Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Victor Hugo. Volume 3, 1871-1885
Juin Hubert
FLAMMARION
20,20 €
Épuisé
EAN :9782080649805
Sitôt la déchéance de Napoléon III proclamée, Victor Hugo rentre à Paris le 5 septembre 1870 après dix-neuf ans d'exil. Il lui reste alors quinze ans à vivre. Dans ce dernier volume de sa monumentale biographie, Hubert Juin évoque cette fin de vie auréolée d'une gloire qu'aucun poète n'avait connue jusqu'alors et qui se clôt sur l'apothéose des funérailles nationales. Au cours de ces années, Hugo va perdre ses deux fils, Charles et François Hugo, mais il composera pour ses petits-enfants, Georges et Jeanne, ses vers les plus délicieux et les plus célèbres. Il publiera aussi, entre autre, Quatre-vingt-treize. Lorsque Victor Hugo s'éteint le 22 mai 1885, le XIXe siècle meurt avec lui. Hubert Juin cependant, insiste sur l'action sociale et politique de Hugo, comme il l'avait déjà fait dans le tome II. Le poète de Châtiments, en effet, se dépense sans compter pendant le siège de Paris, en 1870 - et s'il n'approuve pas la Commune, il combattra sans cesse pour obtenir l'amnistie "totale" des communards. Hubert Juin retrace enfin l'histoire du dernier amour de Hugo pour la jeune Blanche Lanvin - sans oublier Juliette Drouet qui précédera son amant dans l'immortalité...
Commentateur hors pair de la nature humaine, Paul Léautaud aimait dénoncer le ridicule, la bêtise et les faiblesses de ses congénères. Derrière cet esprit vif à la langue bien pendue se cachait un homme entier, attachant, à contre-courant de son temps, comme un dandy aux allures de vagabond. C'est à la fois l'écrivain passionné, l'impertinent et l'ironique que l'on redécouvre avec plaisir au fil de ces pages savoureuses, témoins de la finesse de sa plume.
Résumé : Lectures et relectures : elles prouvent qu'on ne lit jamais innocemment. Le livre s'ouvre autrement à mesure que l'histoire se modifie : c'est que le lecteur fait le livre avec ce qu'il vit. Il y a un usage de la lecture qui n'est pas du tout tracé mnémonique ou curiosité documentaire. En outre, le XIXe siècle, siècle béant, pantelant et fabuleux, persiste à s'inscrire dans nos profondeurs. Il n'est pas question, ici, d'une lecture systématique, mais plutôt d'une errance buissonnière parmi quelques oeuvres subjectivement choisies : celles de Charles Nodier, Alphonse de Lamartine, George Sand, Charles Fourier, Eugène Sue, Jules Michelet, Théophile Gautier, Alexandre Dumas, Gérard de Nerval, Victor Hugo et certains écrivains de la Commune. Dans cette méthode, il y a quelque chose du journal intime. Mais qui met en jeu la connaissance, - et cet organisme vivant qu'est la bibliothèque.