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La légende de Séville
Junco Antonio Del
ASSOULINE
55,95 €
Épuisé
EAN :9782759406364
Extrait Introduction «Le pire n'est pas que les Sévillans pensent avoir la plus belle ville au monde... Le pire, c'est qu'ils ont peut-être raison.» - Antonio Gala, écrivain espagnol du XXe siècle Séville n'a pas de gratte-ciel, comme en a New York, mais elle a la Giralda : l'une des plus belles tours du monde, du sommet de laquelle la statue-girouette du Giraldillo contemple chaque soir le coucher du soleil. Séville n'a pas la mer, contrairement à Cadix, mais elle a le Guadalquivir, qui emplit l'air d'un parfum de sel et du cri des mouettes. Séville n'a pas les sept collines que possède Rome, mais elle a l'Aljarafe, aux pentes légères, d'où l'on peut contempler la ville nichée dans les luxuriants espaces verts qui longent le fleuve. Séville n'a pas les larges avenues bordées d'arbres de Pans - d'ailleurs, la ville n'est en grande partie qu'un labyrinthe. Pour découvrir l'esprit de cette cité vieille de trois millénaires, pour comprendre son caractère, pour s'expliquer la fascination particulière qu'elle exerce sur les voyageurs en quête de beauté et de joie de vivre, il faut entrer dans son dédale intime et mystique. Mais il est facile de s'y perdre, et encore plus simple de décider d'y rester... La beauté singulière de Séville résulte de trois mille ans d'histoire ponctués d'innombrables influences et rencontres, un composé de strates culturelles qui, au fil du temps, se sont mêlées et fondues pour tisser une riche étoffe texturée - l'identité sévillane, encore aujourd'hui unique au monde. Mais l'on comprend mieux cette ville lorsqu'on la considère comme l'aboutissement d'une longue lignée de versions différentes, chacune ayant sa propre définition de ce qui est sévillan. Prises ensemble, ces Séville du passé donnent à celle d'aujourd'hui la pulsion fondamentale qui fait battre son coeur : les Phéniciens, qui la connaissaient sous le nom d'Ispal quand elle n'était guère plus qu'un village de maisons sur pilons au bord du fleuve, étaient des Sévillans ; les Romains, qui fondèrent la ville légendaire d'Hispalis sur les rives du fleuve (celle qui vit naître Trajan et Hadrien), étaient des Sévillans ; et les Maures qui, des siècles plus tard, l'appelèrent Isbiliya, traçant leurs courbes sentiers par-dessus les plans rectilignes des villes romaines, embellissant le ciel de la cité de voûtes et de minarets (dont l'étonnant Alcázar), étaient aussi des Sévillans... Puis vinrent les chrétiens et les juifs, et les divers peuples qui ont fait de la ville leur patrie durant les siècles suivants, façonnant les traditions, les valeurs et l'esprit qui font qu'aujourd'hui les Sévillans sont uniques au monde. La saga de cette ville est presque aussi riche que son histoire. C'est une formidable légende incarnée par une longue distribution de personnages emmenée par Figaro, Carmen et Don Juan ; Hercule lui-même y fait une apparition, car c'est au voyage de ce héros (jusqu'à l'Atlantique et à travers le détroit de Gibraltar) que l'on fait remonter la création d'Ispal. Bien sûr, la ville est également riche en «légendes» bien réelles : ses toreros, héros nationaux (comme Belmonte, Curro Romero et Manolo Vázquez), ses danseurs, poètes et chanteurs, ses grands artistes (notamment Diego Velázquez et Bartolomé Esteban Munllo), et son élite contemporaine (dont la duchesse d'Albe ainsi que l'équipe de stylistes Victono y Lucchino). Pour bien des personnes qui viennent à Séville, cependant, c'est la culture spécifique de la ville qui se révèle la plus séduisante : ses fêtes et ses traditions, de la Semaine sainte à la Feria, que l'on ne retrouve nulle part ailleurs ; sa scène de flamenco bouillonnante ; ses monuments emblématiques, comme la colossale cathédrale et l'élégante casa de Pilatos ; ses rues sinueuses, bruissantes de secrets ; et, bien sûr, la joie de vivre de ses habitants ! Car ce qui rend plus que tout Séville inoubliable, c'est peut-être cette énergie particulière et l'esprit de son peuple. Les Sévillans ont, en effet, un style de vie bien à eux, considérant la détente