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Le Son
Jullier Laurent
CAH CINEMA
9,95 €
Épuisé
EAN :9782866423377
Au cours de l'histoire du cinéma sonore, les cinéastes ont accordé de plue en plus d'importance à la bande son, dont la richesse est un gage de qualité esthétique et de succès public. Savoir analyser aujourd'hui ce que l'on entend au cinéma, les paroles, la musique, les bruits, fait désormais partie de la compréhension de l'oeuvre d'un cinéaste. C'est aussi un élément déterminant dans la perception du spectateur, son émotion artistique et la formation de son goût. Mais l'analyse de la bande son n'est qu'une étape, car, dans un film, le son revêt tout son sens au regard des images qui apparaissent à l'écran. L'auteur apporte un éclairage historique sur le sujet : on découvre ainsi qu'un riche univers sonore existait déjà dans les salles au temps du muet, que le multipiste est une révolution bien ancestrale ou que les débats sur le passage au numérique renvoient à l'"esprit ventriloque" du cinéma... L'ouvrage permet également de comprendre les pratiques des métiers du son. On identifie trois familles de techniciens au travail sur le son d'un film : tout d'abord les ingénieurs du son et les perchman qui enregistrent les sons sur le tournage, les monteurs son qui complètent les captures en direct avec des sons provenant d'origines diverses dont la musique et enfin les mixeurs qui spatialisent, hiérarchisent et apportent au film la tonalité sonore telle que l'a voulue le cinéaste. Une trousse de secours pour le spectateur désorienté, des analyses de séquences, des interviews et des documents de travail de professionnels complètent cette approche du son au cinéma.
Comment analyser une séquence de film ? Qu'on s'y lance pour le plaisir ou dans le cadre d'un examen, il est prudent de partir bien équipé. Ce livre est conçu comme une boîte à outils. Il fournit les bases indispensables à l'exercice d'analyse, en matière aussi bien de technique que d'esthétique. Chacun des outils est présenté à l'aide de tableaux, de photogrammes et d'exemples de films puisés dans toute l'histoire du cinéma. Nul besoin d'être un cinéphile accompli pour se les approprier. Des descriptifs d'épreuves, enfin, parmi celles qui comportent une analyse de séquence, sont fournis et commentés : l'option cinéma du bac et des agrégations de lettres et d'arts plastiques, les concours d'entrée à l'ENS (Lyon et Paris), à la Fémis, à Louis-Lumière et à l'INSAS (Bruxelles). Cette cinquième édition refondue propose quatre nouveaux exemples d'analyse : Gilda (Charles Vidor, 1946), Beau-père (Bertrand Blier, 1981), Les Amitiés maléfiques (Emmanuel Bourdieu, 2006), Control (Anton Corbijn, 2007).
Analyser un film, c'est avant tout s'interroger sur l'origine denos émotions. Comment un simple film peut-il réussir à nousparler, à nous bouleverser, à changer l'image que nous avonsde nous-mêmes, à nous persuader qu'il dit des choses vraiessur le monde qui nous entoure? Pour répondre à cesquestions, Laurent Jullier propose trois types de lecturesfilmiques: 1) l'analyse typologique: quel genre d'histoireracontent les films? 2) l'analyse formelle: quel arsenaltechnique et symbolique déploient-ils? 3) l'analyseconceptuelle: quelles interprétations permettent des disciplinescomme la sémiologie, l'esthétique, les Gender et les CulturalStudies, l'anthropologie, la psychanalyse, la narratologie, lapoétique historique...? Sans distinction d'époque, de prestigeou de genre, Laurent Jullier convoque un grand nombre defilms du patrimoine mondial et s'adresse à la fois auxétudiants, aux enseignants et à tous les cinéphiles.
