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Poèmes
Joyce James
GALLIMARD
4,35 €
Épuisé
EAN :9782070234837
Joyce n'a jamais, même à l'époque de Finnegans Wake, abandonné l'exercice de la poésie. Il a pris grand soin, en 1936, de donner une édition collective de ses poèmes : Musique de chambre, Poème d'Api, Ecce Puer. Aussi peut-on s'étonner que cette partie de son oeuvre - seules quelques pièces, dispersées dans des revues, avaient jusqu'à présent été traduites - soit restée pratiquement inconnue en France. Ce qui frappera sans doute le plus dans cette poésie à la fois limpide et formelle c'est son lien avec l'intime de la vie et de l'être. C'est aussi une vision de l'amour liée, dans Musique de chambre à une immobiIité dorée et enchantée du temps, dont il n'y a peut-être dans toute l'oeuvre en prose qu'un seul équivalent : la vision radieuse de la fille-oiseau dans le Portrait de l'artiste. Et enfin dans quelques pièces, la trouble et cruelle angoisse qui menace cette vision.
Le 16 juin 1904, à Dublin. À partir des déambulations, élucubrations, rencontres et solitudes de trois personnages, Leopold Bloom, Stephen Dedalus et Molly Bloom, Joyce récrit l?Odyssée d?Homère. L?architecture d?Ulysse est un incroyable tissage de correspondances : le roman foisonne d?échos internes, de réminiscences, de choses vues et entendues, digérées et métamorphosées. En même temps que Proust, Joyce écrit le grand roman de la mémoire et de l?identité instable. Dans ce livre qui tient de l?encyclopédie et de la comédie humaine, l?auteur convoque tous les styles, tous les tons - y compris comique -, du monologue intérieur au dialogue théâtral. La lecture d?Ulysse est de ces expériences déterminantes qui changent notre perception du roman comme notre vision du monde.
Édition publiée sous la direction de Jacques Aubert, trad. de l'anglais par Jacques Aubert, Pascal Bataillard, Michel Cusin, Sylvie Doizelet, Patrick Drevet, Stuart Gilbert, Bernard H?pffner, Valery Larbaud, Auguste Morel, Tiphaine Samoyault et Marie-Danièle Vors
TOME I : 1901-1915. Poésies : Poèmes de jeunesse - Musique de chambre - Poèmes du cycle de « Musique de Chambre » - Le Saint-Office - De l'eau dans le gaz - Poèmes d'Api - « Ecce puer » - Poèmes de circonstance. Proses et récits : Épiphanies - Dublinois - Portrait de l'artiste [1904] - Stephen le Héros - Portrait de l'artiste en jeune homme - Giacomo Joyce - Théâtre : Les Exilés - Essais, articles, conférences - Choix de lettres (1901-1915). Appendice : Rêves - Traductions. Édition de Jacques Aubert, trad. de l'anglais par Jacques Aubert, Jacques Borel, André Du Bouchet, Jenny S. Bradley, Élisabeth Janvier, Anne Machet, Ludmilla Savitzky et Marie Tadié.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.