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Hourvari
Jurado Cathy
LANSKINE ED
13,00 €
Épuisé
EAN :9782359630954
Hourvari, terme de vénerie, ruse d'une bête traquée consistant revenir sur ses voies pour mettre les chiens en défaut. Cette suite poétique est construite de manière narrative, comme une enquête, une chasse lente et patiente dont l'objet est Reina, avatar de ce qu'on nommait autrefois la Nature, prise ici à la fois comme un texte à déchiffrer et lire dans le monde, un grand corps à étreindre et un lieu à habiter. Reina est donc aussi une figure du poème, et l'enjeu est une traque, un geste cynégétique, une quête des signes à décrypter. A la manière d'un rituel chamanique, la voix qui s'exprime ici tente de cerner Reina, de s'en approcher au plus près, de retrouver le sentiment de présence poétique au monde et aux êtres qui semble perdu. Pour cela, l'initiation doit passer par une exploration de soi, du temps (retour à l'enfance comme source de ce savoir intime) et de l'espace (bien souvent, l'espace comme construction intérieure, aussi). Le texte de la Huitième Elégie de Rilke a guidé le poème et hante comme un fantôme cette voix en quête éperdue de présence, jusqu'à la rencontre fulgurante avec l'oiseau, et jusqu'à la nécessité de regarder la mort dans les yeux. Ce recueil fait aussi l'objet d'un travail de mise en voix et en espace, dont la première version a été présentée lors d'une exposition en 2019 (à L'Aparté, Besançon), et qui sera repris lors du prochain "Labo Démo" du Centre Wallonie-Bruxelles. (voir le projet ci-dessous). Auteure d'Aix-en-Provence
Les années 1970 en Amérique latine constituent une période d'autoritarisme et de violence répressive de haute intensité, qualifiée de "terrorisme d'Etat" , de "violence d'Etat" ou encore de "guerre sale" , qui reste l'un des sujets majeurs de la création littéraire et cinématographique de cette région. Il s'agit ici d'aborder le rapport entre image, récit et catastrophe à partir d'un corpus réduit de 12 oeuvres issues de trois pays : l'Argentine, le Chili et le Mexique. Depuis les périodes de terrorisme d'Etat jusqu'à celles des "transitions" démocratiques, ce travail met en évidence des spécificités esthétiques des récits et des images entrant en résonnance avec la notion de catastrophe. Il distingue les récits et les images de la catastrophe - en lien avec la forme testimoniale, nés des différentes expériences issues du terrorisme d'Etat et affrontant des impossibilités représentatives propres aux images et aux récits de l'horreur - et les récits et les images catastrophistes - liés au succès de la fiction allégorique, issus d'une volonté de repoétisation de la mémoire et rejouant des logiques eschatologiques qu'elles soient pessimistes, réflexives ou consolatoires. Parler de résilience à la catastrophe signifie qu'au-delà de la résistance identitaire des individus et politique des collectifs qui les ont produites, les oeuvres étudiées font preuve d'une puissance d'invention capable de s'adapter aux circonstances changeantes de l'histoire et de la mémoire et de transformer, en retour, ces identités individuels et ces politiques collectives.
La peur est au c?ur de ce récit où le plus effrayant est moins le sort atroce du héros guetté dans une mansarde par des rats que le mystère qui l'a conduit à vivre ce cauchemar. Pourquoi ce solitaire, dont l'occupation principale est d'envoyer des lettres réconfortantes (du moins dans son esprit) à des inconnus, se laisse-t-il peu à peu séquestrer par la bonne de la pension de famille où il finit par atterrir. Et elle, quelles visées a-t-elle sur cet homme ? Est-ce pour le soumettre à ses désirs sexuels, ou bien pour le torturer par pur sadisme, qu'elle se l'approprie ? Mais l'angoisse du lecteur est si grande qu'il ne se pose même pas la question, il ne sait qu'une chose : à chaque page son angoisse grandit.
