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LES ANNEES DE JEUNESSE DE HEINRICH STILLING UNE HISTOIRE VRAIE
JUNG-STILLING
PREMIERES PIERR
13,50 €
Épuisé
EAN :9782913534117
Le jeune Heinrich aurait dû devenir tailleur au village comme son père, ou charbonnier et paysan comme son grand-père. Mais "il ne vivait que dans les livres et jugeait à chaque instant qu'on ne lui laissait pas suffisamment de répit pour lire, aussi aspirait-il par-dessus tout à devenir un jour maître d'école. A ses yeux, c'était la position la plus estimable à laquelle il pourrait jamais s'élever". Or, dans les campagnes reculées de Westphalie, en ce XVIIIe siècle, les places sont rares, et les avanies nombreuses pour qui ne possède ni solides protections ni réel soutien familial. Heinrich en fera l'expérience douloureuse et, ne sachant opposer à ses épreuves que la foi et le "langage du cœur" il passera de surcroît pour un "parfait petit nigaud". Mais ne nous y trompons pas : sous les dehors d'une peinture réaliste et (pré)romantique d'un monde aujourd'hui disparu, une sourde tension travaille en secret Les Années de jeunesse de Heinrich Stilling. Car si, dans cet épisode de "l'histoire vraie" de sa vie, Jung-Stilling (1740-1817) revendique sa sujétion aux décrets de la Providence, qu'il faudrait seulement décrypter pour y trouver son destin tout tracé, d'un même mouvement, c'est la vertigineuse question de l'autonomie : que faire de mon existence ? qu'il fait ici enfler de page en page.
Je savais bien que je n'étais pas japonais. Mais quand je me regardais dans un miroir, je ne me sentais pas belge non plus ! Je voyais un coréen. C'était inéluctable. Et ça ne me rappelait pas de bons souvenirs...
Commentaires XIIe siècle, au Japon. Alors que de sanglants combats claniques ont lieu dans le nord du pays, une autre bataille se livre en coulisse... Au château du clan Okada, Dame Akane, jalouse de l'amour qui unit Dame Orin, sa sœur, à un samouraï, défigure sa rivale. De retour de la guerre, le guerrier apprend que Dame Orin s'est suicidée. Le samouraï est au désespoir, mais le fantôme de sa bien-aimée lui jure de faire revivre un jour leur amour... En 1997, Jung Henin, de son vrai nom Jung Sik Jun, auteur belge d'origine coréenne publie : La Jeune fille et le vent, une série d'heroic-fantasy située en Asie. En 2001, Jung continue de retrouver ses racines en réalisant le premier tome de la série Kaïdan ("spectre" en français). Le roman éponyme du Japonais Lafcadio Hearn, le film culte qu'en a tiré Kobayashi et les œuvres de bien d'autres artistes nippons l'inspirent pour imaginer l'histoire d'un amour si fort qu'il triomphe de la mort. Ses dessins raffinés, son souci du détail, sa maîtrise parfaite de la couleur directe, renforcent la beauté de ce conte fantastique aux accents tragiques. --Catherine Romat
Jung clôt ce voyage intérieur par l?évocation de ses années de jeunesse, étudiant à l?Institut Saint-Luc, amateur de jolies filles et de dessins. Il évoque aussi ce récent voyage en Corée effectué en 2011 pour le tournage de l?adaptation audiovisuelle de la série. Soulagement, sentiment d?appartenance retrouvé ou acculturation définitive? Ses sentiments sont complexes et troublants. Et son récit toujours bourré d?humour et d?émotions. Démarche autobiographique peu commune entamée en 2007, Couleur de peau: miel a déjà reçu un accueil sans précédent tant le témoignage est authentique et universel. Le courrier des lecteurs demeure abondant et bouleversant. L?adaptation cinéma a été présentée depuis le Japon jusqu?aux Émirats arabes unis, du Canada à l?Australie, et maintes fois récompensées. Jung a touché un point auquel nous sommes tous sensibles: nos racines. Savoir les situer, sur cette terre de mondialisation et de revendications nationalistes est peut-être une nécessité.
