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Lire les images de cinéma
Jullier Laurent ; Marie Michel
LAROUSSE
30,85 €
Épuisé
EAN :9782035876430
Extrait de l'introduction De la lecture des films Le titre de ce livre est paradoxal. S'asseoir devant un écran et prendre du plaisir à regarder un film a quelque chose de si simple et de si évident qu'on ne voit pas en quoi un manuel de lecture aurait quelque chose de nécessaire. Apprendre à lire, cela se conçoit; mais le cinéma n'est pas la littérature. La plupart des films semblent se donner tout de suite, et l'idée d'une aide un tant soit peu savante en matière de «lecture de films» a de quoi rebuter. Mais ce livre n'est pas une tentative de faire gagner au cinéma la respectabilité de la littérature en transposant ses protocoles d'étude, le septième art n'en a plus besoin. 11 n'est pas non plus un répertoire de règles grammaticales hors desquelles on resterait devant le film comme devant un texte en langue étrangère. 11 ne porte pas davantage sur des films complexes, ardus, ou prétendument illisibles sans mode d'emploi. Bien des raisons peuvent être invoquées pour acheter un ticket de cinéma ou demeurer devant la télévision tout le temps qu'elle diffuse un film. Mais la plus courante, celle qui justifie que des milliards de personnes soient déjà restées assises sans bouger deux heures durant les yeux rivés à des fantômes animés et bavards, c'est le plaisir. Les grands succès de l'histoire du cinéma prêtent sans doute à réfléchir, ils instruisent probablement de l'état du monde, mais avant tout ils dispensent de l'agrément. «Lire les images de cinéma», tout simplement, c'est prolonger ce plaisir du spectacle en analysant, en décortiquant, en regardant à la loupe ce qui a passé à toute vitesse - à 24 ou à 25 images par seconde. Des outils d'analyse Pour «lire le cinéma», il n'existe pas de grille imparable, de recette miracle ni de méthode invariante. Nombre de films demandent d'ailleurs moins à être lus comme des messages cryptés qu'à être ressentis, expérimentés charnellement ou presque. Cependant, il est possible de donner quelques outils qui aideront à la lecture; c'est à ces outils qu'est consacrée la première partie de l'ouvrage. Une fraction du langage cinématographique, en effet, reste constante par-delà les époques et les cultures, surtout quand on a affaire à un film narratif. Raconter une histoire avec des images et des sons ne peut se faire - du moins, hors du champ du cinéma expérimental - qu'à l'aide de figures compréhensibles, dont le mode d'emploi est soit supposé connu du spectateur, soit donné par le film lui-même. Lire un film consiste donc en premier lieu à donner un nom à ces figures. Dans la première partie du livre, une «boîte à outils» répertorie donc ces figures - du moins les plus importantes d'entre elles, celles qui ont résisté aux modes, aux changements d'usage et au progrès technique.
Résumé : L'un des grands avantages de la pensée de Guy Debord est sa concision. Il a ramassé le fond de ses idées en douze mots : Tout ce qui était directement vécu s'est éloigné dans une représentation. Un mantra qui, surtout si on le trouve juste, se conserve facilement. Cette phrase (la deuxième de La société du spectacle) est bien plus facile à comprendre de nos jours qu'en 1967. La politique-spectacle, l'omniprésence des écrans et des caméras de surveillance, l'addiction aux téléphones portables et la mise en scène de soi sur les réseaux sociaux, tout cela va dans le même sens : le règne des apparences, du look, du spectacle. D'autres aspects de Debord, comme sa défense d'une langue française classique et sa détestation de la nourriture frelatée, le rendent tout aussi actuel. Outre une démonstration de la pertinence de la pensée de Guy Debord pour analyser le monde contemporain, cet essai biographique remet les idées du cinéaste et théoricien dans leur contexte, en soulignant les points communs avec diverses figures - attendues (Marx, Breton, Cravan) et non attendues (Hemingway, Léon Bloy, Sylvia Plath).
Comme le remarquait Guy Debord, la critique de cinéma est un "spectacle au deuxième degré, où le critique donne en spectacle son état de spectateur même". La mise en scène de ce spectacle a-t-elle des règles ? Suit-elle un rituel précis ? Une douzaine d'auteurs y étudient les stratégies mises en uvre par les critiques, à différentes époques et dans différents pays, pour exposer leurs goûts ou pour convaincre leur public du bien-fondé de leurs positions. On trouvera en fin d'ouvrage, des entretiens avec des critiques de Positif et des Cahiers du cinéma.