Présentation de l'éditeur Les Passereaux, mai 1957. Jean est un jeune paysan qui aime inventer des histoires et rêve de devenir instituteur et de sinstaller à la ville. Mais, seul garçon de la famille, il ne peut échapper à la ferme et à ses obligations familiales. Seule Odette, la jeune fille rêveuse et douce quil fréquente, parvient à lui faire oublier cette vie quil voudrait fuir : le père, Martin-la-Corneille, sombre et colérique, délaisse ses responsabilités ; la mère, Joséphine, est sévèrement brimée par sa fille aînée... Lorsquon lui refuse dépouser Odette, et que Paule, sa petite soeur chérie qui na pas toute sa tête, tombe enceinte et quon songe à une faiseuse danges, Jean est bouleversé. Abandonné et trahi, il se noie jusquà labrutissement dans le travail à la ferme pour oublier. La famille se replie sur elle-même. Acculé, cerné, Jean est gagné par la paranoïa et se ferme au monde au point de sombrer dans la folie. Dans un ultime acte de désespoir, il grave à mains nues le plancher de sa chambre et sy laisse mourir. Tragédie au sens théâtral du terme, Nous tous sommes innocents raconte lhistoire déchirante dun homme vaincu par la folie et, à travers ses yeux, dune famille qui porte en elle le ferment de sa propre malédiction. Roman du tourment inspiré dune histoire vraie, il interroge : sommes-nous tous innocents ? Sommes-nous tous coupables ? Peut-on échapper à la fureur de la fortune ? Tout comme le destin sabat sur Jean, létau se referme sur le lecteur, qui en sera irrémédiablement bouleversé.
Automne 2020 : deuxième anniversaire du mouvement des Gilets Jaunes qui a durablement changé le paysage social et politique français et qui n'a pas fini d'influer sur les luttes à venir. Feu - poèmes jaunes, est un recueil de textes nés au coeur des ronds-points et des manifestations et qui, par le biais d'une évocation poétique sans concessions, té- moigne de ce combat historique, de la répression contre ce mouvement mais aussi de la ferveur et du courage des militants. Ecrit par deux poètes engagés aux côtés des Gilets Jaunes, ce livre est également un hommage à différentes personnalités liées directement ou indirectement à ces mobilisations qui continuent de nous inspirer (Fred Vuil- laume, Zineb Redouane, Christophe Dettinger, Steve, François Boulo, David Dufresne...)
Les deux textes présentés sont le résultat de créations qui ont été données dans le cadre des rencontres Polkas@CNEAI. L'idée était de faire travailler ensemble des poètes, artistes et artisans autour d'une contrainte. Tu veux savoir comment je m'appelle est une réflexion sur l'anonymat ; 0.1.0 désorientation est une mise en perspective critique de l'usage généralisé de l'informatique et des big datas qui modifient notre conscience d'exister.
Louise est une petite fille qui comme beaucoup de petites filles aime les robes qui tournent, les rubans dans les cheveux, et sauter à pieds joints dans les flaques. En grandissant, elle devra aussi apprendre à guetter le grincement de la poignée de la porte. Tenter d'écrire là où les regards se détournent. Un récit poétique écrit à la première personne du singulier disloquée, où identité, temporalité et écriture se détraquent. Un texte empli de douceur et de douleur.
Résumé : Des poèmes pour les grands, les petits et les autres... Tiens, tiens, voilà qui est curieux. Les grands, on les connaît, ils lisent le journal, gagnent de l'argent et se serrent la main quand ils se rencontrent dans la rue. Les petits aussi on les connaît bien, et comment, puisque c'est nous ! On crie dans la cour, on rit à table et on a plein de questions à poser tout le temps à nos parents. Beaucoup plus de questions qu'il n'ont de réponses. Mais les autres ? Qui sont les autres ? Peut-être les grands restés secrètement tout petits. Ou les petits qui aimeraient être grands, parfois, rien que pour regarder la télévision jusqu'à minuit et aller se coucher sans se brosser les dents. Ou encore ceux qui n'ont pas besoin de fermer les yeux pour rêver. Comme vous. Comme moi. N'est-ce pas ?
Deux temps s'interpénètrent. Le « je » qui fixe - dans son bain révélateur les conditions de son existence et les portraits-contacts qui mettent en place une transmutation qui - sous l'action d'un corps - se fendent vers une « histoire photographique ». Chaque portrait-contact fait émerger une "humanité" : à la fois situation - proposition narrative et vies incarnées se dévoilent dans l'écriture. S'exprime ici la tentative d'exister de ceux dont on ne parle pas- que l'on ne voit pas - Une tentative de se raccrocher au peu qui reste - une histoire qui cafouille individuellement et collectivement- une étroitesse de sens -des manques que chacun porte pour tenir une vie sans et sous - Ce travail poétique s'accompagne de recherches photographiques - d'articles - de documentation- de musique- etc.