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Benjamin Fondane. Entre Athènes et Jérusalem
Jutrin Monique ; Fondane Benjamin
CERF
24,00 €
Épuisé
EAN :9782204163934
Lire Benjamin Fondane, c'est approcher un poète, dramaturge, critique et cinéaste majeur du XXe siècle. Lire Benjamin Fondane, c'est découvrir une personnalité hors norme, interrogeant son identité et son appartenance au judaïsme. Lire Benjamin Fondane, c'est mieux connaître Marc Chagall, Shalom Alechem, Martin Buber, Franz Kafka, Jacques Maritain. Dans le présent ouvrage, ses écrits de jeunesse, traduits du roumain, précèdent ses écrits en langue française. Des textes qui portent sur la confrontation entre l'expérience biblique et la pensée existentielle. Tour à tour littéraires, philosophiques ou politiques, ils nous font plonger dans le monde de l'entre-deux-guerres où se cherchait l'Europe et ils manifestent la condition du Juif au sein de la modernité. Voici, préservé par Monique Jutrin, "l'Ulysse juif".
La prose des ingénieurs et les sonates des mathématiciens, la peinture et la sculpture éblouies de leur vieille puérilité, nous rendent partout présentes la bêtise et la platitude. Hors de Marx, de Freud, et de Saussure, point de salut. La cage entière des perroquets bat d'un seul bec. L'étroite obéissance à la rébellion forge les nouveaux esclaves. La langue du génie, liée au génie de chaque langue, se perd dans un braire américain. Patience ! Point de déluge où ne veille une arche, et le nord reste au bout de l'aiguille. Je ne crois pas ceux qui ne croient à rien. Pour ceux des lecteurs qui veulent conjurer le naufrage, voici mes boussoles, voici nos étoiles." Roger Judrin.
Par-delà sa réputation de prodigieuse érudition et curiosité, Marcel Schwob (1867-1905) fut un créateur de formes d'une originalité inépuisable, dont l'influence secrète mais déterminante s'étend de Paul Valery à nos écrivains les plus contemporains, Jean Echenoz ou Antonio Tabucchi en passant par J.-L. Borges, P. Michon, R Quignard o encore Y. Gaillard. Ce volume, issu du colloque de Cerisy-la-Salle, organisé par Christian Berg, Alexandre Gefen et Monique Jutrin du 13 au 20 août 2005 pour marquer le centenaire de la mort de l'écrivain, a voulu rendre lisibles les aspects complémentaires d'une oeuvre polymorphe : contes et nouvelles, essais et critiques littéraires, chroniques journalistiques, essais philosophiques et pamphlets littéraires. A côté de l'inventeur du genre de la vie imaginaire, du roman à plusieurs voix, du verset poétique, de la fiction érudite, et, dans une large mesure, de la nouvelle symbloliste, c'est le Schwob auteur de contes fantastiques aussi forts que ceux de Maupassant, l'exégète de Villon, le complice de Sarah Bernhardt, traducteur et préfacier d'Hamlet, l'ami d'Alfred Jarry et de Remy de Gourmont, que l'on découvrira enfin. La diversité d'approche des contributeurs, qui, comme le préconisait Schwob dans Il libro della mia memoria , s'efforcent de construire presque autant que l'auteur , en balayant largement les contextes culturels nourris de son influence, nous a paru justifier le pluriel de ce volume : Retours à Marcel Schwob.Christian Berg : professeur à l'Université d'Anvers. Vice président de la Société Marcel Scwhob. Co-éditeur de Marcel Schwob d'hier et d'aujourd'hui, Seyssel, Champ Vallon 2002. Alexandre Gefen : maître de conférences à l'Université Michel de Montaigne Bordeaux III. Fondateur de la Société Marcel Schwob. Editeur des oeuvres de Marcel Schwob, Paris, Les Belles Lettres, 2002. Monique Jutrin : professeur à l'Université de Tel Aviv. Vice présidente de la Société Marcel Schwob. Auteur de Marcel Schwob : coeur double, Edition de l'Aire, 1982. Agnès Lhermitte : docteur ès lettres, membre du LAPRIL (Université Bordeaux III). Présidente de la Société Marcel Schwob. Auteur de Palimpseste et merveilleux dans l'oeuvre de Marcel Schwob, Paris, Champion, 2002.
Résumé : Alors que l'on redécouvre aujourd'hui l'oeuvre de Panaït Istrati, la vie de ce conteur roumain devenu écrivain français est encore peu connue. Pourtant, sa personnalité a profondément marqué ceux qui ont croisé sa route. Parmi ceux qui se souvenaient de cet "homme exquis", de cette "âme ardente" : Romain Rolland, Victor Serge, Nikos Kazantzaki, Joseph Kessel, Frans Masereel, Henry Poulaille, Jean-Richard Bloch... Défenseur des opprimés, Istrati a sympathisé avec la révolution russe à ses débuts. Mais pour avoir critiqué durement le régime mis en place par Staline en 1929, il est calomnié et abandonné par ceux-là mêmes qui s'extasiaient devant sa puissance littéraire quelques années plus tôt. Ne conservant que de trop rares amis, il s'éteint en 1935, oublié de tous, à Bucarest. Roumaine par ses racines, française par sa forme, universelle par son caractère foncièrement humain, l'oeuvre d'Istrati, à l'image de ses haïdoucs, bandits des Balkans, n'a cessé de se heurter aux cadres établis. De l'étoffe d'un Cendrars, d'un Kessel, d'un Gary, il fut homme avant d'être homme de lettres, conteur plus qu'écrivain.