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L'art en partage. Autour du rapport Rioux
Jubinville Yves ; Pageot Edith-Anne
PU MONTREAL
28,01 €
Épuisé
EAN :9782760649163
En 1969, le rapport Rioux est venu bouleverser les milieux de l'éducation au regard de l'enseignement et de la formation artistiques au Québec. Cette vaste enquête sur la situation précaire des écoles d'art dans les années 1960 se présente également comme une analyse globale et pénétrante de la place de l'art a l'ère post-industrielle. Le rapport de la Commission d'enquête sur l'enseignement des arts au Québec apporte, avec plus de cinquante ans de recul, un éclairage fascinant sur des enjeux qui agitent encore aujourd'hui les mondes de l'éducation, de l'art et de la recherche. Les pistes ouvertes par le sociologue Marcel Rioux, comme celles que la Commission aura laissées inexplorées, donnent ici l'impulsion aune réflexion transdisciplinaire, croisant les approches, les expériences et les épistémologies, issues aussi bien de la pratique que de la recherche. Analyses, critiques, bilans historiques ou innovations pédagogiques, les textes rassemblés dans cet ouvrage proposent une traversée des enjeux et des défis qui mobilisent actuellement les milieux artistiques et de l'éducation, mais qui devraient interpeller toute la société dans son devenir.
Un des documents le plus souvent cités sur la religion celtique est un passage de César, De bello gallico, où le conquérant de la Gaule raconte quels sont, suivant lui, les principaux dieux des peuples qu'il a vaincus dans cette contrée : "Le dieu qu'ils révèrent surtout est Mercure ; ses statues sont nombreuses. Les Gaulois le considèrent comme l'inventeur de tous les arts, le guide dans les chemins et les voyages ; ils lui attribuent une très grande influence sur les gains d'argent et sur le commerce. Après lui viennent Apollon, Mars, Jupiter et Minerve. De ceux-ci ils ont presque la même opinion que les autres nations : Apollon chasse les maladies ; Minerve instruit les débutants dans les arts et les métiers ; Jupiter a l'empire du ciel ; Mars a celui de la guerre. Quant ils ont résolu de livrer bataille, ils lui consacrent d'avance par un voeu le butin qu'ils comptent faire" Si nous prenons ce texte au pied de la lettre, il paraît que les Gaulois auraient eu cinq dieux presque identiques à autant de grands dieux romains : Mercure, Apollon, Mars, Jupiter et Minerve ; la différence n'aurait guère consisté que dans les noms. Cette doctrine semble confirmée par des inscriptions romaines, où des noms gaulois sont juxtaposés comme épithètes ou par apposition aux noms de ces dieux romains.
Les peuples méditerranéens, qui vivaient de manière quasi permanente dans la crainte d'une invasion, redoutaient ces Celtoi, Galates et Galli qui avaient assiégé Rome et saccagé Delphes. Leur bravoure et leur valeur guerrière étaient si redoutables qu'Alexandre, Denys l'Ancien, tyran de , Hannibal, Attale (Pergame), Cléopâtre elle-même, et finalement Rome les enrôlèrent volontiers comme mercenaires. Les Celtes pourtant n'ont pas écrit l'histoire de leurs conquêtes. Il faut la lire dans les Annales de ceux qui, sous prétexte de civiliser les Barbares, entreprenaient de les exterminer. Nos manuels voudraient encore nous persuader des bienfaits de "la paix romaine" sans prendre en considération qu'elle n'a pas duré quatre siècles en Gaule, mais tout juste soixante-dix ans ! Et que les généraux des Gaulois séditieux se faisaient acclamer empereur sur les champs de bataille... D'Homère à Callimaque, d'Eschyle à Catulle (Gaulois, lui-même), d'Apollonios de Rhodes à Xénophon, Cicéron ou Tacite, sans oublier Tite-Live et Hérodote, Polybe et Strabon, Ammien Marcellin et Salluste, de Pythéas le Marseillais à Ptolémée le Géographe, d'Eratosthène à Julien l'Apostat (qui adorait Lutèce), de Diodore de Sicile à Ausone (le Bordelais), d'Arbois de Jubainville inventorie, date et critique les sources méditerranéennes de l'histoire et de la civilisation celtique telle qu'elles sont parvenues jusqu'à nous.
Les langues et la littérature néo-celtiques nous donnent la solution d'une partie des difficultés que nous offrent les débris de la civilisation celtique transmis jusqu'à nous par les monuments de l'antiquité grecque et romaine" affirme Hubert d'Arbois de Jubainville, dès la Leçon inaugurale (14 février 1882) de son Cours de langue et littérature celtique, au Collège de France. Il n'est pas le premier à le dire ni à pratiquer les comparaisons éclairantes qui viennent des textes médiévaux ; Amédée Thierry, Henri Martin ou Gaston Paris s'y étaient livrés avant lui. Mais c'est au pays de Galles qu'ils avaient été demander leurs principaux éléments d'information, des éléments altérés par plus de trois siècles de domination romaine et par la puissance d'assimilation saxonne. Henri Martin avait signalé aux savants les manuscrits irlandais de Dublin, dès 1862 dans la Revue de Paris, mais il n'avait pas pu les utiliser. Et c'est le miracle, vingt ans plus tard : la langue et la littérature du vieil irlandais, qu'il a ardemment étudiées nourrissent de nouvelles perspectives. Grâce aux travaux de d'Arbois de Jubainville, on commence d'entrer dans une connaissance approfondie des civilisations celtiques. Marie-Henri d'Arbois de Jubainville, est un historien, archiviste et celtologue français. Fils d'un avocat, Henri d'Arbois de Jubainville naît à Nancy, où il est élevé au séminaire. Il se destine d'abord à l'état ecclésiastique, mais abandonne rapidement cette voie et entreprend, à l'image de son père, des études de droit. Il entre enfin en 1847 à l'Ecole des chartes, dont il sort premier de sa promotion en 1850 avec une thèse intitulée Recherches sur la minorité et ses effets dans la France coutumière au Moyen Age.
