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L'écran post-moderne. Un cinéma de l'allusion et du feu d'artifice
Jullier Laurent
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782738450838
La guerre des étoiles, Le grand bleu, Diva, Les aventuriers de l'arche perdue, Pulp fiction... A divers titres, ces films relèvent d'un cinéma post-moderne. Incomparable divertissement pour les uns, tombeau du septième art pour les autres, qu'en est-il exactement de cette tendance apparue sur les écrans voici vingt ans ? On dresse ici l'état des lieux en exposant les réponses que le cinéma post-moderne apporte aux crises du récit et de la représentation, qu'il choisisse la voie des recyclages assortis d'un clin d'oeil ou encore celle du feu d'artifice multipistes sur écran géant. Sont analysés au passage les rapports qu'il entretient avec la "morale des images", avec des techniques comme celles des images de synthèse, ou encore avec des courants esthétiques anciens comme celui de l'avant-garde des années vingt. Au final, dix analyses confrontent le cinéma post-moderne à ses cousins, clips, spots publicitaires et tours de manège.
Analyser un film, c'est avant tout s'interroger sur l'origine denos émotions. Comment un simple film peut-il réussir à nousparler, à nous bouleverser, à changer l'image que nous avonsde nous-mêmes, à nous persuader qu'il dit des choses vraiessur le monde qui nous entoure? Pour répondre à cesquestions, Laurent Jullier propose trois types de lecturesfilmiques: 1) l'analyse typologique: quel genre d'histoireracontent les films? 2) l'analyse formelle: quel arsenaltechnique et symbolique déploient-ils? 3) l'analyseconceptuelle: quelles interprétations permettent des disciplinescomme la sémiologie, l'esthétique, les Gender et les CulturalStudies, l'anthropologie, la psychanalyse, la narratologie, lapoétique historique...? Sans distinction d'époque, de prestigeou de genre, Laurent Jullier convoque un grand nombre defilms du patrimoine mondial et s'adresse à la fois auxétudiants, aux enseignants et à tous les cinéphiles.
Au cours de l'histoire du cinéma sonore, les cinéastes ont accordé de plue en plus d'importance à la bande son, dont la richesse est un gage de qualité esthétique et de succès public. Savoir analyser aujourd'hui ce que l'on entend au cinéma, les paroles, la musique, les bruits, fait désormais partie de la compréhension de l'oeuvre d'un cinéaste. C'est aussi un élément déterminant dans la perception du spectateur, son émotion artistique et la formation de son goût. Mais l'analyse de la bande son n'est qu'une étape, car, dans un film, le son revêt tout son sens au regard des images qui apparaissent à l'écran. L'auteur apporte un éclairage historique sur le sujet : on découvre ainsi qu'un riche univers sonore existait déjà dans les salles au temps du muet, que le multipiste est une révolution bien ancestrale ou que les débats sur le passage au numérique renvoient à l'"esprit ventriloque" du cinéma... L'ouvrage permet également de comprendre les pratiques des métiers du son. On identifie trois familles de techniciens au travail sur le son d'un film : tout d'abord les ingénieurs du son et les perchman qui enregistrent les sons sur le tournage, les monteurs son qui complètent les captures en direct avec des sons provenant d'origines diverses dont la musique et enfin les mixeurs qui spatialisent, hiérarchisent et apportent au film la tonalité sonore telle que l'a voulue le cinéaste. Une trousse de secours pour le spectateur désorienté, des analyses de séquences, des interviews et des documents de travail de professionnels complètent cette approche du son au cinéma.
Résumé : Suis-je forcément quelqu'un de bien si je préfère Carl-Theodor Dreyer à Patrice Leconte ? Un imbécile si " Fast and furious " me plaît davantage que " Pauline à la plage " ? Quels sont les critères pour juger de la qualité d'un film ? Comment le goût pour certains films se construit et, surtout, se justifie chez les amateurs et chez les professionnels ? Pour tenter de répondre à ces questions, l'auteur passe en revue six critères permettant a priori de juger de la qualité d'un film : l'originalité, la cohérence, le caractère édifiant, le caractère émouvant, la technique et le succès. Mais il insiste surtout sur la subjectivité de tout jugement : tout dépend en réalité de la façon dont nous " recevons " un film et de ce que nous lui " demandons " . Les raisons d'aimer le cinéma ou un film en particulier sont ainsi parfois partagées par de vastes communautés, d'autres fois elles ne se rencontrent que chez certains individus. Le tout est de rester lucide sur ces raisons d'aimer, et de s'abstenir d'en faire les fondements d'une prétention à les imposer. A ce titre, l'ouvrage est conçu comme une protestation contre l'intolérance culturelle de notre temps... Nouvelle édition d'un ouvrage publié par les éditions La Dispute en décembre 2002 et mai 2012.
Le but de ce livre est de décrire ce qui se passe dans la tête du spectateur pendant qu'il regarde un film. De manière plus précise, la tâche est double : 1. Décrire, au sein de l'architecture mentale commune à tous les humains, les mécanismes perceptifs, cognitifs et émotionnels mis en jeu par le dispositif cinématographique. 2. Observer les processus d'allers-et-retours entre ces processus et les films. Le parcours est organisé le long d'une échelle de points de vue sur la réception du film, depuis le micro-niveau des percepts, pour lequel les sciences cognitives peuvent seules être de quelque secours, jusqu'au macro-niveau de la compréhension de l'histoire et du plaisir, où elles entrent en concurrence avec d'autres secteurs des sciences humaines. La conclusion donne un résumé de l'apport cognitiviste aux études filmiques en général. A noter qu'aucune connaissance particulière n'est exigée du lecteur en matière de psychologie cognitive, l'ouvrage se proposant de partir de zéro en ce domaine.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.