi. Le bateau coule, mais l'orchestre continue à jouer.
A l'été 1993, de nombreux artistes et intellectuels convergent vers Sivas, en Anatolie. La quatrième édition du festival est prévue en ville, en présence d'Aziz Nesin, le célèbre écrivain qui vient de traduire Les Versets sataniques, de Salman Rushdie. Le 2 juillet, sous le regard impassible des autorités, une foule surexcitée et manipulée par les islamistes radicaux assiège puis met le feu à l'hôtel Madimak, où se trouvent les participants. Trente-sept personnes, journalistes, écrivains, poètes, comédiens et musiciens, majoritairement alévies, y perdent la vie. Genco Erkal est déjà connu pour ses prises de position publiques concernant la vie sociale, politique et religieuse de son pays, la Turquie. En 2007, il décide donc de composer une pièce documentaire sur ce massacre et collecte toutes sortes de témoignages sur cette journée noire de l'humanité. Le spectacle est créé en 2007 à Istanbul avant d'être accueilli en 2009 au Théâtre des Célestins à Lyon, dans le cadre de Sens interdits.
L'Ukraine, terra incognita pour le théâtre français, l'affaire est désormais classée. Après des décennies de silence, une fenêtre s'ouvre sur un théâtre. Nous voilà en terre de catastrophes : le Holodomor, la famine génocidaire organisée par Staline dans les années 1930, plusieurs millions de victimes, un événement longtemps dissimulé au reste du monde ; Tchernobyl, à l'inverse, un nom assuré de passer à la postérité. Et puis l'effondrement de l'Union soviétique, l'indépendance, la transition, la révolution orange et celle du Maïdan, enfin l'annexion des territoires du sud-est par la Russie. Terrain de Grand Jeu... Avec notamment le premier texte dramatique traduit du tatar de Crimée, ainsi que le texte lauréat du domaine étranger aux Journées de Lyon des auteurs de théâtre. Avec Au début et à la fin des temps, de Pavlo Arie ; Les Fugitifs égarés, de Neda Nejdana ; L'Hymne de la jeunesse démocratique, de Serhiy Jadan ; Miel sauvage, d'Oleh Mykolaïtchouk ; En direct, d'Oleksandr Irvanets ; Le Labyrinthe, d'Oleksandr Viter ; En détail, de Dmytro Ternovyi ; Arzy, légende tatare, de Rinat Bektashev ; L'Evangile selon Lucifer, d'Anna Bagriana. Textes traduits de l'ukrainien, du russe et du tatar de Crimée par Estelle Delavennat, Maxime Deschanet, Iryna Dmytrychyn, Bleuenn Isambard, Shirin Melikoff, Aleksi Nortyl, Iulia Nosar, Omer Özel et Tatiana Sirotchouk.
Extrait de la préface de Gilles BoulanLes parents ont quitté la campagne pour venir s'installer à la ville. Ils se sont arrêtés sur la colline des anges et des djinns au-delà du périph, cette frontière infranchissable entre leur bidonville, la décharge, l'usine toxique de «Stop herbe» et la ville. Vingt ans plus tard, «leurs enfants sans nombril» rêvent de partir à leur tour. Cette fois beaucoup plus loin, où un autre périphérique les séparera de la belle ville. Une seule chose aura réellement changé, ces jeunes gens «mauvaises herbes» auront plutôt recours à la bonne fée marraine de la télévision qu'à la gitane et à sa magie.Avec une belle intelligence, une grande simplicité de moyens et beaucoup d'émotion, Sedef Ecer raconte la similitude des destins, l'éternité de cette misère qui reproduit les mêmes schémas dans les pays en développement comme dans les pays développés. L'exclusion, le recours à des travaux dangereux (l'usine de sablage des blue-jeans a remplacé l'usine de production d'herbicide), la seule force du rêve pour nourrir un quelconque espoir.