Résumé : Voici le dernier texte achevé par Adalbert Stifter (1805-1868, peu de temps avant sa fin tragique : un récit autobiographique. C'est d'abord, déroulée en quelques-unes de ses plus belles pages, l'envoûtante description d'un coin de montagne, perdu dans la forêt de Bavière, que le poète avait découvert dans sa jeunesse, et dont il avait fait son refuge. A l'automne 1866, il y est de retour - mais, il l'ignore encore, pour la dernière fois. Car quelque chose va se produire, le destin et la nature vont unir leurs forces, et pétri d'angoisse, Stifter devra fuir, quitter le refuge devenu intenable, traverser sous les bourrasques de neige des solitudes désormais glacées. Constamment réédité dans sa langue, ce grand morceau d'écriture stiftérienne, qu'il faut lire lentement comme le recommandait l'auteur, n'avait jamais été traduit en français.
Julien Duchêne aurait pu devenir, à la Sorbonne ou au Collège de France, le professeur à la mode, le Bergson de demain. Mais comment occuper une chaire quand on sait qu' " enseignée officiellement, la vérité devient mensonge " ? Renonçant bientôt à ses fonctions, mais aussi à son toit, au mariage, à l'argent, et jusqu'à ses vêtements, le professeur Duchêne devient le père Diogène. Muni du bâton, des sandales et de la besace caractéristiques, il tente de vivre, à la veille de la Grande Guerre, selon les préceptes des philosophes cyniques de l'Antiquité. On devine que la tentative - scandaleuse et jalonnée de scandales - ne va ni sans mésaventures ni sans amusants enseignements critiques.Au fil de situations comiques et graves, Le Père Diogène, jamais réédité depuis 1920, dévoile son véritable enjeu : la sagesse recherchée à partir du cynisme et du stoïcisme a pour monde une communauté universelle sans classes et sans État.Injustement oublié, Han Ryner (1861-1938) est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages. Son oeuvre théorique et romanesque est élaborée à partir de la philosophie grecque, selon une approche qui creuse l'écart entre, d'un côté, une visée d'harmonie et, de l'autre, les multiples variantes justi?catrices de ce qu'il appelle le " dominisme " et le " servilisme ".
Dans la mesure où l'on rencontre mille personnes qui aiment le pouvoir pour une seule qui a le sentiment de la beauté, nous voyons les ignorants qui s'apprêtent à embellir leurs jardins d'agrément, ou même l'emplacement qu'ils ont choisi d'habiter, se hâter de niveler leur terrain. Leur conception de l'embellissement ne va pas au-delà car, soumettre ou aplanir, telle est selon eux la seule et unique ambition de l'homme. Quand un terrain ou un paysage entier est devenu parfaitement plat, il ne reste plus, selon leur théorie, qu'à poser dessus autant de beauté qu'on le souhaite. Ce n'est qu'une question de moyens. Avec ces textes, c'est le projet d'une Amérique agrarienne et vertueuse qui se rappelle à nous, une "autre Amérique" teintée d'utopie à laquelle Downing croyait encore, alors que déjà l'industrialisation et l'affairisme commençaient de l'emporter.
Elisée Reclus (1830-1905) ne fut pas seulement le " géographe le plus prolifique de tous les temps ", il fut sans doute aussi le plus sensible. Loin de réserver jalousement sa discipline aux spécialistes, il invitait à l'aborder comme l'occupation privilégiée d'un homme complet : selon lui, un homme doué de l'appétit du concret, actif, animé du désir ardent de refaire la terre et qui, de sa place, se sent lié aux forces du cosmos. La terre, la science, l'art et l'humanité forment la matière des textes rassemblés pour la première fois dans ce volume. Depuis la préservation de la nature jusqu'à la rénovation urbaine, de la refonte du calendrier à la géographie comparée, de la condition animale à la critique de la divinisation de Marx par ses sectateurs mêmes, ils expriment la recherche de la totalité à conquérir par l'homme. Une totalité ouverte sur la vie, sur l'avenir et sur les autres.