Cinq femmes dans une maison d'arrêt se retrouvent souvent à la bibliothèque après les ateliers. Fatiguées, elles échangent sur le quotidien de la prison, les combines, les relations difficiles avec les autres détenues, et leurs hommes qui les ont oubliées là et ne viennent jamais les voir, refaisant leur vie ailleurs. Elles partagent un festin de Noël imaginaire quand survient une nouvelle détenue qui a été arrêtée alors qu'on lui avait retiré sa fille Alice et qu'elle s'apprêtait à fuir avec elle. Elles ont été prises alors qu'elle lui achetait dans une librairie On ne badine pas avec l'amour de Musset. Les cinq femmes décident de jouer et de filmer la pièce pour envoyer la vidéo à Alice. La pièce est créée au Studio Théâtre de Stains le 29 mars 2018 dans une mise en scène de Marjorie Nakache et avec Jamila Aznague, Gabrielle Cohen, Olga Grumberg, Marjorie Nakache, Marina Pastor et Irène Voyatzis et reprise au Théâtre 13 le 6 novembre 2018.
C'est une ville en état de siège, où le paysage est blanc, poussiéreux et dévasté, où les soldats tirent sur les chats qui passent. Carmen a disparu à un check point ; sa fille Imen affronte les perquisitions d'Ian, le soldat. Dans la maison d'à côté, Alia, la sage-femme, soigne le chat Jésus, tandis que Yad, son mari, s'évade dans les volutes du narguilé, la saveur des pistaches, et l'ivresse de l'arak de Zahlé autant d'échappatoires au bruit des fusillades, au ravage des incendies. Et puis, un jour, Amin, le fils d'Alia et de Yad, tue un soldat et l'étudiant modèle devient un martyr qui viole, détruit et meurt au nom de Dieu.
Jeu traditionnel algérien, la boûqâla rassemble des femmes autour de séances au cours desquelles une femme âgée récite des poèmes dont l'interprétation fournira de bons ou mauvais présages.
Résumé : 2015, à Jérusalem. Alors que la situation est plus tendue que jamais dans cette ville divisée entre Israéliens et Palestiniens sous le regard impuissant des Nations Unies, un étrange projet naît dans la tête de héros contemporains. Il s'agit de monter une pièce de théâtre avec des acteurs de Jérusalem, de Cisjordanie et de Galilée, qui retrace à la fois la longue souffrance de ceux qui ont perdu leur terre dans la nakba (la catastrophe) mais aussi celle de ceux qui ont perdu leur famille dans la shoah. Un sujet explosif. L'auteur franco-égyptien et co-directeur du Théâtre des Quartiers d'Ivry, Adel Hakim demande au dramaturge Mohamed Kacimi de l'accompagner dans l'aventure de la création de sa pièce : " Des Roses et du Jasmin", au Théâtre National Palestinien de Jérusalem. Ce dernier tient ici la chronique de cette mise en scène impossible, du mois de février au mois de juin 2015. Espoir, découragement, doute, géopolitique implacable, enthousiasme renaissant, clivage indépassable, clivage dépassé, leçon de vie, leçon d'humanité. Comme à son habitude, Mohamed Kacimi n'est pas avare de détails signifiants et d'anecdotes burlesques, entre humeur douce-amère et témoignage poignant. Un document de première main sur la genèse d'une pièce qui rencontre un très grand succès sur les scènes françaises et européennes.
Pierre Curie, savant distrait et maladroit est chargé de cours et de recherches à l'Ecole de physique et chimie. M. Schutz, le directeur, attend de lui des découvertes qui couvriraient la France d'honneurs et lui rapporteraient une médaille. En vain... jusqu'au jour où paraît une certaine Marie Sklodowska. Le c ur de Pierre va s'affoler autant que son électromètre devant l'uranium. Vous croyiez connaître la suite? Pas sûr!
Né à Antibes le 25 mars 1899, Jacques Audiberti publie ses premiers articles vers 1925 dans la rubrique des «chiens écrasés». Lié avec Apollinaire et Valéry, il commence à écrire ses premiers poèmes qui seront publiés en 1929. Il reçoit le Grand Prix national des Lettres en 1964. Il meurt à Paris le 10 juillet 1965.