comme sacrée et les plaisirs terrestres comme devant être pleinement satisfaits. Ici, le temps semble parfois passer plus lentement. Ou peut-être est-ce seulement que les Sévillans savent tirer parti de chaque instant ? Chaque nuit est l'occasion d'une fête impromptue avec des amis dans les rues pavées ; chaque après-midi de soleil offre la possibilité de tapear («sortir manger des tapas avec des amis») sur les rives du Guadalquivir... Pour les Sévillans, la vie a une musique particulière, un tempo incontestablement sévillan qui donne son rythme au coeur collectif de la cité. Ils imprègnent la ville de leurs rires, de leurs traditions, d'une symphonie bien à eux. Ils manifestent une joie de vivre toute spéciale, après laquelle les visiteurs ne peuvent s'empêcher de soupirer, longtemps après être rentrés chez eux.
Kae est à la fois une otaku et une fujoshi (fan de Boy's love). Très enrobée et presque inexistante, un jour, elle est choquée par la mort de son héros d'anime préféré. Déprimée, elle s'enferme dans sa chambre pendant plusieurs jours. Après une perte de poids assez violente, elle revient au lycée et découvre qu'elle a un physique de rêve.
Un manga fait par une véritable otaku qui s'assume et qui raconte avec humour les aventures d'une Fujoshi (fille qui aime voir des hommes ensemble). Une véritable plongée dans l'univers des fans de manga japonais. Kae est à la fois une Otaku et une Fujoshi (fan de Boy's love). Très enrobée et presque inexistante, un jour, elle est choquée par la mort de son héros d'animé préféré. Déprimée, elle s'enferme dans sa chambre plusieurs jours durant. Après une perte de poids assez violente, elle revient au lycée et découvre qu'elle a un physique de rêve.
Junko Shibuya est née et a grandi à Nishinomiya, dans la banlieue de Kobe, au Japon. Elle étudie le design à l'université des arts Musashino à Tokyo. Après une longue expérience dans l'architecture, elle se lance en 1998 dans le design graphique. En 2000, avec la naissance de sa fille, elle commence à réaliser des livres pour enfants. Elle a étudié auprès des éditions Corraini en Italie, de Paul Cox et de Katsumi Komagata. Depuis 2005, elle vit et travaille en France.
Alvarez Junco José ; Botrel Jean-François ; Viguié
Si le nationalisme a fait l'objet de nombreux débats et de nombreuses études historiques lors des dernières décennies, une lacune concernant le cas espagnol restait à combler. C'est ce que fait ce remarquable ouvrage de l'historien espagnol José Alvares Junco qui étudie la formation de l'identité collective en Espagne, ses succès, ses limites. Deux manières de considérer la question de la nation s'affrontent : celle qui voit en la nation une réalité naturelle et celle qui l'envisage contrite une création artificielle, comme le résultat de l'inculcation du sentiment d'appartenance de la part de l'Etat. C'est clairement dans la deuxième ligne théorique que s'inscrit le présent livre. Et c'est pourquoi il commence par analyser les origines de l'idée de nation espagnole qu'il trouve dans l'existence d'un sentiment de patriotisme ethnique. Il envisage ensuite le processus de construction du sentiment national proprement dit au XIXe siècle qui commence avec la guerre contre les troupes napoléoniennes. Deux visions de l'idée nationale vont progressivement s'affronter alors : celle des libéraux et celle des conservateurs qui trouvera son prolongement dans le national-catholicisme. Si chaque camp va élaborer une nationalisation de la culture, ni l'un, ni l'autre ne mènera à bien pour autant un travail de diffusion de l'identité nationale auprès de la population dur pays. En outre, deux facteurs essentiels pour la consolidation du sentiment national, l'entreprise coloniale et le combat contre un ennemi (le pays reste à l'écart du premier conflit mondial), manqueront à l'Espagne. Aussi aucun projet ne mobilisera les masses à l'orée du XXe siècle et les élites restent finalement dominées par un sentiment de décadence. Quiconque s'intéresse à la question de la nation trouvera dans cet ouvrage essentiel aussi bien une analyse approfondie du cas espagnol que de nombreuses pistes de réflexion sur ce sujet.
