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Victor Hugo. Volume 2, 1844-1870
Juin Hubert
FLAMMARION
22,50 €
Épuisé
EAN :9782080649799
Le deuxième volume de cette biographie retrace la vie de Victor Hugo de 1844 à 1870 — de l'année qui suit la mort de Léopoldine au retour d'exil. Années cruciales, années prodigieuses où l'on voit Victor Hugo sculpter ce monument verbal dans lequel, si le mensonge parfois se manifeste, c'est pour servir la vérité. En 1869, Victor Hugo écrit au poète anglais Swinburne : "Et moi-même, c'est de l'aristocratie que j'ai monté à la démocratie, c'est de la pairie que je suis arrivé à la république, comme on va d'un fleuve à l'océan". Hubert Juin décrit cette métamorphose en évoquant notamment les débats à la Chambre qui paraissent, aujourd'hui encore, d'une singulière actualité. Lorsqu'après le coup d'Etat du 2 décembre, Hugo s'embarque pour l'exil, il ne sait pas qu'il a rendez-vous avec les vivants et les morts. Depuis Guernesey il observe attentivement les événements de son siècle et devient bientôt l'ultime recours des exilés, de toutes les victimes de la violence de l'histoire : "Toutes les souffrances s'adressent à moi". Mais il demeure aussi à l'écoute de l'invisible, fait tourner les tables, note tout ce que dit la bouche d'ombre. Cependant, dans le creuset même de la tourmente politique, des drames familiaux et des amours d'une heure, l'oeuvre grandiose s'élabore. Hugo devient Hugo.
Sitôt la déchéance de Napoléon III proclamée, Victor Hugo rentre à Paris le 5 septembre 1870 après dix-neuf ans d'exil. Il lui reste alors quinze ans à vivre. Dans ce dernier volume de sa monumentale biographie, Hubert Juin évoque cette fin de vie auréolée d'une gloire qu'aucun poète n'avait connue jusqu'alors et qui se clôt sur l'apothéose des funérailles nationales. Au cours de ces années, Hugo va perdre ses deux fils, Charles et François Hugo, mais il composera pour ses petits-enfants, Georges et Jeanne, ses vers les plus délicieux et les plus célèbres. Il publiera aussi, entre autre, Quatre-vingt-treize. Lorsque Victor Hugo s'éteint le 22 mai 1885, le XIXe siècle meurt avec lui. Hubert Juin cependant, insiste sur l'action sociale et politique de Hugo, comme il l'avait déjà fait dans le tome II. Le poète de Châtiments, en effet, se dépense sans compter pendant le siège de Paris, en 1870 - et s'il n'approuve pas la Commune, il combattra sans cesse pour obtenir l'amnistie "totale" des communards. Hubert Juin retrace enfin l'histoire du dernier amour de Hugo pour la jeune Blanche Lanvin - sans oublier Juliette Drouet qui précédera son amant dans l'immortalité...
Résumé : Lectures et relectures : elles prouvent qu'on ne lit jamais innocemment. Le livre s'ouvre autrement à mesure que l'histoire se modifie : c'est que le lecteur fait le livre avec ce qu'il vit. Il y a un usage de la lecture qui n'est pas du tout tracé mnémonique ou curiosité documentaire. En outre, le XIXe siècle, siècle béant, pantelant et fabuleux, persiste à s'inscrire dans nos profondeurs. Il n'est pas question, ici, d'une lecture systématique, mais plutôt d'une errance buissonnière parmi quelques oeuvres subjectivement choisies : celles de Charles Nodier, Alphonse de Lamartine, George Sand, Charles Fourier, Eugène Sue, Jules Michelet, Théophile Gautier, Alexandre Dumas, Gérard de Nerval, Victor Hugo et certains écrivains de la Commune. Dans cette méthode, il y a quelque chose du journal intime. Mais qui met en jeu la connaissance, - et cet organisme vivant qu'est la bibliothèque.
« Ne perdez point ces précieux moments : la beauté passe, le temps s'efface, l'âge de glace vient à sa place, qui nous ôte le goût de ces doux passe-temps. Profitez du printemps de vos beaux ans, aimable jeunesse : profitez de vos beaux ans. Donnez-vous à la tendresse. » Sur Molière (1622-1673), on a tout dit et on ne sait presque rien. Ses manuscrits ont disparu, les lieux qu'il a habités ont été détruits, sa tombe même est incertaine. Qui a-t-il épousé, sa fille ou la soeur de sa bien-aimée, Madeleine Béjart ? Quelles furent ses relations avec son père, grand bourgeois de Paris dont il brisa le rêve de dynastie ? Quels étaient ses rapports avec Louis XIV, roi secret qu'il faisait danser sur scène ? Molière, effacé à la ville, truculent sur la scène, était avant tout un homme de théâtre : acteur, directeur de troupe et auteur.
Résumé : "La vie ne nous connaît pas et nous ne connaissons pas la vie - nous ne connaissons même pas nos propres pensées". Né à Berditchev, ville de l'Empire russe, Josef Teodor Konrad Korzeniowski, dit Joseph Conrad (1857-1924), eut deux vies. La première, vouée à la carrière maritime. Vingt ans durant il sillonne les mers du globe. Brevet de capitaine au long cours en poche, on le retrouve à Marseille, Singapour, Bornéo, Berau, au Congo, en Australie, au Canada. Parlant couramment le polonais, l'allemand, l'anglais, le français (avec un accent marseillais), il décide, en janvier 1894, de se consacrer entièrement à son oeuvre littéraire qu'il rédige en anglais - sa deuxième vie commence. Du Nègre du "Narcisse" à Amy Foster, en passant par Lord Jim ou Au coeur des ténèbres, ses romans et nouvelles font de celui qui affirmait vouloir écrire pour le plus grand nombre l'un des plus grands romanciers de langue anglaise du XXe siècle.
Résumé : "Emplissons jusqu'au bord la coupe des plaisirs : enivrons-nous de sa liqueur, notre nectar." George Gordon Byron, sixième baron Byron, plus connu sous le nom de "Lord Byron" (1788-1824), reste pour beaucoup celui que non seulement son pays, l'Angleterre, mais l'Europe entière considérèrent, de son vivant et dans les années qui suivirent sa mort, comme l'incarnation même du génie poétique romantique. Révolté contre la politique et la société de son temps, épris de liberté, le "ténébreux égoïste" fut plus que cela : un homme de conviction, indépendant, sulfureux, facétieux, aimant les femmes et les hommes, adorateur de la Grèce et de l'Italie, sportif, cinglant, exubérant, toujours moderne, comme en témoignent des ouvres telles que Childe Harold ou Don Juan. Engagé dans la lutte pour l'indépendance de la Grèce, il mourut à Missolonghi à l'âge de trente-six ans.
Résumé : Né à Venise en 1707 et mort à Paris en 1793, Carlo Goldoni est l'auteur d'une oeuvre de plus de deux cents titres empruntés à des genres aussi divers que la tragédie, l'intermède, le drame, le livret d'opéra, la saynète, sans oublier ses Mémoires. Continuateur de la commedia dell'arte, il est l'incontestable inventeur de la comédie italienne moderne dont les chefs-d'oeuvre ont pour titres : Les Rustres, La Locandiera, Arlequin serviteur de deux maîtres. Il écrivit en trois langues - l'italien, le vénitien, le français -, vécut les trente dernières années de sa vie à Paris, toujours à la recherche de ce qu'il appelait "la vérité au théâtre", toujours dans l'intention de "raconter le monde", prétendant que sa vie n'était pas "intéressante"...