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Retour au château de Là-bas
Jutrin Monique
WAKNINE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782493282675
Qu'est-ce que naître en 1938, dans une Europe devenant jour après jour le théâtre de la barbarie, des assassinats, et du plus terrible des crimes contre l'humanité ? A première vue, ce pourrait être l'histoire de cette petite fille juive grandissant dans ce drame que nous restituerait ici Monique Jutrin, en évoquant les souvenirs d'un passé qui s'éloigne indéfiniment. Pourtant, il faut bien reconnaître qu'il n'est jamais ici question de faire de tous ces événements, de toutes ces expériences et ces vicissitudes, une histoire de plus. Il s'agirait plutôt d'en faire, absolument, une histoire propre, puisée, pétrie dans le commun et la matière de ces époques et de ces lieux à présent si lointains qu'ils en semblent disparus. Un récit, en somme, que l'on se doit à soi-même comme aux êtres qui nous ont été et nous seront éternellement chers. En ce sens, Retour vers le château de Là-bas n'est aucunement le récit d'un ailleurs, d'un là-bas, d'un tout là-bas, même d'un au-delà. C'est le récit d'un ici, devrait-on dire, d'un ici tout à fait vivant, vivace, au plus près de soi, comme si tout ce là-bas, du plus lointain qu'il puisse faire appel, était au fond ce qui demeure le plus proche et le plus intime. C'est là sans doute la leçon majestueuse de ce récit tout intérieur.
Résumé : Le volume intitulé Le Mal des fantômes, dont Benjamin Fondane indiqua la structure dans son testament de Drancy, ne comprend pas la totalité de l'oeuvre poétique. Il importait de réunir des textes épars publiés dans des revues ou abandonnés dans les manuscrits. Nous y joignons la première version d'Ulysse (1933). Edition sans fin : c'est ainsi que le poète avait sous-titré la deuxième version d'Ulysse, élaborée durant la guerre et restée inachevée. Ce titre pourrait convenir à l'oeuvre toute entière. Ainsi, certaines séquences destinées à l'origine à Ulysse, se retrouvent finalement dans Titanic ou dans L'Exode. Nous espérons ainsi éclairer la genèse de l'oeuvre. Comme Fondane n'a cessé de récrire ses vers, il arrive que le brouillon conserve une force d'évocation que la version finale a perdue. Dans cette nébuleuse, le lecteur peut, parfois, avoir l'illusion de participer à l'expérience de la création.
Résumé : Prise au piège de l'Histoire à l'orée de la Seconde Guerre mondiale, Rachel Bespaloff relit l'Iliade à la lumière des évènements contemporains. Scrutant la pensée grecque avant qu'elle ne devienne dialectique, elle y distingue une forme de pensée particulière, essentiellement éthique et proche de la pensée biblique. Elle la définit comme la science des moments de détresse totale où l'absence de choix dicte la décision. Mode particulier de pensée qui prévaut chaque fois que l'homme se heurte à lui-même à un tournant de son existence. Il n'en resterait pas de traces s'il n'y avait la poésie pour en témoigner. Précédé d'une introduction de Monique Jutrin, le texte de De l'Iliade est accompagné de deux articles de la même époque, L'humanisme de Péguy et Le monde du condamné à mort de Camus ainsi que d'un inédit : Les deux Andromaques.
La prose des ingénieurs et les sonates des mathématiciens, la peinture et la sculpture éblouies de leur vieille puérilité, nous rendent partout présentes la bêtise et la platitude. Hors de Marx, de Freud, et de Saussure, point de salut. La cage entière des perroquets bat d'un seul bec. L'étroite obéissance à la rébellion forge les nouveaux esclaves. La langue du génie, liée au génie de chaque langue, se perd dans un braire américain. Patience ! Point de déluge où ne veille une arche, et le nord reste au bout de l'aiguille. Je ne crois pas ceux qui ne croient à rien. Pour ceux des lecteurs qui veulent conjurer le naufrage, voici mes boussoles, voici nos étoiles." Roger Judrin.
Dans cet ouvrage, les auteurs explorent un univers étrange où histoire, légende et réalité se confondent : celui des "haïdoucs". Insoumis comme l'attestent légendes et ballades roumaines, Istrati leur donne le statut de "vaincus". Si les haidoucs qu'il nous présente s'inscrivent dans une réalité autant historique que légendaire, l'originalité d'Istrati s'incarne dans Floarea Codrilor, femme haïdouque hors du commun. Contributions de Jeanne-Marie Santraud, Elisabeth Geblesco, Catherine Rossi, Monique Jutrin-Klener, Martha Popovici, Hélène Lenz et Daniel Lerault.