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Liberté, égalité, fraternité... Intégrité. Les valeurs ne s'usent que si l'on ne s'en sert pas
Juffé Michel
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782343154237
Depuis les années 1980, les valeurs de la Révolution française, conçues aux XVIIe et XVIIIe siècles, portées par le conseil national de la résistance en 1944, et qui connurent un certain essor durant quelques décennies, se sont lentement vidées de leur substance. Nos dirigeants actuels, nourris aux slogans de la "révolution numérique", de la "transition écologique", de la "disruption"... ont peu à dire sur les buts d'une société à la fois plus fraternelle, égalitaire, libérale et intégratrice. Ce n'est pas une fatalité. Nous pourrions adopter enfin les valeurs de la République, rendre la vie plus vivable, non par des spectacles permanents qui anesthésient l'angoisse collective, mais par des politiques publiques au service d'une vie humaine digne de ce nom pour tous, réfugiés inclus, dans un cadre de vie protégé et valorisé. Et, surtout, par la renaissance d'une citoyenneté active, et son extension à tous les résidents, de sorte que le "gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple" devienne une réalité durable, inventive et généreuse.
Heidegger a prétendu "dépasser" Nietzsche, qui, selon lui, est le dernier des métaphysiciens. En réalité, sous couleur d'une philosophie radicalement nouvelle - et qui ne se réclame que de Parménide et d'Hölderlin -, Heidegger transforme celle-ci en une pseudo- méditation sur l'Etre et sur l'Humain (le Dasein, l'être-là). Or, ce n'est qu'un retour à une théologie raciale, intolérante, clivante, dont son antisémitisme n'est qu'une facette. Nietzsche, se libérant d'une pesante tradition, qui entraîne au mépris de la vie et conduit à l'autodestruction, montre la médiocrité de la "pensé Heidegger" et la fausseté de son interprétation de l'oeuvre nietzschéenne. En particulier, il montre que la conception du temps chez Heidegger est une apologie de la "mortalité" d'où la "vitalité" - qu'il juge animale - est absente ou dépréciée. Nietzsche, réduisant Heidegger à un piètre penseur, fait oeuvre de salubrité publique.
Longtemps j'ai espéré trouver plus que des traces - des témoignages - sur ceux des membres de ma famille paternelle disparus quelque part en Galicie, entre 1941 et 1943. De leur vie avant la Catastrophe, je n'ai trouvé que très peu de fragments, allant d'un télégramme reçu en 1926 à quelques lettres évoquant d'heureux moments en Galicie et à Vienne. Je les ai insérés dans des récits de diverses sortes : romans, articles de journaux, travaux d'historiens, témoignages directs, documents officiels. Pour comprendre qui étaient mes parents, parmi des dizaines de milliers de juifs "assimilés" comme eux, j'ai parcouru des dizaines d'années au sein de l'Empire austro-hongrois et des nations qui lui ont succédé. En définitive, j'ai renoncé à expliquer, pour évoquer des événements dont les enchaînements dépassent ma compréhension.
Nous passons une bonne partie de notre existence à supporter des pertes : d'êtres chers, de souvenirs, de croyances, de repères, de situations, de lieux, de l'intégrité physique et/ou psychique, d'objets précieux... Ces pertes nous affectent diversement, et de manière plus ou moins irrémédiable, selon une assez grande diversité de facteurs " internes ", tels que la force de nos appartenances, l'assurance de notre identité, la force nos projets, et " externes ", tels que l'état de paix et de guerre des lieux que nous habitons, le degré de solidarité sociale et culturelle, l'assimilation du passé, la confiance en l'avenir. Dans tous les cas, elles grèvent plus moins fortement notre puissance d'agir. Nous sommes ainsi amenés à nous demander comment assumer les pertes, selon qu'elles sont ou non irréversibles, irréparables, quelles nous touchent plus ou moins profondément, qu'elles sont individuelles ou collectives, et qu'elles entraînent des effets à plus ou moins long terme. Il n'existe pas de réponse unique à cette question, aucune voie de salut garanti. C'est pourquoi, à travers différents champs et pratiques (médicales, psychanalytiques, sociologiques, juridiques, littéraires, cinématographiques, philosophiques...), les auteurs de cet ouvrage ont témoigné et dialogué à propos d'une grande variété de pertes et des efforts accomplis pour y remédier. Comment survit-on à un génocide ? A l'effondrement d'une idéologie ? A la fermeture d'une entreprise ? A l'absence d'un abri ? Comment accepter la perte d'un enfant avant ou au moment de sa naissance ? Comment surmonter de graves violences subies ou commises ? Comment exister après avoir été abandonné ? Comment faire face à une maladie dégénérative, telle la maladie d'Alzheimer ? Autant d'expériences de la perte sur lesquelles les participants à ce colloque apportent un éclairage pénétrant.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.