Maladresses, m éprises, oublis divers mais aussi lapsus, erreurs d'audition ou de lecture, et bien d'autres petits ratés de la parole ou de l'action... Que reste-t-il à dire, après Freud, sur l'étrange vitalité souterraine des actes manqués ? Faut-il leur accorder de l'importance, et une importance égale ? Comment s'orienter dans ce clair-obscur ? Une fois ces jalons posés, c'est à une réjouissante exploration de ces caprices de l'inconscient que nous invite ce livre. Fourmillant d'exemples, elle nous mène au coeur de ce qui se joue de fondamental dans ces actes au plus haut point réussis.
L'approche systémique se distingue des pratiques traditionnelles en santé mentale en ce qu'elle ne se limite pas au diagnostic et au traitement de la maladie ou du problème, mais replace l'individu dans les systèmes complexes auxquels il appartient. On ne pourra aider quelqu'un si l'on ignore son milieu de vie ou si l'on ne se soucie pas de la façon dont la relation d'aide modifie ce milieu. Les auteurs de cet ouvrage d'introduction - au contenu à la fois historique, théorique et pratique - sont psychologues, psychiatres et intervenants sociaux. Leurs expertises sont diverses (thérapie de couple ou familiale, intervention psychosociale, psychiatrie), mais tous ont en commun une longue expérience de l'approche systémique, qui, pour atteindre le changement, mise sur la circulation de l'information et sur la modification des interactions et des règles de fonctionnement du système relationnel. En adoptant une vision systémique, l'intervenant bénéficiera d'un outil éprouvé pour amorcer une dynamique de changement, tant chez ceux qui le consultent qu'au sein de son propre milieu de travail. Pour son passage dans la collection " Paramètres ", cette nouvelle édition a été entièrement mise à jour.
Que se passe-t-il dans l'esprit d'un homme qui agresse sa conjointe, qui en tue un autre ou qui s'adonne au vol comme mode habituel de vie? Qu'est-ce qui motive ou qui pousse cet homme à agir d'une façon qui non seulement contrevient aux lois, mais qui est aussi considérée comme inacceptable et immorale par la majorité de la population? Il n'existe certes pas d'explication unique et encore moins de réponses simples à ces questions; néanmoins, ce livre sur la psychocriminologie psychanalytique explore quelques hypothèses qui permettront au lecteur de mieux saisir ce qui, au plan psychique, sous-tend la délinquance. Cet ouvrage regroupe l'essentiel des contributions théoriques psychanalytiques utiles pour la compréhension du fonctionnement psychique du délinquant. Il explique les notions fondamentales en même temps qu'il permet de saisir le cheminement développemental qui mène à la délinquance à partir de propositions et de cas précis. En présentant de façon concrète la dynamique complexe des relations passionnelles et de la violence conjugale, ainsi que des portraits cliniques éclairants sur les personnes qui ont commis des délits, Dianne Casoni et Louis Brunet ouvrent la voie à l'intégration des connaissances théoriques à la réalité clinique.
En abordant la question de la mémoire, Régine Robin a dressé la carte de ses différentes représentations dans cet essai qui a marqué les études littéraires des années 1990. Mémoire savante, historique ou nationale, mémoire culturelle et collective... C'est cette dernière qui est au coeur du "roman mémoire" étudié dans cet ouvrage, qui montre bien que si le roman est la "mise en forme narrative" du souvenir, la mémoire collective en est le sens. Selon ses propres mots, elle offre un itinéraire intellectuel qui n'entre pas dans les catégories d'usage. "Récit de voyage si l'on veut, voyage intellectuel, spirituel, existentiel, itinéraire qui ne s'arrête pas au découpage convenu des discours."
Les lecteurs d'essais qui n'ont pas peur de la théorie littéraire pointue se plairont à la lecture d'Approches de l'essai, une anthologie de textes théoriques qui se penchent sur ce "genre ambigu où l'analyse rivalise avec l'écriture"." Roland Barthes. "Rassemblées par le professeur François Dumont, ces études tentent de cerner la nature de l'essai, de faire la part de l'art et de la science, de la subjectivité et de la connaissance, dans cette pose d'idées polymorphe, et proposent des définitions et des typologies de ce genre dont la mission consisterait, selon le critique américain R. Lane Kauffmann, à poursuivre "la discussion critique de la culture sur la place publique". Pour les étudiants en littérature, en philosophie et en sciences humaines, pour tous ceux qui se nourrissent de prose d'idées et qui souhaitent le faire en toute lucidité, Approches de l'essai est à mettre au programme." Louis Cornellier, Le Devoir.