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LA TRAGEDIE EN HERITAGE. De Freud à Sophocle
Juffé Michel
GEORG
24,99 €
Épuisé
EAN :9782906704718
Sigmund Freud commença par repérer l'origine psychique et traumatique des névroses, puis brouilla la piste en recherchant une fantaisiste hérédité lointaine du "complexe nodal" des névroses, et habilla l'ensemble par la légende d'Œdipe, qu'il réduisit au "complexe d'Œdipe", celui d'un enfant prédisposé à l'inceste et au parricide. Pourtant les écrits de Freud révèlent, souvent à son insu, que ce sont les parents qui attentent à la "vie d'âme" de leurs enfants. Leur désir de survivre par eux, leur peur de l'échec et de la mort, la revanche qu'ils voudraient prendre sur leurs malheurs hantent l'âme enfantine, la possèdent d'autant plus aisément que les enfants sont désireux de se confier à leurs parents, de les imiter, de leur faire plaisir. La légende d'Œdipe, convoquée par Freud pour prouver les sentiments hostiles et fusionnels des enfants, montre pourtant le contraire : Laïos et Jocaste sont coupables d'avoir fait ensemble ce fils, qui portera et perpétuera les malheurs de ses ancêtres. Elle nous apprend que les fautes sont transmises de génération en génération jusqu'à la catastrophe finale, si rien ne met fin à la possession. Cette chasse aux revenants logés dans l'âme des enfants doit devenir la tâche principale d'une psychanalyse rénovée, débarrassée de ses souffrances infantiles - souffrances qui ont, entre autres erreurs, remplacé les sentiments par des pulsions. Tâche difficile et éprouvante, car les revenants en question sont des sentiments malheureux et leur mise à jour fait aussi mal à l'analyste qu'à l'analysant - mais c'est un mal dont sortira un bien.
Résumé : Voici une correspondance peu banale. Début 1670, à trente-huit ans, Spinoza (exclu de sa communauté depuis qu'il a vingt-trois ans) publie, anonymement, son Traité des autorités théologiques et politiques. Ce livre est iconoclaste. Il montre que la Bible est de source humaine, que les miracles sont des manières de parler, que les prophètes sont plus doués de convictions et d'imagination que de raison ; que Moïse lui-même n'est pas l'auteur de la Torah et que, si Dieu lui parle " face à face ", c'est une figure de style, car Dieu n'est pas une personne qui pourrait s'adresser à une autre personne. Tout porte à croire que Freud ne connaissait guère Spinoza. Il en parle très rarement. Lorsqu'on lui demande, en 1932, de contribuer à un ouvrage pour le tricentenaire de la naissance de Spinoza, il décline l'invitation : il n'est pas qualifié. En 1934, Freud écrit ce qui deviendra L'Homme Moïse et la religion monothéiste, livre publié l'année de sa mort, en 1939. Il s'attaque aux fondements de la religion. Romain Rolland l'incite à lire, ce qu'il fait, le Traité des autorités théologiques et politiques. Pourtant, aucune allusion à Spinoza dans L'Homme Moïse, alors que tous deux partagent nombre d'idées essentielles et controversées. D'où l'idée de Michel Juffé d'écrire cette correspondance, de faire se parler et s'expliquer les deux grands hommes sur ce qui les sépare et les réunit. Au début de ces seize lettres, Freud a quatre-vingts ans et deux ans et demi à vivre et voit venir la tempête qui va s'abattre sur l'Europe. Le désir de savoir ce que Spinoza aurait pensé de son Moïse le décide à lui écrire, à deux-cent-soixante ans de distance. Spinoza est enchanté et lui répond. Lui, n'a plus qu'un an à vivre. Ils n'ont plus rien à perdre, plus rien à gagner, d'où leur très grande sincérité. Ils sont curieux jusqu'à la passion, et ils vont s'obliger réciproquement à être clairs et à aller plus loin. Chacun cherche à faire comprendre à l'autre de quoi il retourne et cela donne une lecture vivante, mouvementée, souvent drôle sans rien de complaisant, émouvante à la fin. Un glossaire des auteurs cités termine l'ouvrage.
Le chant qu'entonne le choeur de nos dirigeants est celui de la croissance illimitée de la puissance. Cette démesure est profondément néfaste. Ne pouvons-nous renoncer à l'hégémonie d'un type de puissance ? La "décroissance" n'est qu'un palliatif. L'humanité, fragile et inventive, est capable de contribuer à cette immense variété de modes de vie, de formes de solidarité, de voies de création, de moyens de s'enrichir, qui se combinent et se fertilisent mutuellement... à l'infini.
Jerome Bruner, professeur de psychologie à l'université de New York, dont l'œuvre a profondément marqué le développement des sciences cognitives, nous propose dans cet ouvrage une réflexion passionnante, véritable manifeste s'inscrivant à contre-courant de l'hypothèse biologique qui aujourd'hui prétend à elle seule expliquer le fonctionnement de là pensée. En comparant le cerveau et l'ordinateur, elle a isolé la psychologie des autres sciences humaines et oublié que l'homme est un être situé socialement, historiquement et culturellement. Pour Jerome Bruner, la psychologie doit rejoindre le courant qui anime les sciences humaines ; elle doit " Interpréter " les récits, ceux de la " psychologie populaire ", par lesquels nous créons de la signification, comme l'Histoire interprète une période ou la sociologie une société. Ces récits montrent comment une culture façonne les croyances, les désirs, les valeurs de ceux qui y vivent.
Quatrième de couverture Par une approche inédite, dans le cadre des investigations européennes en géobiologie, l'INSTITUT DE RECHERCHES EN GEOBIOLOGIE CH-1803 CHARDONNE / Suisse s'est lancé à nouveau à la découverte des hauts-lieux aux vibrations spécifiques, en partie inconnues. A l'Ecoute d'une forme de perception et de pensée, cette recherche de lieux à forte influence cosmo-tellurique a emprunté un chemin à la fois rationnel et mystique. Les lieux de rendez-vous sont : l'Egypte, l'Inde, Chartres Saint-Jacques-de-Compostelle un haut plateau indo-tibétain les lieux de pèlerinages sans oublier notre environnement personnel, où ces énergies éthérées sont à portée de la main. Cette étude élargit et affine notre cadre routinier ; ainsi la page imprimée ne sera pas qu'un chiffon de papier. C'est un émerveillement de redécouvrir une réalité sensible.
A l'heure d'une mondialisation accélérée, on observerait une recrudescence des maladies infectieuses, mélange détonant de pathogènes émergents et anciens. Parmi ces derniers, le virus de la rougeole reviendrait en force. Médias, experts en santé publique et parents attribuent régulièrement cette résurgence à une hausse des refus de la vaccination. Qu'en est-il vraiment ? Cette explication est, pour l'autrice, historienne de la santé, un peu trop simple, voire simpliste. Dans cette enquête d'une rigueur exemplaire se penche sur la vaste question des non-vaccinations et leurs raisons d'être, elle met en cause l'idée que le rejet des vaccins augmente et que le "retour" de certaines maladies "que l'on croyait disparues" est la conséquence directe de cette opposition. Partant d'une autopsie minutieuse de la dernière grande épidémie de rougeole qui a touché le Québec il y a tout juste trente ans, elle dissèque et démystifie les comportements contemporains entourant la vaccination et met en relief ce qui se joue vraiment dans la réapparition de l'infection virale. Son livre souligne l'importance d'avoir une démarche historienne pour bien comprendre, dans toute leur complexité, les façons individuelles et collectives de préserver sa santé et celle des autres.