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LE BAMBOU NAIN
KAFU
PICQUIER
7,50 €
Épuisé
EAN :9782877303989
Un peintre raté et opportuniste vivotant d'expédients et de complaisance, un antiquaire véreux, la famille suspecte d'un ancien gouverneur de province, le fils débauché d'un peintre illustre, des geishas de bas étage, tels sont les personnages de ce célèbre roman de Kafû. Au gré des rencontres, les destins se tissent, s'entremêlent et se défont ; de rebondissement en rebondissement, l'auteur nous entraîne dans le sillage d'un homme ordinaire, louvoyant tant bien que mal dans les eaux corrompues du nouveau Japon avant de devenir patron d'une maison de rendez-vous. Galerie de portraits surprenants, peinture satirique et féroce d'une nouvelle société bourgeoise oublieuse des valeurs traditionnelles de l'ancien Japon que Kafû, déçu et amer, voyait s'éteindre devant lui.
Les saules et les fleurs ", c'est ainsi que l'on nommait les quartiers de geishas, à Tôkyô au début du siècle. Roman d'amour et de jalousies compliquées au parfum nostalgique, dans l'intimité des maisons de plaisir. Kafû y décrit les intrigues, les jeux érotiques, les manoeuvres d'amour et d'argent entre amants et geishas : autour de la belle Komayo, acteurs, musiciens, parasites ou amoureux veules se croisent et se déchirent. C'est aussi l'évocation d'un Japon ancien que Kafû dépeint avec la cruauté et la tendresse d'un amoureux de ce monde qu'il voyait disparaître avec amertume.
Résumé : Arrivée depuis quelque temps à Tokyo, Kimiyé officie en tant que serveuse dans des bars de nuit. Autonome et libérée, elle multiplie les rendez-vous galants, une attitude qui n'est pas toujours du goût de tous ses clients... Issue d'un recueil plus long, La Saison des pluies est certainement l'une des nouvelles les plus représentatives des écrits de Nagaï Kafu, chantre du quartier des plaisirs au coeur duquel il nous plonge aux côtés des geishas, de leurs clients et de tous ceux qui les côtoient dans ce Japon du début du XXe siècle.
Résumé : Nagaï Kafû (1879-1959), écrivain à bien des égards inclassable, tient une place à part dans le cour des lecteurs japonais. Comme Ihara Saikaku avait été celui d'Osaka, il fut le chantre de Tôkyô, et cette histoire singulière en porte l'admirable témoignage. Usant d'une langue volontiers archaïsante et recherchée, celui que son public appelle simplement Kafû se plaît à composer des romans sur le modèle de la "littérature de divertissement" de l'époque Edo. Mais à son talent d'observateur aigu et ironique, il joint une réelle profondeur de sentiment, une humanité profonde et pudique, une compassion réelle envers les êtres, une absolue sincérité enfin, et cela confère une étrange résonance à ce qui se donne des allures de dandysme. Son bonheur d'écrivain, il le trouve à détecter, scruter et relater la réalité sociale de sa ville, aussi bien dans les métamorphoses de son espace ou dans le tracé de ses réseaux, que dans les insondables vicissitudes de la vie de ses habitants. Promeneur, rêveur, noctambule, il s'abandonne aux lieux, aux atmosphères, aux rencontres, et son écriture elle-même, tout en notations imperceptibles, finit par devenir feutrée, ombreuse, évanescente, et par nous faire circuler dans une sorte de vide étrange et obsédant...
