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Communication et Langages N° 212, juin 2022 : Etudier les communautés interprétatives et émotionnell
Julliard Virginie ; Saemmer Alexandra
PUF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782130834694
Un grand nombre de recherches en sciences de l'information et de la communication ont visé ces dernières décennies à déconstruire les stratégies déployées par les instances de production d'artefacts culturels, à partir de manifestations langagières et du matériau sémiotique. Certaines démarches ont couplé l'analyse de l'articulation stratégique des signes à une réflexion sur la variabilité des pratiques interprétatives, en fonction des " contextes " culturels et sociaux, et en fonction des filtres interprétatifs mobilisés par le sujet ou par des communautés " interprétatives " et " émotionnelles ". Ces démarches se fondent souvent sur une hybridation des cadres théoriques et des méthodes relevant de la sémiotique, de la sociologie et des cultural studies. Cette hybridation, ces " bricolages " au sens que Michel de Certeau a donné à ce terme, ont amené les contributrices de ce numéro à redéfinir l'héritage critique de leurs démarches. Il s'agit non seulement de cerner au plus près ce que recouvre la notion de " contexte " et les enjeux que soulève son étendue, mais plus largement, la manière par laquelle des cadres théoriques et concepts analytiques, médiations, ainsi que les représentations et habitudes de pensée mobilisés par le sujet agissent sur les processus interprétatifs. Certaines contributions à ce dossier relatent des expérimentations méthodologiques, par exemple dans le cadre d'ateliers d'écriture ou de débats interprétatifs qui agrègent des communautés de participants autour d'un objet à analyser, ou du développement d'un outil informatique d'aide à l'exploration de corpus impliquant une explicitation des gestes d'analyse. D'autres contributions visent plutôt à saisir les " intensités affectives " présidant à des formes d'attention avant même que s'engagent des processus interprétatifs. Les expérimentations de terrain présentées posent la question du rôle accordé à la/au chercheur-se et aux enquêté-es et communautés d'enquêté-es. Toutes les auteures reconnaissent le caractère situé de la production de connaissances, qu'elle émane des publics ou des universitaires, et questionnent la validité des postures opérant la déconstruction des implicites. Chaque contribution participe au projet du dossier de conduire une réflexion sur les démarches interprétatives en SIC, et s'efforce de répondre à certaines des tensions ou questions irrésolues qui les habitent.
Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la gauche. C'est pour moi l'alliance du progrès scientifique et de la justice sociale, ou si l'on préfère, des élites intellectuelles et du peuple. Or un double divorce est en train de s'opérer sous nos yeux : entre le peuple et les élites d'une part ; entre le peuple et le progrès de l'autre. Nous voilà en proie à deux chancres rivaux qui se nourrissent l'un de l'autre : l'élitisme, c'est-à-dire la démocratie sans le peuple, et le populisme, c'est-à-dire le peuple sans la démocratie. Je constate qu'une alliance historique, née avec la Révolution française, est en train de se défaire. Je me demande si elle peut renaître, et à quel prix. Tel est l'objet de ce livre". Jacques Julliard.
Biographie de l'auteur Historien, directeur délégué de la rédaction du Nouvel Observateur où il publie une chronique hebdomadaire, Jacques Julliard est également directeur d'études à l'EHESS. Auteur de nombreux ouvrages de référence, il a signé plusieurs essais politiques marquants comme La Faute aux élites (Gallimard, 1997), Rupture dans la civilisation (Gallimard, 2003), Le Malheur français (Flammarion, 2005), ainsi qu'un essai littéraire : L'Argent, Dieu et le Diable (Flammarion, 2008). --Ce texte fait référence à l'édition Poche .
Prévot-Julliard Anne-Caroline ; Maris Virginie ; A
Résumé : 2010 est déclarée Année internationale de la biodiversité, mais le constat est sans appel : non seulement le rythme d'érosion de la biodiversité ne faiblit pas mais, au contraire, il s'accélère et les pressions s'intensifient. Triste constat, face auquel il serait tentant de céder au pessimisme et à la morosité. Et pourtant, si la biodiversité est le sujet d'une véritable crise, elle est aussi un chantier d'investigation exceptionnellement stimulant. Au croisement des sciences de l'homme et de la nature, de la recherche et de l'action, de la science et de la société, les travaux sur la biodiversité bouleversent les traditions de la recherche scientifique. La diversité du vivant est le plus souvent le résultat d'une intime connexion entre les sociétés humaines et leur environnement. Pour la comprendre comme pour la protéger, il est plus que jamais nécessaire de mettre en dialogue les disciplines et les points de vue. Convoquant tout à la fois l'écologie, la génétique, l'évolution, le droit, la géographie, la microbiologie, l'ethnobotanique ou encore la philosophie, ce livre nous plonge dans l'univers fascinant des travaux sur la biodiversité. De l'infiniment petit à la planète dans son ensemble, des origines de la vie au futur lointain, des virus à l'organisation des sociétés humaines, voici l'occasion d'un voyage surprenant et merveilleux au coeur de l'incroyable diversité de la vie sur Terre.
Historien, directeur d'études à l'EHESS, Jacques Julliard est directeur délégué de la rédaction du Nouvel Observateur. Il est l'auteur d'un livre de référence, Autonomie ouvrière: études sur le syndicalisme d'action directe (Gallimard-Seuil, 1988), et a signé plusieurs essais politiques, dont La Faute aux élites (Gallimard, 1997) et, en "Café Voltaire" chez Flammarion, Le Malheur français (2006) et La Reine du monde (prix du livre politique, 2008).
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.