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De Gaulle et les siens. Bernanos, Claudel, Mauriac, Péguy
Julliard Jacques
CERF
12,00 €
Épuisé
EAN :9782204141062
Figure essentielle dans la tradition française des intellectuels engagés, Jacques Julliard revient en historien, en philosophe et en chroniqueur sur la cosmogonie intime du Général pour le 50e anniversaire de sa disparition. Péguy, Bernanos et Mauriac, lui aussi décédé le même automne 1970, forment la trinité littéraire du Commandeur. Un éclairage passionnant. Alors que la France commémore le cinquantième anniversaire de sa disparition, et que se multiplient les interprétations occasionnelles ou opportunistes sur son héritage, c'est à Charles de Gaulle écrivain que revient Jacques Julliard. Et ce, afin de ressaisir le génie du Général dans son intimité même : là où sa parole et son action se sont nourris de ceux qui furent vraiment les siens. A savoir : Paul Claudel, Georges Bernanos, François Mauriac - ; et surtout Charles Péguy. Pourquoi la politique a-t-elle besoin de la poésie ? Et comment réagirent certains de ces auteurs devant un si illustre lecteur ? Révélant ce pan méconnu de la généalogie spirituelle du Commandeur, Jacques Julliard entre lui-même en dialogue avec ces écrivains passionnés par les Saintes Ecritures. Un beau remède contre toutes les réductions contemporaines. Une leçon inspirée de mémoire vivante.
Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la gauche. C'est pour moi l'alliance du progrès scientifique et de la justice sociale, ou si l'on préfère, des élites intellectuelles et du peuple. Or un double divorce est en train de s'opérer sous nos yeux : entre le peuple et les élites d'une part ; entre le peuple et le progrès de l'autre. Nous voilà en proie à deux chancres rivaux qui se nourrissent l'un de l'autre : l'élitisme, c'est-à-dire la démocratie sans le peuple, et le populisme, c'est-à-dire le peuple sans la démocratie. Je constate qu'une alliance historique, née avec la Révolution française, est en train de se défaire. Je me demande si elle peut renaître, et à quel prix. Tel est l'objet de ce livre". Jacques Julliard.
Oui, l'Ecole, telle que nous l'avons aimée et servie, cette Ecole est finie. Mais son esprit demeure. Son besoin demeure. Son espérance demeure. Il ne tient qu'à nous de la recommencer.
Ce livre est la première synthèse sur les gauches françaises, du XVIIIe siècle à nos jours, des philosophes des Lumières à François Hollande. Il montre ce que la gauche a retenu de chaque période historique: l'idée de progrès du XVIIIe siècle finissant, les droits de l'homme de la Révolution, le parlementarisme de la monarchie censitaire, le suffrage universel de 1848, la laïcité de la IIIe République, la civilisation du travail du Front populaire, la patience du pouvoir de François Mitterrand. Pour finir, il distingue quatre gauches: libérale, jacobine, collectiviste, libertaire. L'arrière-plan intellectuel de chaque période est éclairé par des "portraits croisés", à l'imitation de Plutarque - de Voltaire et Rousseau en passant par Robespierre et Danton, Lamartine et Hugo, Clemenceau et Jaurès, jusqu'à Sartre et Camus, et enfin Mendès France et Mitterrand... Une vision à la fois historique et anthropologique.
Ce livre est la première synthèse sur les gauches françaises, du XVIIIe siècle à nos jours, des philosophes des Lumières à François Hollande. Il montre ce que la gauche a retenu de chaque période historique: l'idée de progrès du XVIIIe siècle finissant, les droits de l'Homme de la Révolution, le parlementarisme de la monarchie censitaire, le suffrage universel de 1848, la laïcité de la IIIe République, la civilisation du travail du Front populaire, la patience du pouvoir de François Mitterrand. Pour finir, il distingue quatre gauches: libérale, jacobine, collectiviste, libertaire. Cette édition au format de poche de l'oeuvre magistrale de Jacques Julliard reproduit intégralement l'édition originale, à l'exception des portraits croisés des hommes politiques, qui scandaient le récit, et qui feront l'objet d'une édition ultérieure. Les gauches françaises fera date pour ses analyses brillantes et novatrices de notre histoire politique et intellectuelle, et a déjà été couronné de nombreux prix, dont le prix Jean Zay, le prix de l'OEuvre politique de l'année 20122 et le grand prix Gobert 2013 de l'Académie française.