Résumé : Au milieu des années 1970, alors que le féminisme connaît un élan sans précédent aux Etats-Unis, les trois photographes américaines Eve Arnold, Abigail Heyman et Susan Meiselas publient des livres d'un genre nouveau. Associant témoignages et images, elles offrent un regard inédit sur la vie des femmes dans le monde du travail et l'existence quotidienne, jusque dans leur intimité. Femmes à l'oeuvre, ces trois photographes imposent leur signature et expérimentent grâce à la forme du livre. Toutes mettent les femmes à l'épreuve de l'image photographique, contournant les clichés pour dessiner des représentations alternatives.
Le photographe Simon Edelstein parcourt le monde sur les traces des cinémas abandonnés aux USA, en France, en Italie, en Inde, au Maroc, à Cuba... Il s'est rendu dans plus de trente pays, patrouillant les quartiers lointains de nombreuses villes pour retrouver sur les façades usées par le temps et l'oubli les stigmates des splendeurs Si la foule du samedi soir ne converge plus vers ces salles usées par le temps et l'oubli et endormies sous la poussière des ans, elles dévoilent sous l'objectif de Simon Edelstein la belle archéologie de leurs façades, de leurs entrées, de leurs vastes salles de navires à la dérive. Ce livre est un hommage à ce qui demeure de l'âge d'or des salles de cinémas du monde entier. Mais aussi à leur silence et à leur résistance.
1892, Pierre Louÿs, alors jeune poète, entreprend de collectionner des photographies érotiques et pornographiques. Méticuleux, il juge indispensable de mettre en fiches tout ce qui concerne la sexualité et il se consacre à la partie de l'anatomie féminine qui le fascine le plus. Louÿs choisit un album à la reliure assez ordinaire. De sa plume il calligraphie les descriptions des poses, ordonne, découpe, colle et n'oublie pas de signer son oeuvre. Parallèlement, à partir de 1906, il complète cette collection de photos par des écrits rassemblés sous le titre Manuel de Gomorrhe. Si ces textes ont été publiés en 2004, les photographies de Pierre Louÿs demeuraient inédites. A la mort de l'auteur en 1925, l'album est cédé pour quelques francs et passe de main en main, rejoignant même pendant de nombreuses années la collection unique que Michel Simon amasse autour de la pornographie. Pour la première fois, l'album érotique de Pierre Louÿs est publié dans une édition qui met en regard photographies et écrits que le poète consacra à son obsession pour "le cul de la femme".
Du crépuscule à l'aube, d'ouest en est, c'est à un voyage fantastique et fantasque que ce livre nous invite. De la Défense sous les derniers rayons du soleil aux premières griffes de lumière sur la pierre de la Bibliothèque François Mitterrand, le lecteur déambule dans une ville où sont suspendus des silhouettes nus. Ici les corps sont transformés en statues vivantes, nues mais chastes, laissant l'imagination du lecteur sauter de l'une à l'autre. L'ouvrage donne à voir les monuments sous un jour inédit, hors du temps et des foules. On photographie le silence, l'incongru. L'urbain se mue en tableaux animés, autant de clins d'oeil à des oeuvres iconiques (Les Trois grâces, la Pieta,…) ou de jeu sur les lignes de force et les profondeurs de chaque lieu. Le mariage de Paris la nuit et de corps dénudés en suspension crée une esthétique inédite, toute en suggestion et en subtilité. Le glamour de la ville est le décor d'une traversée poétique et émotionnelle hors normes.