Dans les pays du Nord comme dans ceux du Sud, la patrimonialisation de la nature connaît actuellement un engouement de plus en plus vif. Des espèces aux espaces, des pratiques aux savoirs, les champs du patrimoine ne cessent de s'étendre, de se diversifier, et les processus de patrimonialisation de se multiplier : les populations locales interviennent de plus en plus fréquemment dans les démarches d'identification, de reconnaissance, de réhabilitation et de valorisation de leur patrimoine. Cette mise en patrimoine s'accompagne cependant souvent de conflits de représentations ou d'intérêts. Les acteurs locaux questionnent notamment les objectifs des instruments de réglementation ou de qualification et s'inquiètent de la multiplication des normes et obligations qui accompagnent la culture imposée d'une plante, la mise en place d'une indication géographique ou la création d'un parc national. Cet ouvrage pluridisciplinaire met l'accent sur les nouveaux types de patrimoines (cultivars, pratiques gastronomiques, savoirs et savoir-faire locaux, etc.) et les nouveaux instruments de mise en valeur du patrimoine, naturel et culturel. Sont en particulier analysés les jeux d'acteurs, du local au global, les recompositions sociales, les réorganisations spatiales et institutionnelles, dans des contextes écologiques, politiques, économiques et sociaux en pleine mutation. Il offre un état des lieux actualisé et original sur les dangers de la patrimonialisation, ses limites et ses dérives.
Cormier-Salem Marie-Christine ; Juhé-Beaulaton Dom
La construction de la nature en patrimoine ne relève pas seulement d'actions de conservation des ressources et espaces, mais également de stratégies économiques, politiques et identitaires. Au-delà de la diversité des objets et des acteurs, cet ouvrage explore les liens entre revendications patrimoniales, identitaires et territoriales. Les approches - historique, géographique, juridique ou anthropologique - permettent de dévoiler les composantes des conflits fonciers et de s'interroger sur le statut des savoirs locaux en Afrique et à Madagascar. Cet ouvrage s'adresse autant aux scientifiques qu'aux gestionnaires et décideurs et propose des pistes de réflexion et d'action pour la conservation de la biodiversité et la maîtrise partagée des ressources.
L'archipel des Seychelles détient une part certes modeste mais irremplaçable du patrimoine naturel de l'humanité. La première flore des Seychelles était intégrée dans l'ouvrage de J. G. BAKER, Flore of Mauritius and the Seychelles, paru en 1877. Depuis, et comme dans la plupart des pays tropicaux, le milieu naturel de l'archipel ci beaucoup changé du fait de l'emprise grandissante des activités humaines. Aujourd'hui, sauf en quelques endroits qui ont conservé leur aspect primitif, les paysages seychellois sont moins marqués par les plantes indigènes que par la profusion d'espèces exotiques introduites en deux siècles de présence humaine. Cet essai de mise à jour des connaissances floristiques, qui débute par les dicotylédones, met l'accent sur les espèces indigènes et, notamment, les plus originales d'entres elles - dites endémiques dont l'aire de répartition est limitée aux Seychelles. Par la force des choses, l'ouvrage traite aussi des espèces étrangères, maintenant plus nombreuses et plus apparentes que les espèces indigènes. The Seychelles orchipelogo possesses a modest but irreplaceoble share of man's naturel heritage. The first flore of the Seychelles was included in J. G. BAKERs work Flora of Mouritius and the Seychelles published in 1877. Since then, as in most tropical countries, the natural environment of the archipelago has changed considerably as a resuit of increasing pressure from human activities. Today, except in a few places that still have their original appearance, Seychelles landscapes are less marked by native plants thon by the profusion of exotic species introduced during two centuries of human occupation. This update of knowledge of the flore, siorting with dicotyledons, lays stress on indigenous species and especially the most original of them - the ?endemic " species found only in the Seychelles, The book of course Olso covers foreign species which are now more numerous and more suspicuous than the former.
Ce lexique présente le vocabulaire courant. La transcription proposée est phonématique et tient compte des occlusives glottales et des voyelles longues. Indications sur la syntaxe et les catégories grammaticales du tahitien.
Résumé : Destiné à la fois à un large public et aux spécialistes, ce guide permet d'identifier les 81 espèces de serpents actuellement connues en Afrique occidentale soudano-sahélienne et saharienne (Sénégal, Mauritanie, Gambie, Mali, Burkina Faso et Niger). Des clés de détermination facilitent l'identification des familles et des espèces. Une fiche fournit, pour chaque espèce, une présentation détaillée des caractères distinctifs ainsi que des précisions sur l'écologie et le risque potentiel pour l'homme. Chaque fiche est illustrée en couleur et comprend également une carte de répartition géographique ainsi qu'un schéma de l'écaillure de la tête. Un chapitre est consacré spécifiquement au problème des morsures de serpents et à leur prise en charge. Synthèse de quinze années de recherches, ce guide, qui présente des photographies d'espèces rares ou méconnues publiées pour la première fois, apporte des informations scientifiques nouvelles sur la composition et la répartition de la faune des serpents d'Afrique occidentale.
Bien que moins de 10 % seulement de la surface des fonds océaniques de la planète soient actuellement cartographiés par sondages acoustiques à partir de navires, les méthodes géophysiques permettent à présent de calculer une carte globale de la topographie des fonds sous-marins à partir des mesures altimétriques satellitaires de la surface des océans. Elaborée par les équipes des laboratoires LEGOS et Géosciences Azur, la carte présentée ici offre une version détaillée et interactive de la Carte des fonds océaniques par altimétrie spatiale publiée parallèlement sur papier grand format (110 x 80 cm) et sur papier plastifié. La carte est constituée d'une grille de 5760 x 2305 pixels de 7 km de côté environ (au pas de 1/16e de degré), exprimant une profondeur moyenne d'une précision de quelques dizaines à quelques centaines de mètres. Une notice présente la méthode d'élaboration à partir des données altimétriques satellitaires. Les outils d'analyse spatiale proposés sur ce cédérom permettent d'apprécier facilement les plages de profondeurs par tranches de 500 mètres et de visualiser le modèle numérique de terrain (MNT) des fonds océaniques à différentes échelles. Il est également possible de repérer et de nommer les grandes structures géologiques des fonds océaniques : plaques, zones de subduction, fosses, dorsales, fractures. Au total, cette carte interactive propose aux étudiants, enseignants et chercheurs un outil novateur pour accéder à la topographie sous-marine de la planète