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Vivre en ville. Les problématiques urbaines à travers l'histoire dans le Midi de la France
Juhel Christophe
PU PERPIGNAN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782354124427
Les problématiques inhérentes à la vie urbaine ne sont pas nouvelles. Ceux qui fréquentent la Faculté de droit de Perpignan y sont confrontés au quotidien depuis que la Translation de cette institution a commencé. Aux difficultés d'accès via les transports en commun, la circulation et le stationnement des véhicules personnels, le logement, la restauration, l'hygiène et la sécurité sont autant de thématiques universelles relatives aux aspects pratiques de la vie urbaine qu'ils découvrent. Voilà le point de départ de la réflexion des historiens du droit et historiens de l'Université de Perpignan Via Domitia qui ont choisi de consacrer leur douzième Journée d'études au "Vivre en ville". Ce faisant, ils se sont non seulement intéressés à Perpignan, mais aussi Narbonne, Toulouse et Toulon. Ils ont bien évidemment abordé l'épineux question de la structuration de l'espace urbain qui s'est opérée à Perpignan sans plan préétabli au cours du Moyen âge autour des mas urbains dont les traces sont encore parfois visibles, Une réalité à laquelle tous les Perpignanais ont été confrontés et que les Travaux d'urbanisme n'ont jamais permis de corriger. Les autorités municipales perpignanaises se sont longtemps contentées, en raison de l'ampleur de la tâche et du défaut de moyens financiers suffisants, de redresser ou élargir des tronçons de rues, d'éliminer les obstacles à la circulation et d'entretenir le pavement des rues dans le cadre de la police de la voirie. En outre, le déplacement d'un cimetière -à Toulon- révèle que l'espace urbain est depuis toujours pluriel : juxtaposant le monde des vivants et celui des morts, les lieux d'habitation er ceux de travail, les lieux de production, de transformation, de vente et de consommation, les espaces publics et privés, les lieux saints ou religieux et profanes, les friches er les constructions, les maisons familiales de plain-pied et les immeubles de rapport aux multiples étages, les hôtels particuliers, les masures et autres appartements sordides ; de la même manière se cotoie dans cet espace réduit une population très hétérogène mais formant une communauté face au reste des Roussillonnais, des Français et autres étrangers à la ville et au royaume. Son élite entend d'ailleurs clairement manifester son attachement au roi de France à travers notamment les Te Deum qui sont régulièrement célébrés à l'époque moderne et qui doivent garantir à la ville la précieuse protection du souverain.
Cet ouvrage aborde des aspects comparatifs, historiques et contemporains, théoriques et pratiques, de l'usage de la langue française et du droit français dans les pays du Maghreb, au Mali et en Côte d'Ivoire, pour la formulation du droit par le législateur et l'administration ainsi que pour l'enseignement et l'apprentissage du droit, ou encore la régulation de la sphère numérique. Ce numéro de la Revue franco-maghrébine de droit est consacré à des variations juridiques dans l'aire francophone. Tous les articles qu'il réunit ont pour point commun de traiter du droit des territoires francophones du Maghreb, de pays proches ou limitrophes comme la Côte d'Ivoire et le Mali, voire de l'aire francophone. L'usage de la langue française -la francophonie- et la source d'inspiration que constitue le droit français, en sont les traits d'union. Véhiculés par les administrations ou les législateurs, les enseignants ou les étudiants, la langue et le droit interviennent dans le processus de formulation du droit, de son enseignement et de son apprentissage ou de sa mise en pratique, notamment par les autorités publiques que sont les administrations mais aussi les simples administrés ou justiciables, dans leur vie quotidienne ou dans cet espace sans frontière qu'est la sphère numérique.
Au quotidien la population roussillonnaise d'Ancien régime est plutôt respectueuse de l'ordre établi par les autorités locales ou monarchiques ainsi que des traditions ancestrales, familiales ou professionnelles. De son sommet jusqu'à sa base, la société nord catalane se fonde sur des hiérarchies acceptées par tous. Les Roussillonnais reproduisent tout au long de leur vie des attitudes et comportements marquant, consciemment ou non, leur soumission ou leur intégration d'une organisation sociale inégalitaire mais dans laquelle ils se reconnaissent. Leur participation tout au long de leur vie au fonctionnement des institutions locales, qu'elles soient politiques, professionnelles ou religieuses, leur confère un rôle actif dans la conservation et la transmission des usages légués par leurs aïeux. Ils s'intègrent ainsi parfaitement dans des processus pluriséculaires. Seuls remettent en cause ces modes de fonctionnement des comportements, généralement ponctuels et considérés comme marginaux, dont l'interprétation doit être faite avec beaucoup de précautions car, à la vérité, peu d'actions semblent animées par un rejet pur et simple de l'ordre établi, qu'il soit économique ou professionnel, social, familial, politique, administratif ou religieux. L'illégalité ou criminalité n'est pas endémique, si ce n'est pour ce qui touche à la frontière, en particulier la contrebande. Pour autant, les comportements relevant de l'indiscipline et l'irrespect des lois, des autorités politiques, des bonnes moeurs ou des préceptes religieux suscitent toujours autant d'intérêt car ils nous offrent l'opportunité de nous immerger dans la société roussillonnaise, d'en découvrir les rouages et codes sociaux, leurs éventuelles contestations ou transgressions et les processus de maintien ou rétablissement de l'ordre.
Les femmes, dans la société roussillonnaise et catalane d'Ancien Régime, ne sont pas vouées à une vie de soumission et de violences, condamnées à l'inaction ou passivité. Loin de subir les événements elles deviennent actrices de leur destin dès que l'opportunité s'offre à elles. Les toutes jeunes filles sont certes vulnérables mais devenues de jeunes femmes, elles savent défendre leurs droits, notamment en cas de rupture de promesse de mariage. Aspirant à occuper la place que toute femme ambitionne selon les moeurs de l'époque, elles sont promptes à sauvegarder leur honneur pour accéder au mariage. Elles ne sont alors pas abandonnées à leur sort, estant en justice avec l'accord d'un proche, généralement leur père, voire accompagnées ou représentées par lui. L'étroitesse des liens familiaux, souvent perçue comme une pesanteur se mue en solidarité protectrice. Les représentations religieuses de la femme ne rendent pas compte de la place qu'elle occupe dans le siècle ni en justice et esquissent les traits de femmes idéalisées. La perfection est incarnée par celles qui se vouent à Dieu mais le plus souvent les oeuvres d'art ornant les églises roussillonnaises retracent les étapes de la vie de bonnes chrétiennes ayant fondé une famille. Epouses et mères attentionnées, elles sont dépeintes comme dévotes au moment de recevoir leurs sacrements. Cependant, les femmes portent à tout jamais la culpabilité du péché originel que véhicule l'Eglise catholique et qui imprègne l'inconscient collectif. Elles pâtissent d'une réputation de tentatrice peu compatible avec le statut de victime. Les juges peinent à les reconnaître comme des victimes totalement innocentes dans les affaires de moeurs. Les criminelles sont d'ailleurs bien identifiées, notamment lorsqu'il s'agit d'empoisonneuses.
Le droit du Maghreb francophone connaît actuellement une transition conséquente à des transitions politiques qu'elle est censée consolider ou accompagner et des transitions économiques qui doivent notamment conduire à un recul de l'Etat, au passage à une économie libérale qui puisse tout d'abord satisfaire les besoins des populations maghrébines, mais aussi faciliter l'intégration sur le marché africain et mondial.