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La Sumida
Nagaï Kafû
GALLIMARD
9,50 €
Épuisé
EAN :9782070713288
Dans la forte et subtile éludé dont il fait suivre son excellente traduction du roman de Nagaï Kafû, Pierre Faure définit ainsi le sens de La Sumida : déploration d'un Meiji qui n'a pas tenu les promesses de ses débuts et qui, en voulant greffer un corps étranger sur un tronc qu'il a déraciné, a engendré une crise profonde qui est le drame du Japon moderne ; c'est ce déchirement de l'être japonais moderne que l'on peut deviner ainsi entre les lignes de La Sumida et qui confère à ses accents une résonance si désolée. D'où l'organisation de cette histoire délicate, ténue, mais très savamment bâtie, à la japonaise. Afin d'exprimer formellement son refus d'un Meiji pour qui le bouc de Napoléon III et la discipline prussienne représentaient la civilisation, Nagâi Kafü construit son livre sur le retour cyclique des saisons (ce que reprendra plus tard Kawabata dans son Kyôto), un peu comme le poème des saisons : le haïku ou haïkai : En outre, dans ses descriptions des paysages de Tôkyô, il évoque les estampes japonaises, celles de Hiroshige et de Kunisada, notamment, dont il était alors un des rares là-bas à priser la valeur. C'est aussi le roman de l'adolescence, de l'éveil, dans une société en crise grave, dévorée déjà par la technique, le rendement, et qui relègue au second plan la poésie, la galanterie, le théâtre de kabuki, où le héros verrait les seuls recours contre ce monde âpre et hideux. Nous lisons ici la complainte romanesque d'une civilisation moribonde, celle d'Edo que Tôkyô va supplanter sur place. Sachons incidemment admirer en Nagaï Kafû un homme qui, ayant appris en France à goûter aux libertés, refusera toujours d'entrer dans l'association des écrivains japonais, d'orientation fasciste, et souhaitera être enterré au cimetière des prostituées (satisfaction que lui refusera une famille contre laquelle il s'était d'emblée révolté). Bien que La Sumida remonte à 1909, Nagaï Kafü a donc beaucoup à nous dire aujourd'hui.
Résumé : Original name edition : tous les noms des personnages et des attaques sont les noms originaux japonais. Voilà maintenant un an que Duke et Maria ont rejoint Fleed, leur planète natale, pour oeuvrer à sa reconstruction. Sur Terre, Cutie Honey, à la poursuite des hommes de Panther Claw, se retrouve piégée par 2 démons et ne doit son salut quà lintervention dAkira Fudo et de son alter-ego, Devilman. Pendant ce temps, le Centre du Professeur Umon détecte des OVNI qui pénètrent latmosphère terrestre. Il sagit de la soucoupe porteuse de Grendizer, poursuivi par des soucoupes inconnues. Maria, seule à bord, est en mauvaise posture. Koji saute à bord de son Double Spacer pour la secourir, mais il tombe nez à nez avec Grangen, la terrible bête démoniaque, et se retrouve à son tour, en grande difficulté. A quoi ou qui sont dues toutes ces attaques ? Quel est leur objectif ? Et pourquoi Phénicia est-elle seule ?
Résumé : Arrivée depuis quelque temps à Tokyo, Kimiyé officie en tant que serveuse dans des bars de nuit. Autonome et libérée, elle multiplie les rendez-vous galants, une attitude qui n'est pas toujours du goût de tous ses clients... Issue d'un recueil plus long, La Saison des pluies est certainement l'une des nouvelles les plus représentatives des écrits de Nagaï Kafu, chantre du quartier des plaisirs au coeur duquel il nous plonge aux côtés des geishas, de leurs clients et de tous ceux qui les côtoient dans ce Japon du début du XXe siècle.
