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Les pages "politique". Histoire du journalisme politique dans la presse française (1945-2006)
Kaciaf Nicolas ; Neveu Erik
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753526624
La couverture de l'actualité politique a connu d'intenses métamorphoses dans la presse écrite française depuis 1945. Tandis que les pages Politique des journaux de la Quatrième République s'affairaient avant tout à reproduire et commenter les travaux parlementaires et notamment les débats en séance, les services Politique se sont progressivement efforcés de mettre en scène les "coulisses" des partis et des institutions, de décrypter les stratégies individuelles et les "coups" médiatiques des acteurs, de mesurer leurs performances en prenant appui sur l'évolution de l'"opinion publique" en rendant visibles d'autres facettes de l'activité politique, en mobilisant des genres et des rhétoriques inédites, les journalistes politiques vont ainsi redéfinir leurs positions vis-à-vis des luttes politiques et leurs rôles à l'égard de leurs publics. Ce livre vise à restituer l'histoire de ces transformations dans le contenu des pages Politique d'une dizaine de quotidiens et d'hebdomadaires nationaux. Mais il cherche surtout à comprendre ces changements qui émergent au tournant des années 1960 et 1970. S'appuyant sur une vaste enquête auprès des protagonistes de cette histoire, il met à l'épreuve trois scénarios explicatifs qui interrogent les incidences respectives de l'évolution des règles du jeu politique, des reconfigurations économiques de l'espace médiatique et du renouvellement générationnel des services Politique.
La communication interne apparaît aujourd'hui comme un enjeu stratégique pour les entreprises comme pour les administrations. Bénéficiant d'une reconnaissance croissante, les services de communication interne ne se limitent plus, comme autrefois, à la simple publication des supports d'information interne. Au contraire, ces professionnels se voient de plus en plus fréquemment invités à accompagner, promouvoir et faire accepter les transformations organisationnelles et managériales qui bousculent les organisations privées et publiques. Croisant les regards d'une douzaine de praticiens et d'universitaires, ce livre explore ainsi les changements dans la communication interne et par la communication interne. Quels rôles sont amenés à jouer les communicants internes ? Comment parviennent-ils à trouver leur place au sein des organisations ? Dans quelle mesure participent-ils à la définition et à l'entretien de nouveaux imaginaires professionnels ? Disposent-ils des instruments pour répondre aux contradictions et aux souffrances suscitées par la généralisation des impératifs de modernisation et d'évolution permanente ?
Occupant une place croissante dans la société française, les médias connaissent une intense mutation depuis quelques décennies. Le développement d'Internet, "l'explosion" de la communication et la concentration mondiale des entreprises médiatiques bouleversent en profondeur l'espace public. Ces récentes évolutions soulèvent de nombreuses questions auxquelles cet ouvrage s'efforce de répondre en les inscrivant dans le temps long des transformations médiatiques. Cette histoire politique et économique des médias français se veut un antidote à l'oubli. Retraçant pas à pas les relations que les médias ont successivement entretenues avec les pouvoirs du XVIIe siècle à nos jours, elle est soucieuse d'articuler cette dimension politique aux enjeux économiques, sociaux et technologiques de la production médiatique. Citoyens, étudiants, chercheurs et journalistes trouveront dans cet ouvrage des clés pour comprendre la construction progressive de l'espace médiatique français et analyser les problématiques actuelles à l'aune des expériences passées.
Que veut dire porter la parole d'autrui ? Si les porte-paroles sont omniprésents dans les débats publics, cette figure reste paradoxalement peu étudiée. Elle est pourtant l'instance à travers laquelle les pouvoirs et leurs opposants parlent, informent, ordonnent et se combattent verbalement. Opérant une généalogie du porte-parolat depuis l'Antiquité jusqu'à ses formes contemporaines (dans les institutions officielles, dans les groupes d'intérêts ou les mouvements sociaux), l'ouvrage donne à voir une multitude de situations où s'expriment et parfois s'opposent des porte-paroles, officiels ou non. Les contributions d'historiens, de sociologues et de politistes réunies ici permettent ainsi de saisir l'émergence et les métamorphoses du porte-parolat, pour mieux comprendre son rôle dans le monde d'aujourd'hui. La personnalisation politique, les exigences accrues d'authenticité et de proximité et le développement des médias sociaux marquent-ils la mort ou le triomphe des porte-paroles ?
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni