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Eugene McCown. Démon des années folles
Kagan Jérome
SEGUIER
22,00 €
Épuisé
EAN :9782840497882
Etait-ce sa beauté, son allure, son mystère ? Eugene McCown entrait dans une pièce et les bouches s'ouvraient toujours rondes. Arrivé à Paris en 1921, le jeune Américain fut successivement pianiste au légendaire cabaret du Boeuf sur le Toit, peintre à succès, journaliste et romancier. Redouté et admiré pour son esprit mordant, aimé et jalousé pour son charme magnétique, proche de Jean Cocteau, de Nancy Cunard, d'André Gide et du groupe de Bloomsbury, il s'offrit corps et âme au tourbillon de jazz, d'alcool et de drogues de cette décennie frénétique. Au risque de se laisser enfermer dans une image de phénomène mondain et de perdre de vue ses ambitions artistiques. Comme si tous, dans son entourage, avaient eu trop besoin de sa formidable énergie et l'avaient laissé la dilapider jusqu'à l'épuisement. Ainsi l'écrivain surréaliste René Crevel, son ancien amant, écrivait-il à son propos : "(Eugene) a une âme, malgré lui. malgré l'Amérique et, avouons-le, malgré nous qui aimions trop sa voix, ses mains, etc., pour ne pas lavoir limité à cet amour trop terrestre."
Voltaire classait l?Athènes de Périclès parmi « les quatre âges heureux » qui sont « l?exemple de lapostérité », à côté de la Rome de César et d?Auguste, l?Italie du Quattrocento et la France de LouisXIV. Sous l?autorité du stratège grec, réélu quatorze fois d?affilée, la démocratie a en effet atteint au Ve siècle avant notre ère son plus haut point d?épanouissement. Les arts ont fleuri en littérature(Sophocle, Euripide, Eschyle?), en architecture comme en sculpture (Le Parthénon, l?Odéon?). Les activités intellectuelles, philosophie, sciences, recherche historique, ont prospéré comme jamais. De ces accomplissements, Périclès fut le principal artisan: homme d?état, soldat, diplomate,éducateur et visionnaire, il aspira pour ses concitoyens à une Athènes capable d?atteindre par sagloire à l?immortalité. Les défis qu?il affronta sont, dans une large mesure, ceux du XXIe siècle: les difficultés de la démocratie directe, le sens réel des concepts d? « égalité » et de « justice », l?équilibre entre l?individualisme et le dévouement civique, les atouts et les périls de l?impérialisme? Périclès est le modèle par excellence de l?homme d?Etat démocratique, un modèle aussi valable pour notre temps qu?il fut contesté par ses contemporains.
Condé Nast : un nom mondialement connu, celui du groupe de presse propriétaire des magazines Vogue et Vanity Fair. Plus qu'un nom, même : une marque, un label devenu l'emblème du glamour, de l'élégance et du luxe - au point d'occulter le fondateur de cet empire médiatique. Une éclipse dont Condé Montrose Nast (1873-1942) fut le premier artisan, lui qui, toute sa vie, préféra rester dans l'ombre, laissant ainsi libre cours aux rumeurs les plus contradictoires. Businessman visionnaire pour les uns, comptable sans relief pour les autres, travailleur austère affligé d'une timidité maladive, il fut pourtant aussi considéré comme le maître de cérémonie des fêtes de la Café society et l'inspiration de Fitzgerald pour son personnage de Gatsby le Magnifique... Afin d'élucider ce mystère, Jérôme Kagan a mené l'enquête. Mais raconter l'histoire de l'homme, c'était aussi, inévitablement, interroger les liens entre son rapport aux femmes et le nouvel idéal féminin que ses magazines contribuèrent à façonner. Pour ce faire, l'auteur a imaginé la vie des rédactrices de l'édition française de Vogue, laissant leurs voix compléter son récit en nous racontant, de l'intérieur, les coulisses de la " fabrique du chic "
Il est temps d'arrêter de prétendre que les Européens et les Américains partagent la même vision du monde. Sur les grands problèmes stratégiques et internationaux qui se posent aujourd'hui, les Américains viennent de Mars et les Européens de Vénus. Ceux-ci considèrent les États-Unis comme un pays au comportement unilatéral et inutilement va-t-en-guerre ; ceux-là ont peu de confiance à l'égard d'une Europe inconséquente et velléitaire. Rares sont les points sur lesquels ils s'entendent et l'incompréhension entre eux ne fait que croître. Les raisons de ce divorce sont profondes. anciennes et vont sans doute perdurer. Tel est le constat que fait Robert Kagan au terme d'une réflexion brillante. mettant Européens et Américains face a des choix qui engagent leur avenir.