Résumé : Dans la forte et subtile éludé dont il fait suivre son excellente traduction du roman de Nagaï Kafû, Pierre Faure définit ainsi le sens de La Sumida : déploration d'un Meiji qui n'a pas tenu les promesses de ses débuts et qui, en voulant greffer un corps étranger sur un tronc qu'il a déraciné, a engendré une crise profonde qui est le drame du Japon moderne ; c'est ce déchirement de l'être japonais moderne que l'on peut deviner ainsi entre les lignes de La Sumida et qui confère à ses accents une résonance si désolée. D'où l'organisation de cette histoire délicate, ténue, mais très savamment bâtie, à la japonaise. Afin d'exprimer formellement son refus d'un Meiji pour qui le bouc de Napoléon III et la discipline prussienne représentaient la civilisation, Nagâi Kafü construit son livre sur le retour cyclique des saisons (ce que reprendra plus tard Kawabata dans son Kyôto), un peu comme le poème des saisons : le haïku ou haïkai : En outre, dans ses descriptions des paysages de Tôkyô, il évoque les estampes japonaises, celles de Hiroshige et de Kunisada, notamment, dont il était alors un des rares là-bas à priser la valeur. C'est aussi le roman de l'adolescence, de l'éveil, dans une société en crise grave, dévorée déjà par la technique, le rendement, et qui relègue au second plan la poésie, la galanterie, le théâtre de kabuki, où le héros verrait les seuls recours contre ce monde âpre et hideux. Nous lisons ici la complainte romanesque d'une civilisation moribonde, celle d'Edo que Tôkyô va supplanter sur place. Sachons incidemment admirer en Nagaï Kafû un homme qui, ayant appris en France à goûter aux libertés, refusera toujours d'entrer dans l'association des écrivains japonais, d'orientation fasciste, et souhaitera être enterré au cimetière des prostituées (satisfaction que lui refusera une famille contre laquelle il s'était d'emblée révolté). Bien que La Sumida remonte à 1909, Nagaï Kafü a donc beaucoup à nous dire aujourd'hui.
Qui était Nishino, cet homme insouciant et farouche comme un chat, qui s'immisçait avec naturel dans la vie des femmes dont il faisait battre le coeur trop fort ? Dix voix de femmes prennent la parole pour tisser la figure d'un homme plein de charme et de mystère, nonchalant, touchant, insaisissable. Et en faisant son portrait, c'est elles-mêmes finalement qu'elles révèlent. Dix variations tissées de poésie, de mélancolie, de drôlerie, pour tenter de comprendre cet étrange sentiment que l'on nomme l'amour.
Une beauté zen ?C?est celle que nous proposent douze jeunes moines japonais du temple Eiheiji qui veulent faire vivre et partager leurs pratiques du bouddhisme zen dans la vie quotidienne. Rencontrer, saluer, se reposer, cuisiner, respirer, prendre le thé, ils ont rédigé ce livre pour transmettre leur enseignement avec simplicité et amitié.Il a été écrit pour expliquer le plus simplement possible comment aimer l?autre tel qu?il est en devenant soi-même.4e de couverture : Une beauté zen ?C?est celle que nous proposent douze jeunes moines japonais du temple Eiheiji qui veulent faire vivre et partager leurs pratiques du bouddhisme zen dans la vie quotidienne. Rencontrer, saluer, se reposer, cuisiner, respirer, prendre le thé, ils ont rédigé ce livre pour transmettre leur enseignement avec simplicité et amitié.Il a été écrit pour expliquer le plus simplement possible comment aimer l?autre tel qu?il est en devenant soi-même.
Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d'un chagrin d'amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l'art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière.Rinco cueille des grenades juchée sur un arbre, visite un champ de navets enfouis sous la neige, et invente pour ses convives des plats uniques qui se préparent et se dégustent dans la lenteur en réveillant leurs émotions enfouies."4e de couverture : Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d'un chagrin d'amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l'art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière.Rinco cueille des grenades juchée sur un arbre, visite un champ de navets enfouis sous la neige, et invente pour ses convives des plats uniques qui se préparent et se dégustent dans la lenteur en réveillant leurs émotions enfouies."
Au cours d?une nuit d?orage, à la demande du mandarin Tân, l?intendant Hoang organise un banquet, dressant une somptueuse table. Festoyant à la lumière des lanternes, un maître des geôles, un percepteur des impôts, une poétesse, un couple d?apothicaires et un tailleur racontent une énigme non résolue de leur passé, tandis que le lettré Dinh et le docteur Porc livrent chacun un épisode mystérieux de leur jeunesse. Servis dans de la vaisselle en céladon, meurtres, vols et coups bas sontdécortiqués à l?aide de baguettes laquées, faisant le délice des convives. C?est l?heure lumineuse des conteurs, qui donnent voix aux amours défuntes et visage aux héros d?antan. C?est l?heure sombre des aveux masqués et des guets-apens, alors que, dehors, s?amassent les ténèbres d?un monde au bord du chaos.