
Figures de l'immanence. Pour une lecture philosophique du Yi king, le classique du changement
De tous les livres qu'ont pu produire, ou rêver, les diverses civilisations, le Yi King est certainement le plus étrange. Au départ, celui-ci se réduit à deux sortes de traits, plein et brisé, servant à exprimer la polarité à l'oeuvre au sein du réel, et dont le jeu des superpositions permet de produire une série de figures — 64 au total — qui donnent à voir la variation du cours des choses. Sur cette combinatoire, ensuite, est venu se greffer un ensemble de jugements et de commentaires, qui ont fini par former le texte que nous connaissons désormais sous le nom de Classique du changement : depuis plus de deux millénaires, la principale référence de la pensée chinoise. En exploitant le commentaire de l'un des grands penseurs chinois du XVIIe siècle, Wang Fuzhi, cet essai tente de mettre en valeur les effets de cohérence qui résultent du texte ainsi constitué, notamment la conception du monde comme "dispositif", l'analyse des phénomènes en termes de "processus" et le principe unique de la "régulation". A l'arrivée, une même logique se révèle à l'oeuvre : celle de l'immanence. S'éclairent alors, par un effet de retour percutant, les partis pris enfouis de notre propre tradition de pensée. Car le Yi King prétend nous faire accéder à l'intelligibilité des choses sans avoir recours à la mise en scène d'une histoire ou au développement d'un argument. Autrement dit : sans en appeler au mythe ou au discours. Tout comme il représente un biais commode pour une déconstruction efficace de la métaphysique : dans son texte, nulle préoccupation de l'être, nulle idée de Dieu. Jusque-là, le Yi king a surtout prêté aux fantasmes idéologiques de l'Occident.
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| Titre | Figures de l'immanence. Pour une lecture philosophique du Yi king, le classique du changement |
| Auteur | Jullien François |
| Editeur | GRASSET |
| Largeur | 140 |
| Poids | 355 |
| Date de parution | 19930512 |
| Nombre de pages | 284,00 € |
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