Résumé : Suis-je forcément quelqu'un de bien si je préfère Carl-Theodor Dreyer à Patrice Leconte ? Un imbécile si " Fast and furious " me plaît davantage que " Pauline à la plage " ? Quels sont les critères pour juger de la qualité d'un film ? Comment le goût pour certains films se construit et, surtout, se justifie chez les amateurs et chez les professionnels ? Pour tenter de répondre à ces questions, l'auteur passe en revue six critères permettant a priori de juger de la qualité d'un film : l'originalité, la cohérence, le caractère édifiant, le caractère émouvant, la technique et le succès. Mais il insiste surtout sur la subjectivité de tout jugement : tout dépend en réalité de la façon dont nous " recevons " un film et de ce que nous lui " demandons " . Les raisons d'aimer le cinéma ou un film en particulier sont ainsi parfois partagées par de vastes communautés, d'autres fois elles ne se rencontrent que chez certains individus. Le tout est de rester lucide sur ces raisons d'aimer, et de s'abstenir d'en faire les fondements d'une prétention à les imposer. A ce titre, l'ouvrage est conçu comme une protestation contre l'intolérance culturelle de notre temps... Nouvelle édition d'un ouvrage publié par les éditions La Dispute en décembre 2002 et mai 2012.
La guerre des étoiles, Le grand bleu, Diva, Les aventuriers de l'arche perdue, Pulp fiction... A divers titres, ces films relèvent d'un cinéma post-moderne. Incomparable divertissement pour les uns, tombeau du septième art pour les autres, qu'en est-il exactement de cette tendance apparue sur les écrans voici vingt ans ? On dresse ici l'état des lieux en exposant les réponses que le cinéma post-moderne apporte aux crises du récit et de la représentation, qu'il choisisse la voie des recyclages assortis d'un clin d'oeil ou encore celle du feu d'artifice multipistes sur écran géant. Sont analysés au passage les rapports qu'il entretient avec la "morale des images", avec des techniques comme celles des images de synthèse, ou encore avec des courants esthétiques anciens comme celui de l'avant-garde des années vingt. Au final, dix analyses confrontent le cinéma post-moderne à ses cousins, clips, spots publicitaires et tours de manège.
Pour épingler certains défauts de la préciosité, Molière choisit d'écrire une grande comédie en vers où les femmes savantes - Philaminte, sa fille Armande et la tante Bélise - semblent dominer et imposer leurs valeurs raffinées à tous leurs visiteurs et admirateurs. Mais c'est un univers d'apparences et de mondanités dans lequel l'esprit et le beau langage l'emportent sur le corps et le bon sens. Les sentiments authentiques finiront-ils par triompher ?
Le phénomène du harcèlement moral est aujourd'hui dans tous les esprits. Il participe aux peurs de notre époque et de notre société, particulièrement individualiste, rivale et violente. Est-il un prétexte à une nouvelle chasse aux sorcières ou un véritable fléau? Qui sont les bourreaux et qui sont les victimes? Quel est donc ce mal? Ce livre, illustré d'exemples vécus, a pour objet de clarifier ces notions, d'appréhender le harcèlement moral et la perversité tant dans le couple que dans l'entreprise, et de permettre aux personnes concernées de trouver des réponses aux questions, parfois urgentes, qu'elles se posent.
Figure universelle du panache français, Cyrano est un héros complexe. Orateur redoutable mais aussi poète, coriace avec ses ennemis mais fraternel avec ses amis, épris de beauté mais affligé d'un nez monumental, cet as de l'épée est amoureux de sa cousine Roxane, qui. hélas. aime ailleurs : le beau Christian a conquis son c?ur. Tel est le trio que met en scène cette comédie héroïque en forme de drame romantique. La farce y côtoie la tragédie et le destin fatal des personnages s'accomplit sur fond d'imposture.
Le sultan Schahriar, déçu par une première femme adultère, a décidé d?épouser l?une après l?autre les jeunes filles de son royaume, pour les exécuter le lendemain de la nuit de noces. Mais Schéhérazade, en lui racontant des histoires qui ne se terminent jamais, va l?obliger à différer encore et toujours la sentence de mort. Le lecteur des Mille et Une Nuits se retrouve donc dans la même posture que ce despote passionné, charmé par la belle conteuse? devenue par la suite l?un des grands mythes de la littérature.Les autres contes de ce recueil : « Histoire du pêcheur », « Histoire du roi grec et du médecin Douban », « Histoire du mari et du perroquet », « Histoire du vizir puni ».