Résumé : " Comment peut-on encore prendre au sérieux une vieille romance hollywoodienne ? Le réalisme domine aujourd'hui les discours publics sur l'amour, repoussant le genre de la romance dans des ghettos où se consomment rapidement des chewing-gums du c?ur - les gondoles de supermarchés réservées aux livres Harlequin, la télévision de l'après-midi. Le discrédit du grand amour dans les sociétés les plus riches de la planète semble total. " Et pourtant, ces films, devenus des objets kitsch dont les improbables happy ends, les couchers de soleil romantiques et les violons languissants font sourire les spectateurs du troisième millénaire, conservent un pouvoir de fascination. Peut-être parce que la vision qu'ils donnent de la passion est moins simple et naïve qu'il n'y paraît. En choisissant une douzaine de romances de l'Age d'or hollywoodien, certaines très connues et d'autres moins, Laurent Jullier suit le déroulement de l'intrigue amoureuse, de la rencontre au premier regard, des rites de séduction aux obstacles intimes et sociaux, des aléas de la possession aux rigueurs de la déception. Il y décèle une " philosophie pratique " de l'amour subtile et sombre. Produits par une usine à rêves, ces films, qui disent la difficulté d'aimer, finalement ne " racontent pas d'histoires ".
Résumé : L'un des grands avantages de la pensée de Guy Debord est sa concision. Il a ramassé le fond de ses idées en douze mots : Tout ce qui était directement vécu s'est éloigné dans une représentation. Un mantra qui, surtout si on le trouve juste, se conserve facilement. Cette phrase (la deuxième de La société du spectacle) est bien plus facile à comprendre de nos jours qu'en 1967. La politique-spectacle, l'omniprésence des écrans et des caméras de surveillance, l'addiction aux téléphones portables et la mise en scène de soi sur les réseaux sociaux, tout cela va dans le même sens : le règne des apparences, du look, du spectacle. D'autres aspects de Debord, comme sa défense d'une langue française classique et sa détestation de la nourriture frelatée, le rendent tout aussi actuel. Outre une démonstration de la pertinence de la pensée de Guy Debord pour analyser le monde contemporain, cet essai biographique remet les idées du cinéaste et théoricien dans leur contexte, en soulignant les points communs avec diverses figures - attendues (Marx, Breton, Cravan) et non attendues (Hemingway, Léon Bloy, Sylvia Plath).
Antoine de Baecque est critique et historien du cinéma. Il a été rédacteur en chef des Cahiers du cinéma puis des pages culturelles de Libération. Il s'est intéressé à l'histoire de la critique, de la Nouvelle Vague, de la cinéphilie, aux rapports du cinéma et de l'histoire, mais aussi à quelques cinéastes fétiches: Tarkovski (un essai en 19891, Manoel de Oliveira et Jean-Claude Brisseau (des livres d'entretien en 1995 et 2006), Truffaut (une biographie en 1996, un dictionnaire en 2004), Pialat (un dictionnaire en 2008). Il prépare actuellement une biographie sur Godard.
Résumé : Cannes Cinéma est l'exceptionnel album de famille du plus grand festival de films du monde : le Festival de Cannes. Dès la première édition du Festival en 1939 et jusqu'à aujourd'hui, trois générations de photographes, les Traverso, ont immortalisé les plus belles stars - de Grace Kelly à Penélope Cruz - et les plus grands réalisateurs - de Louis Lumière à Quentin Tarantino. De la spontanéité des scènes de plage prises sur le vif dans les années 1960 au glamour des poses sur tapis rouge des années 2000, Cannes Cinéma raconte l'évolution du Festival, mais aussi celle du cinéma, à travers quelque 550 photographies. Chacune de ces images est accompagnée d'un texte de Serge Toubiana, directeur de la Cinémathèque française. Celui-ci raconte de l'intérieur, avec chaleur et humour, les anecdotes et la grande histoire, les chefs-d'oeuvre et les scandales qui ont fait le Festival.
On parle toujours du travail du deuil, mais la force du film d'Olivier Assayas consiste plutôt à creuser " le travail du vivant ", cette façon qu'a le vivant de continuer simplement au quotidien. Fin août, début septembre porte donc en son c?ur le personnage d'Adrien (François Cluzet) qui va mourir. Mais paradoxalement les personnages principaux du film sont les vivants : Gabriel (Mathieu Amalric), Jenny ( Jeanne Balibar), Anne (Virginie Ledoyen), et leurs manières de faire face à la maladie, à la mort, au souvenir. A la fin du film Gabriel et Jenny ont accepté leur séparation, ils l'ont vécu ; Gabriel et Anne ont accepté leur amour, ils l'ont appris. Réconciliés.