Résumé : Dans les années qui suivirent la Grande Guerre, le désir d'éviter un nouveau conflit fut peut-être le souhait le mieux partagé en Europe. Le " Plus jamais ça ! " résonnerait longtemps dans les oreilles des Européens. Une opinion générale qui allait peser sur l'avenir et serait au coeur de la politique d'apaisement voulue par les Anglais. En reconstituant les tractations qui se jouèrent jour après jour pour " apaiser Hitler ", Tim Bouverie fait revivre ici le marché de dupes que le Führer imposa aux Européens dès 1933. Il montre que les situations ne sont jamais inspirées par le seul aveuglement de quelques-uns - quand d'autres avaient immédiatement perçu ce qui allait se jouer - mais le fruit d'une équipe perméable à son époque. Tour à tour vue de Londres, Paris ou Berlin, cette histoire se trame dans le secret des chancelleries, comme en témoignent de nombreuses archives, désormais accessibles. Sous la plume de Bouverie, le récit se fait haletant jusqu'à la fin. Avec une rare maîtrise, l'auteur retrace la fuite en avant de la politique nazie et les innombrables coups de bluff du Führer, qui ne manqua jamais une occasion de se présenter comme un pacifiste auprès de ses interlocuteurs étrangers.
Résumé : L'événement que l'historien Pierre Laborie (1936-2017) nous aide à penser est celui, majeur, de Vichy, de l'Occupation et de la Résistance, tel que les Français l'ont vécu au jour le jour, sans savoir ce que seraient les lendemains. Pour ce faire, il convient de se débarrasser au préalable d'innombrables idées fausses induites par les usages politiques et mémoriels de cette période et qui, à force d'être répétées, ont pris valeur d'évidences. Les mots de Pierre Laborie, forgés pour étudier l'opinion publique et les comportements des années 1930 et 1940, appartiennent désormais au langage commun des historiens : ambivalence, mental-émotionnel collectif, penser-double, non-consentement. Ils aident à retrouver les clés, les gestes, les paroles, les masques, les silences, les non-dits, l'implicite des expériences du temps perdu et dispersé des années "troubles". "Il y a des mots qui font vivre", écrivait Paul Eluard. Tel est bien le cas de ceux de Pierre Laborie, convaincu que "l'Histoire s'efforce, au-delà de la fragilité des émotions, de tisser quelques-uns des fils qui transmettent l'expérience pour que l'héritage serve à un dialogue de raison, qui font des fidélités maintenues une volonté de dépassement du néant".
Winston Churchill (1874-1965) a connu deux siècles et deux guerres mondiales. Sa volonté suprême a été durant toute son existence de "faire l'histoire" à la fois en y imprimant sa marque par ses actions politique et historique et en l'écrivant puisqu'il fut à la fois journaliste, historien, prix Nobel de littérature et finalement artiste (peintre). Cet ouvrage entend offrir au grand public à partir d'éléments biographiques le parcours hors normes de ce personnage perçu comme un visionnaire à l'instar des grands hommes qui ont "fait l'Histoire". En mettant sa pensée à la portée de tous, l'auteure nous fait découvrir un homme aux multiples contradictions mais dont la lucidité et le courage ont guidé ses actions.
Voici l'histoire d'un meurtre politique de masse". C'est par ses mots que Timothy Snyder entame le récit de la catastrophe au cours de laquelle, entre 1933 et 1945, 14 millions de civils, principalement des femmes, des enfants et des vieillards, ont été tués par l'Allemagne nazie et l'Union soviétique stalinienne. Tous l'ont été dans un même territoire, que l'auteur appelle les "terres de sang" et qui s'étend de la Pologne centrale à la Russie occidentale en passant par l'Ukraine, la Biélorussie et les pays Baltes. Plus de la moitié d'entre eux sont morts de faim. Deux des plus grands massacres de l'histoire - les famines préméditées par Staline, principalement en Ukraine, au début des années 1930, qui ont fait plus de 4 millions de morts, et l'affamement par Hitler de quelque 3 millions et demi de prisonniers de guerre soviétiques, au début des années 1940 - ont été perpétrés ainsi. Tous deux ont précédé l'Holocauste et, selon Timothy Snyder, aident à le comprendre. Les victimes des deux régimes ont laissé de nombreuses traces. Tombées après la guerre de l'autre côté du rideau de fer, elles sont restées dans l'oubli pendant plus de soixante ans et ne sont revenues au jour qu'à la faveur de la chute du communisme. Timothy Snyder en offre pour la première fois une synthèse si puissante qu'un nouveau chapitre de l'histoire de l'Europe paraît s'ouvrir avec lui. Ce faisant, il redonne humanité et dignité à ces millions de morts privés de sépultures et comme effacés du souvenir des vivants. Par sa démarche novatrice, centrée sur le territoire, son approche globale, la masse de langues mobilisées, de sources dépouillées, l'idée même que les morts ne s'additionnent pas, Timothy Snyder offre ici un grand livre d'histoire en même temps qu'une méditation sur l'écriture de l'histoire.