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Les gauches françaises. 1762-2012 : Histoire, politique et imaginaire
Julliard Jacques
FLAMMARION
24,99 €
Épuisé
EAN :9782081223172
Ce livre est la première synthèse sur les gauches françaises, du XVIIIe siècle à nos jours, des philosophes des Lumières à François Hollande. Il montre ce que la gauche a retenu de chaque période historique: l'idée de progrès du XVIIIe siècle finissant, les droits de l'homme de la Révolution, le parlementarisme de la monarchie censitaire, le suffrage universel de 1848, la laïcité de la IIIe République, la civilisation du travail du Front populaire, la patience du pouvoir de François Mitterrand. Pour finir, il distingue quatre gauches: libérale, jacobine, collectiviste, libertaire. L'arrière-plan intellectuel de chaque période est éclairé par des "portraits croisés", à l'imitation de Plutarque - de Voltaire et Rousseau en passant par Robespierre et Danton, Lamartine et Hugo, Clemenceau et Jaurès, jusqu'à Sartre et Camus, et enfin Mendès France et Mitterrand... Une vision à la fois historique et anthropologique.
Oui, l'Ecole, telle que nous l'avons aimée et servie, cette Ecole est finie. Mais son esprit demeure. Son besoin demeure. Son espérance demeure. Il ne tient qu'à nous de la recommencer.
Ce livre est la première synthèse sur les gauches françaises, du XVIIIe siècle à nos jours, des philosophes des Lumières à François Hollande. Il montre ce que la gauche a retenu de chaque période historique: l'idée de progrès du XVIIIe siècle finissant, les droits de l'Homme de la Révolution, le parlementarisme de la monarchie censitaire, le suffrage universel de 1848, la laïcité de la IIIe République, la civilisation du travail du Front populaire, la patience du pouvoir de François Mitterrand. Pour finir, il distingue quatre gauches: libérale, jacobine, collectiviste, libertaire. Cette édition au format de poche de l'oeuvre magistrale de Jacques Julliard reproduit intégralement l'édition originale, à l'exception des portraits croisés des hommes politiques, qui scandaient le récit, et qui feront l'objet d'une édition ultérieure. Les gauches françaises fera date pour ses analyses brillantes et novatrices de notre histoire politique et intellectuelle, et a déjà été couronné de nombreux prix, dont le prix Jean Zay, le prix de l'OEuvre politique de l'année 20122 et le grand prix Gobert 2013 de l'Académie française.
L'opinion est comme la reine du monde. Le fameux mot de Pascal est plus que jamais d'actualité. Car, comme l'explique Jacques Julliard, notre époque est marquée par l'intervention permanente de l'opinion publique dans le jeu de la démocratie représentative. Référendums, sondages, influence des médias et d'Internet, manifestations: le suffrage n'est plus la seule source d'expression de la volonté populaire; les instances représentatives sont court-circuitées; les pouvoirs législatif et judiciaire capitulent régulièrement devant la rue. Dès lors, le diagnostic est sans appel: la France est en train de passer à l'ère de la démocratie d'opinion. Faut-il en avoir peur? Non, répond Jacques Julliard qui, tranchant avec le discours des élites, incite au contraire les politiques à accepter le rôle de l'opinion pour mieux faire vivre la démocratie d'aujourd'hui. Tout comme le XIXe siècle a fait place au suffrage dans les affaires publiques, le XXIe siècle doit reconnaître à l'opinion la place qui est, de fait, déjà la sienne. La Reine du monde a reçu le Prix du livre politique 2008. Biographie de l'auteur Historien, directeur délégué de la rédaction du Nouvel Observateur où il publie une chronique hebdomadaire, Jacques Julliard est également directeur d'études à l'EHESS. Auteur de nombreux ouvrages de référence, il a signé plusieurs essais politiques marquants comme La Faute aux élites (Gallimard, 1997), Rupture dans la civilisation (Gallimard, 2003), Le Malheur français (Flammarion, 2005), ainsi qu'un essai littéraire: L'Argent, Dieu et le Diable (Flammarion, 2008).
La France pourrait pour la première fois quitter la place qui fut toujours la sienne à l'avant-garde de l'Histoire. Pis que cela, si l'on en croit certains : il ne lui resterait plus qu'à méditer sur l'irréductible diversité de ses origines et sur les crimes qu'elle n'aurait cessé de commettre. Eh bien ! Cette vision lacrymale et pénitentielle de l'Histoire de mon pays ne sera jamais la mienne ; je ne l'accepterai jamais. Ce que nous vivons aujourd'hui n'est rien de moins qu'un changement d'époque. Au moment où s'affirment les grandes puissances régionales du monde de demain, l'Europe fait preuve d'une incroyable impuissance. Et la France se trouve bien seule et bien démunie, en proie à des déchirements intérieurs. Or elle n'a d'unité que dans son passé, d'avenir qu'en Europe, de raison d'être que dans l'universalité de ses valeurs."
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)