Résumé : Nagaï Kafû (1879-1959), écrivain à bien des égards inclassable, tient une place à part dans le cour des lecteurs japonais. Comme Ihara Saikaku avait été celui d'Osaka, il fut le chantre de Tôkyô, et cette histoire singulière en porte l'admirable témoignage. Usant d'une langue volontiers archaïsante et recherchée, celui que son public appelle simplement Kafû se plaît à composer des romans sur le modèle de la "littérature de divertissement" de l'époque Edo. Mais à son talent d'observateur aigu et ironique, il joint une réelle profondeur de sentiment, une humanité profonde et pudique, une compassion réelle envers les êtres, une absolue sincérité enfin, et cela confère une étrange résonance à ce qui se donne des allures de dandysme. Son bonheur d'écrivain, il le trouve à détecter, scruter et relater la réalité sociale de sa ville, aussi bien dans les métamorphoses de son espace ou dans le tracé de ses réseaux, que dans les insondables vicissitudes de la vie de ses habitants. Promeneur, rêveur, noctambule, il s'abandonne aux lieux, aux atmosphères, aux rencontres, et son écriture elle-même, tout en notations imperceptibles, finit par devenir feutrée, ombreuse, évanescente, et par nous faire circuler dans une sorte de vide étrange et obsédant...
Résumé : Les historiens n'ont pas donné à Paris la place qu'elle méritait. Parce que la capitale française a souvent été assimilée à l'État, en raison aussi de sa complexité et de son importance, les institutions parisiennes n'ont pas toujours bénéficié d'études approfondies, notamment pour la période contemporaine. Ce livre, fondé sur la méthode prosopographique, est une approche des conseillers municipaux de Paris de 1871 à 1914, qui se situe à la charnière de l'histoire politique et de l'histoire sociale. Sont analysés différents aspects de cette élite locale : origines sociales, formation, carrières professionnelle et politique, sociabilité, fortune. À quel point les affrontements de formations politiques sont-ils ceux de groupes sociaux ? La diversité sociologique de la ville selon les quartiers se retrouve-t-elle à l'Hôtel de ville ? Ces élus qui ont tant dénoncé la mainmise de l'État sur la politique et l'administration locales, étaient-ils bien des hommes enracinés à Paris ? En répondant à ces questions, l'auteur tente de saisir les caractéristiques de la vie politique française, en mesurant le degré de sa démocratisation, à une période qui aurait dû voir se réaliser l'avènement d'une " couche sociale nouvelle ".
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Le soleil et l'acier est la seule confidence que nous ait laissée Yukio Mishima sur sa formation : comment il a découvert, tardivement, la vie du corps, et par elle une vie nouvelle de l'esprit. Il établit une étrange opposition entre le pouvoir corrosif du langage et le pouvoir constructif du soleil et de l'acier. En même temps, c'est pour offrir à la mort, bien suprême et suprême tentation, un objet digne d'elle qu'il s'astreint à l'ascèse d'un entraînement physique. Cette démarche essentiellement romantique n'a rien à voir avec le principe grec d'une âme saine dans un corps sain, mais débouche sur le suicide rituel, qui fut en effet accompli par Mishima, en public, en novembre 1970. Le soleil et l'acier constitue un testament spirituel qui éclaire d'un jour insolite toute l'oeuvre du grand écrivain japonais.
De l'univers des geishas aux rites sacrificiels des samouraïs, de la cérémonie du thé à la boutique d'un antiquaire, Mishima explore toutes les facettes d'un japon mythique, entre légende et tradition. D'une nouvelle à l'autre, les situations tendrement ironiques côtoient les drames les plus tragiques: que ce soit la jolie danseuse qui remet du rouge à lèvres après avoir renoncé à se défigurer avec de l'acide en souvenir de son amant, Masako, désespérée, qui voit son rêve le plus cher lui échapper, ou l'épouse qui se saisit du poignard avec lequel son mari vient de se transpercer la gorge... Quelques textes étonnants pour découvrir toute la diversité et l'originalité du grand écrivain japonais.
Dans le «bric-à-brac» de la société japonaise des années 60, les fantômes des ci-devant aristocrates hésitent encore à danser avec les premiers parvenus du miracle économique. Les rues sont pleines de jeunes filles qui n'en sont plus, de petits jeunes gens détestables dévorés de paresseuses ambitions... Comment vivre, lorsque - comme le diamant de trois carats que l'on porte au doigts, lorsque - on a été taillée dans une autre époque ? La chair, soudain révélée, pourrait-elle faire disparaître ce désert que l'héroïne du roman voit s'étendre aux confins de sa brillante réussite sociale ?.