12 juillet 1963, Aix-en-Provence. Charles Trenet déjeune à la terrasse du restaurant où il a ses habitudes. Soudain, une altercation éclate avec un jeune homme et, quelques heures plus tard, le chanteur est arrêté puis jeté en prison. De quoi l'accuse-t-on ? D'"actes impudiques et contre-nature sur mineurs de moins de vingt et un ans". Dès le lendemain, la rumeur enfle : Charles Trenet organiserait des parties fines, des "ballets bleus". Une certaine presse en remplit ses colonnes en confondant, avec la volonté de les confondre, "pédérastes" et "pédophiles". Parce qu'à cette époque, une loi héritée du gouvernement de Vichy considère qu'une personne homosexuelle ne saurait être capable d'un consentement éclairé avant vingt et un ans. Charles Trenet, d'un tempérament insoumis et éternellement juvénile, refuse de céder au chantage auquel il s'avère en réalité confronté. Mais dans la solitude de sa prison, l'artiste se laisse aller à une incontournable introspection : est-il seulement victime de la morale ? Ses élans et plaisirs ne seraient-ils pas coupables à force d'être minoritaires ? Est-il un adulte raisonnable ? Un fou chantant ? Dans un récit imaginé à la première personne, Olivier Charneux accompagne un homme qui vacille. A travers cet épisode judiciaire, l'auteur nous rappelle combien nos moeurs sont instables, les lois parfois inadaptées et nos jugements souvent brutaux.
Résumé : Qui n'a jamais rêvé de tout plaquer pour prendre la route ? Lajos Kassák, lui, a plus d'une raison de se lancer dans l'aventure. Nous sommes en 1909, il a 22 ans et, partout en Europe, une effervescence artistique et révolutionnaire fait trembler l'ancien monde. Alors il décide de quitter Budapest pour rallier à pied l'épicentre de l'agitation : Paris. C'est le point de départ d'une odyssée picaresque et libertaire qui le mènera d'un bout à l'autre du continent. En chemin, il croisera la route de l'écrivain anarchiste Emil Szittya, avec qui il s'initiera aux raffinements et combines de la vie errante. Les tribulations des deux amis offrent une cascade de situations burlesques et de dialogues truculents dont l'humour ? souvent absurde ? se révèle d'une étonnante modernité. Ode assumée à l'oisiveté, Vagabondages est une pépite oubliée de la littérature hobo, à ranger d'urgence entre les deux Jack, le Kerouac de Sur la route et le London des Vagabonds du rail.
On trouve dans cet ouvrage tous les conseils pour s'initier aux pratiques de l'ornement grâce à de simples vignettes qui décomposent les étapes nécessaires à l'élaboration d'effets dans la peinture décorative.Une introduction pertinente présente les outils nécessaires et on découvre toutes les astuces pour réaliser soi-même des boiseries factices, pour imiter le cuir gaufré, le bronze patiné, le marbre veiné, et même la dorure à la feuille.
Los Angeles, été 1958. Abigail Fairchild, ancienne directrice du Chateau Marmont, décide soudainement d'y reparaître après des années de retrait et de solitude. Un lieu hors du temps que cet hôtel baroque et licencieux, élégant et libertaire, construit à une époque où les abords de Sunset Boulevard étaient encore colonisés par les coyotes. Pourquoi Abigail, qui fut aussi une star du cinéma muet, revient-elle au Chateau ? Serait-elle poussée par un élan nostalgique ? Un désir de revanche ? Il est vrai que sa rencontre accidentelle avec le jeune Wayne Cornwall vient de lui redonner le goût d'une vie oubliée. Ce beau vagabond surgi des collines de Hollywood prend peu à peu une place essentielle dans son existence, de même qu'il se révèle plus complexe que son air réservé ne le laissait penser. Avertie de la cruauté de Hollywood, Abigail compte bien l'éduquer et le préparer aux nombreux dangers qui menacent. L'usine à rêves n'a rien d'une Arcadie et il arrive que les candidats au succès finissent au fond d'un bar ou d'un canyon... Un récit imprégné de cinéma, de musique et de Californie, où la fiction se mêle à des épisodes réels. Les prestigieux pensionnaires du Chateau défilent, de James Dean à Robert De Niro, de Duke Ellington à Jim Morrison, cherchant là une inspiration, une planque, une récréation... parfois au mépris de la loi.